‹ Greffes vasculaires et transplantation du reinChapitre 9 sur 32 · ETES · texte numérisé non relu

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pour nous en tenir à l’histoire de la transplantation rénale, c'est de 1902 que datent les premières expériences à ce sujet. Ullmann (Wien. klin.Wochensch., 1902) transplante à un chien son propre rein dans le cou, et à une chienne un rein de chien. La même année, Carrel (Lyon Médical, 1902) réussit plusieurs transplantations cervicales. Ces reins sécrétaient, mais il n° y eut pas d'analÿse n1 de résultats éloignés.

Trois ans plus tard, Carrel et Guthrie comblent cette lacune en étudiant, dans une communication à la Société de biologie, l'urine du rein transplanté comparativement avec celle du rein normal. Jaboulay tente, sans succès, en 1907, de transplanter à l'homme le rein de porc et le rein de chèvre. Carrel, en 1908, publie les résultats de ses transplantations en masse, sur le chat, des deux reins d’un autre chat prélevés avec un segment d’aorte et de veine cave, les deux uretères et le segment de vessie dans lequel ils s'abouchent. Borst et Enderlen, qui réussissent à transplanter au chien l’un de ses propres reims sur les vaisseaux spléniques surtout, échouent dans leurs tenlatives d'échange entre animaux de même espèce.

Carrel, en 1909, après néphrectomie double chez le chien, greffe avec succès un des reins in situ. Unger, en 1910, essaye la greffe au singe des reins d’un enfant mortné et celle à l’homme de ceux d’un singe. Enfin, Villard et Tavernier publient, dans la Presse Médicale de 1910, les résultats de quelques expériences personnelles qui devaient servir de point de départ à notre étude.

Par les noms et les travaux que nous venons de citer, il apparaît que la question des greffes vasculaires et des transplantations d'organes, si elle a tenté déjà bien des

HA expérimentateurs.et suscité chaque jour de nouvelles recherches, n’a pas encore fait l’objet, en raison même de sa nouveauté, d’un ouvrage d'ensemble. Cottard a consacré une thèse très intéressante à l'étude des greffes et anastomoses vasculaires; les transplantations d'organes u’entrent pas dans le cadre de son étude. Nombre d'expérimentateurs publient les résultats de leurs expériences personnelles; la plupart sont muets sur les travaux antérieurs ou contemporains. Les faits rapportés jusqu'à ce jour sont quelque peu épars dans la littérature. Pour en juger la valeur, il serait utile de les grouper et de les comparer. C’est pourquoi, associé aux recherches expérimentales de MM. Villard et Tavernier, 1l nous à paru intéressant d'en présenter les résultats parallèlement à ceux obtenus par nos devanciers. Cette étude comprendra deux parties : dans la première 1l s'agit des grefles vasculaires; la seconde a trait aux transplantations rénales.

Ce travail d'ensemble ne saurait prétendre à la soluion d'un problème dont on ne possède sans doute pas encore toutes les données. Nous avons voulu seulement apporter quelques documents nouveaux et, en même temps, meltre au point l'état actuel d'une question intéressante êt peu connue dans ses détails. Nous n’avons pas cru devoir nous cantonner uniquement dans le domaine expérimental. Et nous nous sommes efforcé d’entrevoir, chemin faisant, les applications chirurgicales qui peuvent découler des faits expérimentaux. On en a proposé beaucoup; quelques-unes sont hardies, d’autres paraissent bien fantaisistes. Nous avons cité les unes et les autres, essayant d'en apprécier la valeur. L'impression qui doit se dégager, nous semble-t-il, de cette étude, c'est que la

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