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Le Moniteur Universel , n* du 3o août

vaux de la plaine. Mgr l’Archevêque de Paris, assisté de M. le curé de Vaugirard et d’un nombreux clergé, a béni la pierre que Mme la Dauphine a ensuite scellée de ses mains. Mademoiselle ayant exprimé le désir de prendre part à cette opération, son auguste tante lui a remis la truelle dont elle venait de se servir, et la jeune princesse (avec une grâce charmante), s'est empressée de mettre la main à l’œuvre.

Mme la Dauphine a bien voulu permettre que la rue par laquelle elle était arrivée, et qui est en face de l’église, portât son nom; celui de Mademoiselle sera donné à une autre rue voisine.

Le plus beau tems a favorisé cette fête, qui avait attiré un concours immense de spectateurs, dont la foule a salué des plus vives acclamations l’auguste fille de nos rois L

En 1827, Madame la Dauphine était la Duchesse d’Angoulême, Marie-Thérèse-Charlotte, fille de Louis XVI. La rue à laquelle son nom fut donné: rue d'Angoulême, n’était autre que la rue des Entrepreneurs, ouverte en 1824, et qui avait reçu ce dernier vocable en souvenir des Entrepreneurs ayant construit Grenelle. En i83i, elle perdit son nom de rue d’Angoulême pour reprendre le précédent, qu’elle porte encore aujourd’hui.

Mademoiselle y dont il est aussi question dans ce compte rendu, était la fille du Duc de Berry et la nièce de la précédente. C’est son nom que porte la rue Mademoiselle actuelle.

Une médaille commémorative, dont M. de Puymaurin exécuta le coin, a été frappée à l’occasion de cette cérémonie.

Il faut ajouter que les habitants de Vaugirard n’avaient acceptéque contraintset forcés l’emplacement de l’église Saint- Jean-Baptiste, et qu’ils ne manquaient pas une occasion de le faire sentir aux autorités. Pendant le cours des travaux, le Conseil Municipal de cette commune, visitant le monument en compagnie du Sous-Préfet, quatre des plus intransigeants

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