SCÈNE II
LE ROI, SIMON FOURNIEZ, NICOLE ANDRY, OLlVlER-LE-DAIM, LOYSE.
LE ROI , souriant h Loyse, avec bienveil'.ancei.
C'est toi, ma Loyse?
LOYSE , s'agenouillanl sur un coussin, aux pieds du Roi.
Oui, Sire. Oh 1 je ne vous oubliais pas I
LE ROI
Sais-lu ce que me disait mon ami Simon? Il prétendait que lu m'es comme lui toute dévouée, et que, de même que lui tu ne «aurai? me refuser nulle chose au monde.
LOTSK.
Essayez, Sire.
i,E nOI, lui tenant la tête entre ses mains et la regardant aTec tendresse.
Écoute. Je veux que tu sois contente. Il n'y a pas de chose à quoi je tienne davantage , car, (en confldence) je ne te l'ai jamais dit, (graTement) si les étoiles ne mentent pas, j'ai de bonnes raisons de croire que mon bonheur est lié au tien.
LOYSE, avec élan.
Alors, faites-moi bien vile heureuse!
LE R G I ^ à part.
Chère âme de colombe! (a Loyse.) Veux-tu m'obéirî
LOVSE.
Oh! de tout mon cœur.
LE ROI
Eh bien ! ma mignonne, il faut que tu te maries.
LOYSE
C'est cela que vous vouliez me demander?
Oui.
LOVSE, avec regret.
Oh! quel dommage!
LE ROI
Et pourquoi cola, brunelte? Te voilà grande, jolie, rose comme un Avril en fleur; un toi trésor ne peut pas rester sanr. maître. Dis un mot, et tu auras le plus généreux des marchands de Tours! Tu souris? Je crois te comprendre. Les drapiers et les merciers de notre bonne ville ont des terres, de* vii^nes au soleil, mais ils ont aussi pour la plupart le chef