CITRON, CHAMPLURE, CHAMPLURE
Au ! pardonnez, Mademoiselle, Mon maître m’a envoyé m'enquérir si Monsieur Normand, que je suppose être votre oncle, était chez lui.
as ti rester
CITRON
Il n’y est pas.
CHAMPLURE
Je vais le faire savoir à mon maître, (11 s’en va.) CITRON.
Champlure !
CHAMPLURE
Mademoiselle ?
CITRON
Tu ne me reconnais pas ?
CHAMPLURE (revenant.)
Vous me faites trop d'honneur. (11 regarde Citron altentivement.) Je ne me remets pas. ....... Pourtant il me semble avoir connu quelqu'un qui avait vos traits.
CITRON (riant.) Ha ha ha. Tu ne connais pas Citron ?
CHAMPLURE (surpris.)
Ah!...,,..,... Mais c’est pourtant vrai. Com-
MeElt..ooos eu CITRON:
Ne sois pas étonné. Me voilà fille. Tu en rencontres tous les jours qui mériteraient bien de porter cet habit. Il conviendrait bien à la plupart de nos braves duellistes. Mais qu’as-tu à me regarder d’un air si benêt ? c’est moi, c’est Monsieur Citron, n’en doute plus.
CHAMPLURE (riant.) Ha haha. Mais dis-moi donc, as-tu perdu la tramontane ?
CITRONe Ecoute, je veux te dire pourquoi tu me vois ainsi. CHAMPFLURE:
Voyons.
CITRON
Je vais à un bal masqué.
CHAMPLURE (riant.) Ha ha ha.
CiTRON:
Tu ris ?
s’en va.)
le Citron .e Pouravait vos
ai. Com-
en rende porter Los braves in air si ’en doute
u la tra-
OS ainsi.
CHAMPLURE
Et où cela ?
CITRON
CHAMPLURE
Parle donc sérieusement une bonne fois.
CITRON
Je ne badine pas. Mes maîtres sont absents, et ne doivent être de retour que demain. Boucau et moi avons formé le projet de donner une petite fête à nos amis, en leur absence. Si tu veux en être, tu seras le
bien venu.
CHAMPLURE
Parbleu ! que tout s’adonne bien, Mon maître part pour Montréal. Je venais voir si le tien n’avait pas quelque lettre à faire parvenir dans cette ville.
CITRON
Tu seras donc des nôtres ?
CHAMPLURE
Parole de valet. Mais vas-tu demeurer comme cela ?
C’est un bal masqué, te dis-je. L'autre jour, quand j'allai chercher mon maître, je remarquai un certain Monsieur. Il avait une longue queue qui traînait à terre, et puis deux grosses cornes chaque côté de la tête. Ca imitait bien le diable ? hein ?
CHAMPLURE
Oui.
CITRON
Eh bien! c’était un bal masqué. Je puis dire main- À
tenant que j'ai vu danser le diable, et puis avec une jolie demoiselle encore. Ecoute. Comme c’est du plaisir qu’il nous faut avoir ce soir, moi, je vais rester comme je suis, et puis toi, tâche de mettre tes plus beaux habits. Nous n’irons que par gestes et grimaees ; nous singerons nos maîtres, CHAMPLURE:
Je le veux, Le mien va être absent, et je mets ses babits. |
CITRON
Voilà qui est parler. (14 lui frappe doucement sur l'épaule.) CHAMPLURE:.
Si Fanchon veut venir ?
CITRON
Emmène-là ; muis fais lui mettre ce qu’elle a de plus beau, tu sais. .....
CHAMELURE:
Ne t’occupe pas, nous sommes seuls, et nous avons les clefs. Ma maîtresse ne s’apercevra de rien. Cours vîte. Les musiciens vont être ici dans l’instant ; Boucau est allé les quérir.
CHAMPLURE
C’est bon. (1! s’en va.)
CITRON
Champlure ! Aÿe bien soin de ne pas prononcer mon
nom ; m’entends-tu ? Je ne veux me faire connaître qu’après que nous aurons bien dansé.
CHAMPLURE
J'entends.
CITRON
Je te permets de tout dévoiler à Fanchon. Je veux que vous deux seuls ayez le plaisir de voir combien les autres seront trompés. Vous ne m’adresserez que par le nom de Mademoiselle Emilie. Tu m’entends.
CHAMPLURE
Mademoiselle Emilie. Fort bien.
CITRON
Boucau doit se déguiser ; tu le nommeras Monsieur Jourdain. Ne va pas oublier ces noms.
CHAMPLURE
Mademoiselle Emilie, Monsieur Jourdain. Nous rirons. (J1 sort.)
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elle a de
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ncer mon connaître
Je veux mbien les 2 que par ds.
Monsieur
Pan Eee SCENE XXI.
CITRON (seul)
IL faut que Boucau ne réussisse pas, ou qu’il vienne diablement doucement, Mais...... j'entends k quelque chose. (Il préte l'oreille.) Le voici avec le il vieux Griphon. .