SCENE XV
GRIPHON, BOUCAU.
GRIPHON.
Pourquor pars-tu si vîte ? Ecoute. Je pourrai donc me fier sur toi ? Tu viendras ?
BOUCAU.
Vous pouvez compter sur moi, GRIPHON:
Aye bien soin de t’armer de pied-en-cap.
BOUCAU.
Je n’y manquerai pas.
GRIPHON:
Ecoute. Ne va pas soufller un mot de cela à mes gens.
BOUCAU.
Oh !....
GRIPHON.
Non; je te connais au fait.
BOUCAU.
Je suis secret. Ne craignez pas que personne en sache la moindre chose de ma bouche.
GRIPHON:
Je te serai obligé, BOUCAU.
Une chose qu’elle m’a recommandé de vous dire...
GRIPHON:
Qu'est-ce ?
BOUCAU.
Elle aime passionément la musique. +...
GRIPHON:
Moi aussi.
PBOUCAU:.
Elle avait, il y a quelques jours, promis à ses amies qu’elle les régalerait d’un concert. Afin qu’on ne se doute de rien, elle voudrait tenir sa promesse.
GRIPHON:
Voilà bien une autre chose maintenant. (Boucau
s’en va.) Arrête. Qu’as-tu done ? Vous me pardonnerez bien, je n’ai pas le temps
d’attendre.
GRIPHON.
Eh bien !..., mais cela nous retardera.
BOUCAU.
Décidez-vous.
GRIPHON.
Tu connais des musiciens ?
BOUCAU.
Oh ! oui, je les connais tous.
GRIPHON:.
Eh bien ! engage-s-en quelques-uns. Je payerai ce qu’ils demanderont.
PROUCAU.
Que ma maîtresse va vous aimer !
GRIPHON.
Ecoute donc, penses-tu qu’elle m'aime ?
BOUCAU.
Si elle vous aime ? Elle n’en voit pas clair.
GRIPHON.
C’est bon.
BOUCAU.
Je vais rendre votre réponse à ma maîtresse, et je reviens tout-de-suite, cur l’heure approche. (Z1 sort.)
mis à ses Afin qu’on
romesse.
(Boucau
s le temps
payerai ce