‹ Grippe et LipovaccinChapitre 15 sur 39 · DER · texte numérisé non relu

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Grobes mieux connus de nous, et contre lequels nous sommes par conséquent plus aguerris et mieux armés.

Quels sont ces microbes? Quelle est leur fréquence dans les complications de la grippe? Comment se substituent-ils secondairement au microbe spécifique de la grippe, primitivement incriminé ?

C'est vers la solution de cés questions que vont s'orienter maintenant nos recherches, notre documentation — et de là découlera enfin notre thérapeutique.

IT. — Etiologie des complications grippales.

Rôle des microbes associés.

Legroux, dans le B.A.M., écrit déjà, en 1919 : « Le fait principal dans les lésions pulmonaires de la grippe, c’est l’association et la succession de plusieurs bactéries : Pfeiffer, pneumo, strepto, Micrococcus Aureus, pneumobacille de Friedlander. Il semble que le Pfeiffer est le premier agent microbien, puisqu'il est remplacé par d’autres dès que la lésion devient grave. »

Meunier, dans le même journal, ajoute, en 1919 : « Le bacille de Pfeiller vit em symbiose. Il y a le Micrococcus catarrhalis, le pneumo et de streptocoque, agents de complication évoluant pour leur propre compte sur un organisme déjà aflaibli; et enfin, il doit y avoir un virus filtrant inconnu, dont le rôle reste à préciser. »

MM. Richet fils et Soubrane, étudiant les complications de la grippe, relèvent eux aussi une flore microbiegne très variée : bacille de Pfeiffer, pneumocoque, Micrococcus Catarrhalis, streptocoque pandemicus (Segale), streptocoque viridans (Rosenow), streptocoque ordinaire, pneumobacille de Friedlander, etc., et enfin le Bacterium Pneumosintes qui « semble préparer le poumon à l'invasion et à la pullulation d’autres bactéries ».

Puis, Orticoni nous dit que chez un malade dont la première hémoculture n'a permis d'isoler que du Pfeiffer, on trouve à

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la deuxième hémoculture, pratiquée quelques jours après, du pneumocoque et du streptocoque, très abondants, et quelques rares bacilles de Pfeiffer.

D'autres auteurs trouvent en plus dans les hémocultures pneumobacille de Friedlander, et Micrococcus Catarrhalis.

En 1918 Courmont, Durand et Dufour publient, dans le Bulletin de la Société de biologie, le résultat de 258 observations sur les « microbes d'association dans la grippe ».

Sur 86 hémocultures in vivo, ils trouvent :

40 strepto; 1 pneumo; 0 Pfeiffer.

Sur 9 ponctions du poumon in vivo, ils trouvent : 1 pneumo; 2 strepto-viridans; 4 B. Pfeiffer +strepto hémolytique; 4 B. Pfeiffer + staphylocoque; 0 B. Pfeiffer isolé. | Sur 15 liquides pleuraux in vivo, ils trouvent 13 strepto hémolytiques; 2 strepto viridans; 0 pneumocoque; 0 B. Pfeilter.

Sur 33 sucs pulmonaires in vitro, ils trouvent 7 Strepto hémolytiques; 2 strepto viridans; 19 B. Pfeiller + strepto hémolytiques; 1 B.. Pfeiffer + pneumo:; 2 B. Pfeiffer pur.

Sur 5 liquides pleuraux in vitro, ils trouvent : 1 B. Pleifler + strepto hémolytique; 1 strepto hémolytique +strepto viridans; 1 pneumocoque.

Examens de la rate, du rein, du foie in vitro : jamais de Pfeiffer; pneumocoque, une fois; streptocoque hémolytique, souvent,

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De ces nombreuses observations, les auteurs tirent les conclusions suivantes :

1° le pneumocoque joue un rôle inconstant; 2° le strepto viridans est peu virulent; 3° le strepto hémolytique est très virulent:; 4° la recherche des microbes d'association, au cours d'une épidémie donnée, est à la base de tout traitement spécifique. | - Dans la même publication, en 1918, Galé et Dechosal publient 105 observations, dont 37 cas avec complications graves, et ils concluent, eux aussi :

1° que le bacille de Pfeiffer ne se trouve jamais dans le sang ou le pus pleural; 2° que le pneumocoque est assez rare; 9° que le streptocoque hémolytique est très virulent. Pour mettre au point ces notions, suivons la classification

de Ménétrier et Stévenin, qui, dans le Nouveau traité de médecine de 1921, accordent un rôle d'importance égale au pneumocoque et au streptocoque:

1° Pneumocoque. — Toutes les pneumonies de la grippe sont dues au pneumocoque. Sa présence est démontrée en 1887, relevée très souvent par Netter en 1889. En 1918, on le trouve dans toutes les complications respiratoires de la grippe. On l’a même considéré parfois comme la cause de la grippe. Ménétrier et Stévenin admettent volontiers cette hypothèse pour un certain nombre d’épidémies saisonnières. En tout cas, c’est le plus fréquent des microbes de complications.

2° Streptocoque. — On l’isole souvent dès 1889, dans les complications; puis, en 1915 et 1916, dans le mucus nasal et pharyngé. Sa virulence est alors augmentée. On le trouve aussi dans les complications pulmonaires, dans les épanchements pleuraux principalement et dans les formes septicémiques (Le Marc Hadour). Si bien que Legale en fait le microbe spécifique de la grippe sous le nom de Streptococcus Pandemicus.

Lachelongue insiste dans le P. médical (1* mars 1917) sur la

gravité du pronostic de la grippe, lorsque l'examen bactériologique des-crachats des grippés révèle des streptocoques en chaînettes.

Donc, si le pneumocoque est le plus fréquent des microbes d'association, le streptocoque reste le plus virulent et le plus dangereux.

3° Bacille de Pfeiffer. — Constance très variable. Virulence imprécise. :

4° Microbes moins fréquents :

1. Diplobacille de Roux, Teissier et Pittion; Micrococcus Catarrhalis (Bezançon); Sarcine blanche du poumon (Ménétrier); Entérocoque;

Pneumobacille (Letulle et Frazesdames); Staphylocoque (Bouchard-Legroux):

Diplocoques encapsulés (Folles); Bacilles fusiformes (Mathers); Spirochètes (Verbizier);

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