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CHAPITRE VI

LA VACCINOTHERAPIE ANTIGRIPPALE PAR LE LIPOVACCIN DU DOCTEUR LE MOIGNIC

Après avoir fait l'historique de la vaccinothérapie antigrippale, après avoir essayé de montrer les avantages que comporte cette méthode dans le traitement de la grippe, nous voulons maintenant nous arrêter plus longuement sur un « lipovaccin antigrippal », préparé par le Docteur Le Moignic, en son laboratoire, à Paris.

L'emploi de ce vaccin nous semble indiqué dans l'intérêt du malade, vis-à-vis des complications à éviter et dans l'intérêt général, lorsqu'il y a épidémie de grippe dans une agglomération, donc au titre prophylactique.

Les tentatives d’immunisation faites avec les vaccins huileux avant 1916 avaient échoué à cause des abcès aseptiques qu'ils produisaient, semblables aux abcès de fixation.

Le 4 mars 1916, à la Société de biglogie, Le Moignic et Pinoy remirent cette méthode en favêur. Leurs expériences furent trouvées si conculantes que le lipovaccin antityphique, par exemple, est à l'heure actuelle définitivement adopté en France dans les armées de terre et de mer.

Achard et Foix (Bulletin Société biologie, 18 mars 1916 vinrent appuyer par des expériences personnelles les idées nouvelles de Le Moignic et Pinoy.

Le principe du lipovaccin, c'est la substitution de corps gras à l’eau physiologique, comme agent vecteur, dans une préparation polymicrobienne.

Le Docteur Pons, dans un récent article, a montré encore l'importance de « l’excipient » en vaccinothérapie,

nées furent éprouvées par une inoculation de parathypiques B. lisèrent d'abord l'huile de vaseline et la lanoline. La lanoline présente le double avantage de faciliter l'émulsion des cultures et d'absorber l’eau, ce qui favorise les échanges dans l’organisme et permet une résorption plus facile dans les Lissus. Le Moignic et Pinoy préparèrent d’abord un lipovaccin antiparatyphique B. Treize milligrammes de bacilles d'Eberth furent incorporés dans 100 centicubes d’un mélange de vaseline lanoline camphrée (le camphre hâte la mort des bactéries). Cette préparation fut injectée à 6 souris Première injection : 4/4 de centicube; Deuxième injection : 1/4 de centicube douze jours plus tard. :

Symptômes observés : Tachycardie (attribuée au camphre). Quinze jours après la deuxième injection, les souris vaccinées furent éprouvées par une inoculation de paratyphiques B. Six autres souris-témoins furent inoculées aux mêmes doses. Résultats :

1° les six souris témoins non inoculées meurent en cinq jours; 2° les six souris vaccinées supportent l’inoculation. Dans la suite, Le Moignic et Pinoy préférèrent employer un mélange d'huiles végétales, parce que 1° ils évitaient ainsi la formation de grumeaux dans la préparation; 2° J’émulsion microbienne est rendue plus facile; 3° les huiles végétales peuvent absorber une petite quantité d’eau.

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