Scène ix -^ Griiigoire
Gring., éperdu de joie. Sire ! Elle ne rit pas ! ^Q\, gaiei7ient. Elle ne pleure pas non plus ! {Bas
à Gringoire.) Faut-il lui apprendre à présent
la raison que tu avais d'être si timide ? Gring., désignant avec mélancolie son pauvre visage. 5
A quoi bon, Sire, si elle ne s'en aperçoit pas? Roi, à Simon Fourniez. Mon cher ambassadeur... Slmon, rayonnant de joie. Ambassadeur ! Roi. Voilà ta fille mariée ; prépare- toi à partir
pour les Flandres. {Prenant sous ses deux bras 10
Nicole Andry et Loyse.) Es-tu content^de moi,
Nicole ?
Nicole. Oui, monseigneur. Vous êtes un vrai roi,
puisque vous savez faire grâce. Et qu'y a-t-il de
plus doux? Un pendu ne saurait être utile à 15
âme qui vive...
Loyse. Tandis qu'un oiseau des bois ou un poète
qui chante sert du moins à annoncer que l'aurore
se lève et que le printemps va venir !
Z,e rideau tombe. 20
Au théâtre, la " Ballade des pendus " a dû forcément être coupée par des répliques indispensables à l'action, tandis qu'à la scène viii le mouvement de la pièce qui, à cet endroit, se précipite vers le dénoûment, n'a pas permis à Gringoire de dire en entier la " Ballade des pauvres gens." Nous rétablissons ici le texte des deux ballades telles qu'elles ont été écrites, pour les présenter au lecteur dans l'intégrité de leur forme lyrique.