OBSERVATION IV
0... (C.), employé de commerce à Brazzaville, est atteint de grippe à forme respiratoire en septembre 1924. Début par bronchite diffuse généralisée avec température à 39 degrés, Toux, expectoration. Puis, quatre jours après le début de la maladie, apparition de râles fins d'œdème alvéolaire avec expectoration légèrement hémoptoïque, dyspnée, point de côté marqué, surtout à droite.
Le traitement usuel, révulsion, huile camphrée, tonicardiaques, provoque une atlénuation très nette des symptômes. Au huitième jour, il semble que la convalescence soit proche. Mais un léger point de côté persiste, en même temps qu'un état fébrile à 38° 2, et l’auscultation permet de constater l'existence d’un petit épanchement dans la plèvre droite. La ponction ramène un liquide citrin, qui, inoculé
CRT, 0
au cobaye, s’est montré par la suite dépourvu de toute origine bacillaire.
La réaction pleurale paraissant imputable à la lésion pulmonaire srippale primitive, on traite alors le malade au lipovacein antigrippe. Dès le lendemain de la constatation de l'épanchement, on pratique des injections à doses croissantes de 1/4, 1/2, 3/4, puis À centicube de lipovaccin, répétées à raison d’une injection par quarante-huit heures.
L'état général, qui était très déficient, est rapidement influencé dès les premières injections. En trois semaines, on constate la résorption lotale du liquide épanché, la disparition de tous les autres signes pulmonaires et une augmentation de poids de 3 kilos.
Pendant les trois mois qui ont suivi celle atteinte grippale, Île malade a refait quelques poussées fébriles avec courbatures, asthénie intense, céphalées vives et insomnies, La recherche de l’hématozoaire du paludisme a toujours été négative. Par contre, la reprise des injections de lipovaccin a toujours été aussitôt suivie du retour à la température normale. Æ