SCENE XXIII
GRIPHON, CITRON.
CITRON
Mowsreur Griphon, que je souhaiterais pouvoir le à! faire ! mais mon valet doit vous avoir communiqué ce qui m’en empêche.
GRIPHON.
Il me l’a dit. Je lui ai donné ordre d’engager la mu- | |
sique. (Jls s’asseyent.) CITRON.
Croyez-moi, cher ami, ce nouveau trait de votre bonté et de votre libéralité ne fait qu’augmenter l’amour que j’ai conçu pour vous. Vous pourrez exiger de moi tout ce qu’il vous plaira, je ne pourrai vous le refuser.
GRIPHON.
Oher ange !
CITRON
Mais je remarque quelque chose sur votre figure.
Vous serait-il arrivé quelque nouvel accident ?
C’est hier soir, aimable Emilie, qu’on m'a défiguré de cette manière. Je soupçonne vos valets d’avoir agi avec quelque malice ; car ils ont été me jeter dans une cour, et bien rudement, sur un tas de pierres. Je suis tombé la tête la première.
CITRON
Oh! les vilains !
GRIPHON.
Je crois qu’ils étaient un peu ivres, car plusieurs fois le coffre dans lequel ils me portaient, leur est échappé des mains, et je vous assure que je ne ressentais pas de bien de mes chûtes.
CITRON
Ces coquins de valets...,.,.,...
GRIPHON:.
Oh ! ce n’est rien. Si nous réussissons ce soir, j’au-
rai bientôt tout oublié.
CITRON
Voici les musiciens.