‹ Ægri somnia; pensées et caractèresChapitre 26 sur 46 · LEQUEL DE M. GUIZOT OU DE M. THIERS A ÉTÉ LE VRAI LIBÉRAL · texte numérisé non relu

LEQUEL DE M. GUIZOT OU DE M. THIERS A ÉTÉ LE VRAI LIBÉRAL

Quand j'entrai à la Chambre des députés, j'y trouvai à l'état de tradition établie l'opinion que M. Guizot était le représentant exclusif du principe d'autorité, et M. Thiers celui du principe de liberté. Mes premières et mes dernières impressions ont été, tout au rebours de cette opinion, que M. Thiers était véritablement l'autoritaire, et M. Guizot le

1. En dépit de ce titre qui semble promettre une thèse, je ne donne ici que quelques particularités, à ma connais* sance personnelle, pour servir au portrait de ces deux hommes illustres.

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libéral. Seulement M. Guizot était libéral de réflexion plus que d'instinct, et par jugement plus que par impulsion; ce qui est, à mon avis, la meilleure manière de Têtre. Sa longue expérience, son profond savoir des choses de rhistoire et de la politique, lui avaient appris que, si les deux principes sont nécessaires à la bonne conduite des gouvernements modernes, ils le sont inégalement, les exemples étant nombreux de sociétés qui ont été prospères sans la liberté politique, tandis qu'on n'en cite pas un seul d'une société qui ait subsisté, fût-ce un seul jour, sans autorité. D'où la conséquence qui a été la constante pratique de M. Guizot, que dans le cas de querelles entre les deux principes, le devoir de l'homme d'État est de porter résolument secours au plus nécessaire.

C'est cet esprit que me parut personnifier M. Guizot, tout à la fois, et avec la môme sincérité, autoritaire et libéral. Dans le rôle très effacé que m'avaient fait à la Chambre mon humeur, le sentiment de mon peu d'ap-

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liludc pour la politique, et surtout mon amour i)assionaé pour les lettres, ayant besoin d'un guide, je m'étais attaché a lui. Il paraissait impossible, non seuleuient que la liberté eût à craindre des disgrâces d'un esprit si élevé et si large, mais encore que l'autorité et la liberté ne fissent pas désormais bon ménage dans un pays qui ne pouvait pas plusse passer de Tune que de l'autre. C'est donc sans scrupule que, durant les quelques années où j'eus l'honneur d'exercer, quoique indigne, une parcelle de pouvoir législatif, je restai invariablement lidéle à M. (luizot, non comme à un chel' inlaillible, mais comme au plus sûr qu'oiïrît le personnel des hommes d'État d'alors aux députés conservateurs.

(le champion prétendu intolérant du principe d'autorité me rendit un jour témoin de son respect pour la contradiction, sous la

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forme la moins respectable, celle d'un opposant sans talent. C'était en 1847. On discutait à la Chambre des députés un projet de loi qui contenait quelque disposition restrictive de je ne sais plus quelle liberté. Un orateur de la gauche était à la tribune. Je ne trouve pas son nom dans ma mémoire, probablement parce qu41 n'a rien fait ni dit pour l'y mettre. C'était un de ces députés obscurs qu'on entend sans les écouter, et qui, en paraissant à la tribune, peuvent voir les auditeurs s'évader à pas discrets par les deux portes de Thémicycle. Il ne parlait pas pour la Chambre, qui se dérobait, ït\ais pour les journaux de son parti, et pour les politiques de son endroit. M. Guizot était seul au bana des ministres, le visage tourné vers l'orateur. Quoique je fusse d'habitude parmi les plus prompts à fuir les harangueurs malencontreux, j'étais resté à ma place, attendant le moment de parler au ministre d'une affaire que j'avais à cœur. Je n'imaginais pas qu'il prit plus d'attention que la Chambre aux cri-

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tiques de ce contradicteur. Jugeant donc Toccasion bonne, je descendis a son banc comme au lieu le plus commode pour me donner audience. A mes premières paroles :

— Attendez, me dit-il, j'ai des raisons pour écouter ce qui se dit en ce moment.

Je m'assis derrière lui, et faisant de nécessité vertu, je fis comme M. Guizot, j'écoutai. Quand le harangueur eut fini :

— Qu'y a-t-il donc dans ce discours, dis-je à M. Guizot, qui ait mérité votre attention?

-7- Rien pour vous, dit-il, ni pour la Chambre. Mais je l'ai écouté d'abord par devoir, puis pour apprendre quelque chose des dispositions du public auquel il a parlé par-dessus nos têtes, enfin parce qu'il y a toujours du bon à prendre dans les critiques d'un adversaire .

Telle était, dans l'autoritaire, la part du libéral. Mais s'il acceptait sincèrement la liberté, comme une des conditions de la société moderne, c'est de la façon qu'un homme d'honneur accepte virilement un adversaire

nécessaire, qu'un homme sensé accepte la nature des choses. Il était libéral par raison, et je ne crois pas, en le disant, lui faire plus de tort qu'à la liberté. C'est, au contraire, d'inclination et par sentiment qu'il aimait l'autorité, même dans d'autres mains que les siennes. Il savait la respecter et lui porter secrètement faveur, même quand le dépositaire n'en était pas de son goût.

Le matin du 2 Décembre, je venais d'apprendre l'envahissement par la force armée et l'évacuation de l'xYssemblée constituante. N'y voyant d'abord qu'une revanche de la révolution de Février, je courus chez M. Guizot lui dire la satisfaction que j'en ressentais. Il était dans son cabinet, assis à son bureau, et, quoique déjà informé, sans apparence d'émotion et écrivant.

— Est-ce qu'il vous déplaît, lui dis-je, de voir ceux qui vous ont renversé renversés à leur tour?

— Non, vraiment, me dit-il en souriant, et de ce côté-là, le coup d'État ne m'est pas

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désagréable. Mais quel en sera le lendemain?

Et il fit quelques réllcxions sur la loi fatale qui fait sortir les révolutions des intempérances de la liberté, et des révolutions, à leur tour, les dangereux appels aux répressions du pouvoir absolu. Il parlait en sage,, désormais sans intérêt, et en homme d'État qui avait accepté noblement la retraite. Du reste il ne récrimina contre personne, bien qu'en lui nommant les plus atteints par le coup d'État, je lui en eusse donné la tentation.

En ce qui me concerne, la révolution de i848 m'ayant enlevé, du môme coup, mes fonctions administratives, et Thonneur, alors gratuit, de représenter mon pays natal à la Chambre des députés, j'étais plus touché, je l'avoue, des abus de la liberté que de l'appréhension du despotisme. Mais je me gardai bien d'en faire la remarque. Quoique traité par M. Guizot avec une grande bienveillance, je ne me sentais pas en situation de lui de-

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mander des confidences, ni de l'interroger sur une conjoncture où il avait eu à peine le temps de se consulter avec lui-même. Ce fut assez pour moi de Tavoir surpris au moment où il ne savait pas mauvais gré au coup d'État de son air de ressemblance avec un rétablissement du principe d'autorité.

On ne risque pas de calomnier M. Thiers en disant qu'il était d une humeur toute différente. Il aimait la liberté comme le seul moyen pour les opposants de supplanter les gouvernants ; il aimait l'autorité tant qu'il la tenait dans ses mains. Sitôt qu'il ne l'exerçait plus, il cessait de la croire nécessaire. L'inventeur du mot célèbre sur les «: libertés nécessaires i> n'y comprenait pas la liberté de n'être pas de son avis. Il ne la souffrait pas plus chez les morts que chez les vivants, pas plus des faits que des personnes. Ses ouvrages historiques fourmillent d'exemples de son

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faible à cet égard. Eu vain tous les témoignages s'accordenl-ils pour faire tenir à un personnage telle ou telle conduite, si ce personnage ne lui agrée pas, c'est assez pour qu'il lui en prête une toute contraire, qui donne raison à sa prévention. Il nie comme inexactes, ou il omet comme n'ayant pas été prononcées, les paroles les plus authentiques. Il faut voir dans Y Histoire du Consulat et de r Empire jusquoix il en pousse l'abus contre le duc de Bassano, un des ministres les plus sensés et les plus intègres de Napoléon P^ Serait-ce qu'au moment où il avait été amené h apprécier les actes du père, ministre des affaires étrangères de Napoléon I", le fils occupait les fonctions do grand chambellan de Napoléon III ?

Témoin, en 1847, d'un acte de la vie politique de M. Guizot, où le libéral s'était montré dans le défenseur du principe d'autorité, je l'avais été, vingt ans auparavant, de Ja façon dont M. Thiers, le type du libéral, entendait la liberté d'autrui. Rédacteur en

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1829 au Journal des Débats j je venais d'y faire paraître un article sur VHistoire do la Révolution française. Parmi beaucoup d'éloges sincères, je m'élevais contre la doctrine favorite du livre, cette logique des faits qui, en temps de révolution, impose irrésistiblement le crime a des hommes nés bonnêtes gens. Je donnais à cette logique son vrai nom. J'appelais ambition, envie, convoitise, la prétendue force des choses qui avait fait des Girondins des régicides sans conviction. Mon article laissait peut-être au lecteur plus de préventions contre la théorie fataliste de l'historien que d'admiration pour son talent. L'autorité du journal qui avait pubhé l'article lui donnait le caractère d'une protestation.

Quelques jours après, je recevais la visite de l'éditeur de M. Tliiers. C'était, s'il m'en souvient, un libraire du nom de Lecointe.

Il commença par me faire de la part de l'historien des compliments dont je me réservai d'apprécier la sincérité d'après ce

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qu'il allait y ajouter. Ce (ju'il y ajouta, ce lut l'expression du regret qu'avaient causé à rhistorien mes remarques sur le fatalisme historique de son livre.

— M. Thiers, me dit-il, en a été fort peiné.

Il craint, et je crains comme lui, qu'elles ne nuisent au débit du livre. L'ouvrage est lourd ; si le Journal des Débats lui est défavorable, il se vendra mal.

— J'en suis vraiment fâché, dis-je, mais je ne puis ni changer d'avis, ni faire que mon article n'ait point paru.

— Il est vrai, dit le libraire; il faut bien que M. Thiers prenne son parti de votre premier article. Mais vous en annoncez d'autres, où, sans doute, vous insisterez sur la thèse du premier; c'est de ceux-là que M. Thiers vous demande, comme un service personnel, de faire le sacrifice. Au surplus, ajouta- t-il d'une voix et d'un air de tentateur, toute peine méritant salaire, la suite de votre travail vous sera payée. Je suis autorisé à vous en faire l'offre.

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— Assez, monsieur Lecointe, dis-je, en luf montrant, sous un presse-papier, le manuscrit du second article ; tout ce que je puis faire pour M. Thiers, c'est de n'y rien changer.

Il prit son chapeau et sortit.

Cette tentative sur ma conscience, la seule fortune que j'eusse alors, et la seule que j'aie jamais eue, me fit voir à qui j'avais affaire. Ma qualité de journaliste m'avait jusquelà valu quelques politesses de M. Thiers; j'allais le voir de loin en loin. Son accueil aurait pu me donner l'ambition d'être parmi ceux qui jouissaient du personnage en robe de chambre, et de prendre ma part des régals que donnait à ses amis son merveilleux esprit. Quand je vis qu'il estimait assez peu ses contradicteurs pour leur faire offrir d'acheter leur silence, et que le seul moyen d'être de sa société c'était d'être de sa suite, je cessai mes visites.

Ce n'est que douze ans après que je le revis à la Chambre des députés. Je n'y fus pas des moins charmés de la prodigieuse dextérité

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de sa parole, la goûtant toujours, y croyant rarement. Attaché d'inclination h la personne, et d'instinct a la politique de M. Guizot, je prenais d'autant plus de plaisir à écouter son rival oratoire, que j'étais plus assuré contre l'envie de le suivre. Aussi bien, sauf à se garder de ses conclusions, on ne pouvait que trouver du profit à adopter toutes ses prémisses, à souscrire aux vérités de bon sens et d'expérience, de philosophie politique et d'histoire appliquée, qui faisaient le fond de son éloquence.

Vers le milieu de 1867, M. Thiers qui s'occupait de questions scientifiques, qui lisait Newton et croyait entendre Laplace, désira s'éclaircir de quelques doutes sur des points de physique générale. Il pria M. Pasteur de lui indiquer, parmi les jeunes maîtres de l'École normale supérieure, le mieux préparé pour l'y aider. M. Pasteur lui recom-

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manda M. Mascart, alors maître de conférences de physique *. M. Mascart allait chez M. Thiers pour exposer ses principes, et M. Thiers, à son tour, venait au laboratoire de l'École pour assister aux expériences de M. Mascart. La guerre de 4870 interrompit ces entretiens entre le jeune maître et le vieillard, doublement illustre par la politique et par les lettres, qui se faisait étudiant. J'ai ouï dire que cet étudiant n'était pas des plus dociles. Il n'y avait d'égal à sa rare faculté d'intuition que son obstination pétulante à nier l'évidence qui le contrariait. Il faisait tête aux faits et aux lois, et parfois, sous les formes les plus courtoises, l'élève traitait le maître en simple contradicteur.

Directeur de l'Ecole normale à * celte époque, je ne pouvais pas être indifférent au lustre que recevait notre établissement d'un étudiant tel que lui. Un peu surpris, je

i. M. Mascart est devenu depuis professeur à la Faculté des sciences et au Collège de France, et membre de ]*lnstitut.

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Tavoue, qu'il y fût venu plusieurs fois, sans m'en informer, me privant ainsi du plaisir de lui faire les honneurs de la maison, je m'en plaignis doucement à Mignet. Il trouva la chose quelque peu incorrecte, et il l'expliqua par un simple oubli, qui allait être, me dit-il, répare. En effet, deux ou trois jours après, je recevais la carte de M. Thiers. J'y répondis par l'envoi immédiat de la mienne.

La première fois que nous nous rencontrâmes dans la cour de l'École, nous ne pensâmes ni l'un ni l'autre à nous éviter.

M. Thiers me parla comme a une vieille connaissance, et moi je lui assurai que j'avais prétexté une convenance de règlement pour me ménager une occasion de le voir. Il prit à gré l'explication, et il se félicita du profit qu'il tirait des leçons de M. Mascarl. Puis, par la pente de ses idées, il en vint à la politique. Il n'ignorait point mes sentiments sur le second Empire, et il était homme de trop d'esprit pour vouloir

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me chagriner en me parlant de l'Empereur en opposant. Loin de là, il en fit un éloge qui ne parut point lui coûter. Les réserves qu'il y mêla semblaient moins des critiques d'adversaire que de sincères appréhensions, qui, à ce moment du règne, n'étaient que trop fondées. Ce qu'il montra, dans ce court entretien, de bon sens, de bonhomie et de grâce, me laissa si charmé qu'après l'avoir reconduit jusqu'à la porte, rentré dans mon cabinet, je me mis à déplorer les servitudes de la discipline politique qui m'obligeaient à traiter en suspect un tel homme et à me défendre de sa séduction.

L'air de confiance dont il venait de me parler m'avait d'autant plus touché que, plus de trente ans après le premier grief de mes réserves sur son fatalisme historique, je lui en avais donné un second. Rendant compte, dans le Moniteur universel ^ du dernier volume de VHistoire du Comulat et de rEmpire^ je m'étais plaint que, dans le récit de la fin politique de Napoléon I", M. Thiers

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se fût mis si vite contre lui du parti de ses malheurs. Après avoir lu de mes yeux que l'Angleterre, en refusant, sur l'avis complaisant de ses jurisconsultes, de recevoir comme hôte un tel vaincu, puis, en l'enchaînant sur le rocher de Sainte-Hélène, n'avait fait qu'user du droit de « toutes les sociétés d'enchaîner les êtres reconnus dangereux }^, il m'avait paru que, légitime ou non, ce n'était pas à un historien français -h reconnaître ce droit, et j'avais relevé la chose en termes vifs. Le directeur du Moniteur officiel soumiiles épreuves de mon article au comte Walewski, alors ministre d'État. Celui- ^i s'en émut. 11 me fit prier de passer a son cabinet et, à peine entré, me tendant les épreuves :

— Lisez, me dit-il, les passages marqués au crayon rouge, et dites-moi si, dans les bons rapports où je suis et liens à rester avec M. Thiers, je puis les laisser arriver •sous ses yeux.

Je les parcourus et je dis au ministre :

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— Si M. Thiers, ancien journaliste, excepte des libertés nécessaires celle d'une critique honnête et respectueuse, je conviens qu'il n'aurait pas tort de se fâcher. Mais , quoi ! pouvais-je lire froidement l'absolution donnée par un historien français au supplice prémédité de Sainte-Hélène?

Le ministre me reprit des mains le journal, relut le passage, et me dit :

— C'est pourtant la vérité *. Entre la taire et la rendre agréable à M. Thiers, je ne vois pas de milieu.

— J'en vois un, moi, repris-je, c'est de mettre mon article dans mes cartons. La perte ne sera pas grande.

— Non, vraiment, dit le comte, l'article passera tel qu'il est. Si M. Thiers s'en plaint, j'en fais mon affaire.

L'article parut le lendemain. J'ignore comment le prit M. Thiers. Me fit-il l'honneur de

\. I.ord Clarendon disait du comte ^Valewski que jamais dans le courant de leurs relations il ne lui avait dit un mensonge. Quel plus bel éloge peul-on faire d*un ambassadeur?

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lire mcscritiques?()u, les ayant lues, s'avouat-il à lui-môme qu'il en avait mérité (juelque chose ? De ces deux suppositions, la première serait de ma faute, la seconde serait à sa louange.

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