‹ Gregoire vaudeville en un acteChapitre 7 sur 21 · GRÉGOIRE , NANON · texte numérisé non relu

GRÉGOIRE , NANON

nanon, sur U seuil de la parle. Qu’cstce qui vous prend donc à m’apjieler voire pc tile Nanon, monsieur Grégoire?.., Qu'estce qu'il y a pour votre service?

Grégoire. Mon.deur Grégoire!... votre service !.. Est-ce que tu es folle ?

* Nincti, G'ètfuin*.

nanon. Folle?... je l'étais , mais c'eut Gui.

Gnf.GOlRB, /u faisant mirer. J’y suis...

tu fais la moue parce que ce matin je n’étais |us sur la rouie ... oh ! b"' jolis raisins ! {Il cueille un raisin à sa coiffure.)

nanon Vou'ez- vous bien ne pas les manger, s’il vous plaît ?

GRÉGOIRE. C'est qu’avec cette coiffure de vendangeuse, je le trouve gentille à croquer.

nanon. C'est possible; mais comme tout est fini entre nous. ..

Grégoire. Comment, fini?... quand rien n'est commencé? Voyons, Nanon, faison» la liait ; viens, que je t embrasse.

NANON. Je vous le défends !

GRÉGOIRE- C’est possible* ; mais je me In permets... [Il reut f embrasser , elle lui donne un soufflet ., Uufl

nanon. Où avez-vous passé la ouit?...

ici , chez mada oc Verjus! dans son alrôvel...

grégoirr Eli ben, oui, inidc ebopines !. ..

que veux-tu? j’avais bu un [*elit coup d-; trop.

Ai» : Vans les gardes ftanetiu*.

Nanon, or. te avrnturc Prouve que le buveur Ext de mime nature One la piaule ou la fleur Oui, d.mt. fi t|~ cli luniinr Si tu ne Vois fur,

Cnl que je pien>(< ra«in>'

Ou |4 «un «rrvsu t

nanon. Tout ça est bd cl l>o:i; mais à présent, la VcrjUs exige que vous soyez ton mari.

GRÉGOIRE. Ilein ?.. . Ne dis donc pas de bêtises.

nanon- l.a Verjus cric à luc-tête qu’elle est compromise.

GRÉGOIRE. Mais c’est moi qui suis compromis !... vingt -cinq mille fu ailles!

nanon. Enfin, elle a ameuté contre vous tout le village, et die fient de sortir avec son rousin Piugrct pour manigancer que lque mauvais tour, bien sûr.

GRÉGOIRE. Ab! le ma- chaud d'œuf* s’en mêle aussi? celui qui te fait les doux veut ?

nanon. C'ust p urquui, malgré te qui s’est passé, je suis revenue pour vous dire : Sauvez-vous, il n'est que U-mps.

Grégoire. .Me sauver !... iion pa* Ab 1 ils s’entendent contre nous., Kb bien, il faut aussi nous entendre o»ntre euv... Mt* sauver!... oh ! que nenm !... Je rfste ici, j'attends de pied ferme la \ ernu, le l'iogret et tout le village, puur leur dire à tous que je n'aitne que toi.

nanon. Bien vraiî

Grégoire. Que j 4 ’ n'aarai jamais d’autre femme que ma petite Nation. .. La Verjus a «lit» écus, c’est p*s>ible; mais elle n’a pas ces joint perles qui ornent les lèvres de Nanon. Il indique la bouche de Manon qui sourit.) Elle n’a pas d uv beaux diamants comme les veux de ma Nanon... Oient que lu e- gentille avec ©elle coiffure-là. [Il i embrasse, sans que Manon s y oppose.) Absous! pardonné ! griot- !

nanon. C’est égal, Grégoire, je no uonc i pas sigo de rester chez madame Verjus.

Grégoire. An contraire, je veux regarder l’ennemi en face., .je veut qu'elle noustrouve dans son cabaret, dans sa chambre et à sa labié.

NANON. Eh bien! ça va. — r Au fait, elle m’a fait enrager tout à l'heure.,, chacune son tour.

GRÉGOIRE, la faisant asseoir.* Se veux qu’elle me trouve assis à tes côtés.

nanon. Ça va encore.

Grégoire. Le verre à la main.

nanon. Ça va toujours.

GRÉGOIRE. Te lutiuant, te chiffonnant.

nanon. Ça ne va plus.

Grégoire. Laisse donc... puisque c'est pour faire enrager la Verjus.

A» «I# Ihrc/ltm^tnr.

Un t«irf •nnir île l'or ;

Mai» je no ri* do «a ricbwse.

Quand jo postai* pour Irfoar Mon terre el ma uulircese, [Au»)

Soo or, voila ton m>u 1 autour ;

Alt! conbica je plein* sa n itère !

Quand j'«» pour bonheur, tuer à t -ur.

Ma aoattreMe et mon verre. (Iras)

Le» prince», «ur leur trône »s*i«,

Oat BBint touci «lui le* oppresse ;

Je chante, heure* x et sert* «ouei»,

Slon verre et n« maîtres»*. (Ai#}

Sur cette terre, k ton* le* bien*,

Il est J*ui lien» que je prêtère.

Et je le* ai, lorsque je tien*

Ma neltrease et mon vrrre ! (Ata)

(/I Aoil et exibrane .Yiinon , Pi*grtl entre.)

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