SCÈNE PREMIERE
VERJUS seule, puis PINGRET.
( Jf** Verjut ut assise à droite , endormir, ■ «’tffd de Us table. — On frapjte à la porte du fond.)
**"* verjus, s'éveillant. Hein T... qu’est-cc
que c’cst?... Tiens... je me suis endormie sur une chaise... Ah t oui... je me rappelle maintenant. (On frappe de noureau.) Quelqu'un déjh?... Au fait, il commence II faire jour... C est quelque paysan qui sc rend à la vendange. {Elle éteint la lumière.) Ouvrons, dans ma position cette visite peut m’étrc utile. (On frappe encore.) On y va! {Elle outre, Pingret entre. 9 ) Vous, cousin Pi ngret, de si bonne heure !
pimc.het. Eve usez -moi, cousine Verjus!...
j'ai la tôle perdue! j’ai passé une nuit blanche, et j’ai des papillons noirs devant les yeux.
m** verjus. Est-ce que vous -êtes malade?
* Pingret, !■' Vtrjua.
pingret. Pas mal, et tous?
m“* verjus. Comment! et moi?
pingret. Vous voyez.. . je divague. . Ali!
cousine, j’ai bien besoin de tos conseils.
tT"' verjus. Je ne vous reconnais pas...
vous d’ordinaire si calme, si froid. . . vous, enfin, un buveur d’eau.
pingret. Un buveur d'eau?... Eh bien, oui. ça vous étonne vous autres, en Bourgogne, qu’on boive de l'eau chez nous eu Picardie.
M“* VERJUS. Ah ! si tout le monde était comme tous, je ne ferais pas fortune avec mon cabaret, moi.
PINGRET. Bab ! bab ! le vin est la boisson des fous, vous ne manquerez pts de cha-