SCENE IV
GRIPHON (seul)
Ouf! Voilà ma colique qui me reprend. Je ne peux pas m’arracher de l’idée que c’est ce maudit vin, qu’on m’a donné à boire chez ma jeune nymphe, qui la cause. Elle n’avait pas besoin de me le vanter. J’ai un cours de ventre affreux ; je me sens plus faible qu’un enfant de deux jours. Mais c’est ce lutin de damoiseau que je ne puis oublier. Dans toutes mes aventures il ne m'est pas encore arrivé de sortir de chez ma Vénus d’une manière si humiliante et si peu douce. Je ne me sens plus le dos. Pauvre Emilie ! Elle m’a paru charmante, et, malgré son son de voix un peu trop masculin,
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je tiendrai ma promesse. Mais c’est trop s’exposer.
J’aime mieux perdre une mignonne que la vie. Mon début me décourage. Elle ne me reverra plus. Pourtant elle est si aimable ! Sa main est si douce ! Son haleine si agréable ! Elle paraît douée d’une si grande sensibilité d’âme, et me témoigne un amour si vif! C’est bien dommage de s’arrêter en si beau chemin, Aye ! mes pauvres reins ! Ouf! ma colique !