‹ Gregoire vaudeville en un acteChapitre 2 sur 21 · I.a teint 1 1 patte en Bourgogne, •oui Louit XVI · texte numérisé non relu

I.a teint 1 1 patte en Bourgogne, •oui Louit XVI

• a le» Imitée lntern*lion*Tx reletiîi À I* propriété littéraire, nn D« peut repréernter, réimprimer ni traduira culte pitco à l'ecrangor, «ad# l'uulorlstUou dre Auteur* cl F.diteu'.

CHAQUE PliCB, 10 CENTIMES UNS PI HO NI «U VKV,

laods Moi, coii‘iue, je »ni* parvenu à

m’enrichir avec mon sjslème aquatique, et j’v lien». J’ai pensé sagement que c'était un moxco d'avoir du sang-froid, du calcul en affaires ; il ni faut pour mon étal, coquetier, entrepreneur de volailles en tont genre...

c’est délirât. Et puis, selon moi, le codeconi uiercial se compose de deux articles; article premier : Ne pas se laisser tlupvt; ariicle deuxième : Mettre les antres dedans; au»‘i je me fl .lie de faire dire chez nous : Pingri t est un Picard greffé sur un Normand. |»ar malheur, je manque de finesse sous un autre rapport.

M** vtvRJUS. Et snus lequel ?

pingret. ('Ausinc Verjus, vous avez été mariée trois fois, et vous devez savoir comment. ou doit s’y prendre pour qu'une lemuie soit prise.

vi** verjus, riant. Quoi ! vous étesamonreux, vous!

ping R ET Hélas! voilà ma réponse : hélas !

M"** vfcRJtis. Vos rasades d’eau n'ont donc (Ms éteint le feu de vos passion»?

pingret. Cousine, connai»cz-vou» monsieur de Voltaire?

M“ ter J os. t/n vigneron?

PINGUET. Non, un acadéinirii n .. C'en lui qui a écrit ces deux vers que j’ai trouvés l’autre suirdans le Mercure de France;

« Qui que In sois, voilà ton mettra ;

» 11 fot, le fat, on le doit être. »

H"* verjus. Qui ça?

PINGRET. L’amour, parbleu ! l'amour qui me ravage.

M«"* verjus, d i>art. Vieux fou!

PINGRET. Oui, depuis huit jours qu’une opération de volaille m’a amené dans votre village.,... depuis que j'ai vu les yeux de Nation.

m"* VERJtJR. Hein? c’est Nation qne vous aimez?... la nièce à Simonne... Nutum, la vendangeuse?

V1MRET.

« Qui que tu soie, voilà ton millrc... ...

verjus. Mais c’est une filjc qui n'a

rien I

PINGRET. Qu’importe ! {.d /wrf.) Je sa b ce que je fais.

m"* verjus. Et «ù en êtes-vous de vos amours ?

PINGRET. Jusqu’à présent j’ai eu peu d’agrément, d’autant moins «lue je suis affligé d'un rival.

si"* verjus. Grégoire?

pingret. Vous savexî... oui, Grégoire, le vigneron... un gros garçon qui boit toujours et qui ne boit que du vin. (On entend ronfler dans l'alcAet). Ilein?.,. qu’est-ce que j’cntcuds?... qu’e-st-cc que c’est que ça?

\1"* verjus. Ça, c’est votre rival, c’est Grégoire.

PINGRET, arec explosion. Ah '. bah ! {Cinq heure* sonnrnt au ronron.)

Il'" VERJUS. Silence 1 cinq heure», c’est

l’heure où l'on se rend à la vendange. Cousin Pingret, dès ce moment, je protège vos amours.

pingret. Un seul mot, cousine.. . D'après ce que je vois ., (on entend ronfler', ou plutôt d'après ce que j’entends, il parait que de votre côté. ..

venin*.

« Qui que tu soie, voilà Ma maître. a

PINGRET, à port. Vieille folle !

M M VERJUS, allant ouerir la porte donnant sur la campagne. Entrez donc, les u mis, venez boire le petit coup du matin.

: {Les paysan* entrent, elle leur sert d boire. 9 )

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