SCENE XIV
l'INGREl', GRÉGOIRE.
PINGRET, à part. J'en étais sûr 1...
* Pingret, Nanti», M®' Yerja».
“ Naaoa, INegr-t, Si*' Verjua.
*"* Nation, M"* Vrrjm, Pingret.
•«»• M a< Yerja», Pingn-t, Nanoh.
Pingret, Grégoire.
g te «oire. Voyons, où est Nation?... ré pondrez-vous?...
pingret. Elle est partie.. . elle ne veut plus te voir, elle l’a en horreur.
Grégoire. Oui, paice que je n’ai pas pu m’expliquer avec elle . .
pingret. Ce serait inutile... elle ne veut rien entendre.
Grégoire. Oui, parce que vous vous mettez entre elle et inol !... Tenez, monsieur Pingret... il est temps d’avoir ensemble une explication.
PINGRET. allant prendre dam l'armoire une bouteille (fuit met sur la table. Volontiers, mettons- mm» là... ( Il s'assied. )
GRÉGOIRE. Pourquoi faire?
pingret. Pour boire] comme tu disais.
[ Il fredonne. ) C’est en buvant que tout s’arrange.
GRÉGOIRE. Ah! tons buvez donc, 'vous ?
pingret, te versant. Oui, quand le vin est vieux comme celui-là... quand r’est du cachet vert [Il boit.) Excellent! [T pirl.) C’esl que c’e»i vrai! c’est liés* bon.
Grégoire. Ça tombe mal ! moi, je ne ! bois plus.
pingret. Alors, je boirai pourdeuv...
comme toi ce matin. Il boit.' 1
GRÉGOIRE , à pari. CYsl encore quelque c-mp dcJarnac... <?«• la Verjus... votons le venir!
pingret. A mon lourde l’appehT buv nr I d’eau, canard !. . IJItnant.) Ah! IVxcc'.Icnt
tlll!...
Grégoire, à part. Quelle jolie couleur il a !. . . Silence, G< égoire ! songe à loti serment ! à Manon !
pingret, à part. C’est singulier I je veux lui donner l’envie de boite.-. <t c’est à moi qne je la donne... ah? la suif vient en butant!... {Haut.} Voyons, Grégoire, expliquons- nu us.
Grégoire, allant s'asseoir prêt de lu*.’ Oui, et cl.iiremeul, père Pingret... vous savez que j’aime Manon.
PINGRET. El tu as tort! parce que. ..{Il boi t. )
Grégoire. CVst posai! dé ; mais c*c?‘ comme ça... de votre côté, vous relo ;i»nt Nanon. .
Pingret, hê grisant peu à peu Oh! oui'. .
« Ile est si avenante, s» gentille... si pr -voquanle !... Ali! je «irai un coquin bien heureux quand je l'aurai pour femme !
Grégoire Coquin, tant que lu voudras, vi>nx grigou ; mais ta femme... je m'y op pose.
PINGRET, buvant toujours. Voyez-vous ça J„. ça déplaît à monsieur Grégoire., oh !
c'est désolant. [H tant. Ah! ah! ah! lu es charmant, mou bon ami !
Grégoire, à part. Je crois que le eaclirl vert fait son eflVt.
pingret, t'animant. Uni, corbleu ! j’a-
* Grègnire, Pingret.
dore Nanon !... et si quelqu'un osait me la disputer !■ .
Grégoire . d pari. Ksi-ce qu’il aurail le tin courag ux ?...
PINGRET. Est-ce loi. dis, qui oserais me la disputer?... Gringalet ! .. réponds donc, poltron !
Grégoire, « /wj7. Quelle chance! c’esl loi qui me prov<*qtic.
pingret. .Mais réponds donc, poltron !
crfftoiRE. Ahîtn m’insultes?
pingret. Oui, pour te pousser à bout , lâche!
GRÉGOIRE. Ah! tu veux t« battre !
pingre r. Oui. je désire te détruire, t'ex- I il pi i- ! lu me Ms clignoter ! tu me gènes! et je veux te tuer. . A ta santé l non ! à la mienne. ( Ilboil .)
grégoir j. Bravo ! Kl comment veux-tu icbaitre?.. *
PINGRET. A coups de gaule I
GRÉGOIRE. Ça va!
PINGRET. Non!
GRÉGOIRE. Tu no veux plus?
pingret. Pas II coups d>- gaulel... à coups de fourche !
GRÉGOIRE. A coups de tout ce que tu voudras !
pingret. Oui, voilà mon arme. (Il d/c ton habit.) Allons, en garde!...
Am L$ prlriil de Jeanne.
I'.. «nlfur fuYtiibra* c * l ms brille, Oui, je ArrieiM, un Tureune. un Dunni*.
Allout nutt» baUfp mm« «crupufe.