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Ces multiples lentalives, en sérothérapie ou vaccinothérapie, semblent bien montrer que les auteurs qui se sont occupés de la question « grippe » ont saisi toute l'importance que pouvait avoir le traitement par action directe sur les microbes de complications.
Certes, la composition des vacins immuables n’est pas tout à fait adéquate à la variété de la nature des germes microbiens, qui changent d'une épidémie à l’autre. Nous ne pouvons nier qu'il existe plusieurs streptocoques et plusieurs pneumocoques. Mais il nous semble un peu trop rigoureux d'affirmer que tel vaccin mixte, polyvalent, à strepto et pneumo, est condamné d'avance à l'échec. Si, en eflet, il est fort possible que son action n'agisse pas sur tous les microbes de la maladie, il faut tout au moins admettre qu'il annihilera une partie des germes associés, ceux qui se rencontrent classiquement au niveau des voies respiratoires. C’est, tout au moins, une partie de l’action nocive des microorganismes associés qui est supprimée et c'est une toxicité contre laquelle l'organisme déjà fatigué du malade n’aura plus à lutter. Si le vaccin mixte n’est pas toujours une arme, &’est au moins une aide, et son rôle se bornerait-il 1à qu'il serait encore utile.
MM. les Professeurs Caïles et Leuret écrivaient en mars 1927, dans le Bulletin général de thérapeutique : « Nous possédons dans la vaccinothérapie contre certaines affections broncho-pulmonaires une arme nouvelle, dans des cas où toute thérapeutique restait depuis longtemps inopérante. »