‹ Grippe et LipovaccinChapitre 30 sur 39 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

M... (L.), 20 ans environ. Boy.

M... présente, au cours d’une épidémie de grippe, une bronchopneumonie qui, trailée par la thérapeutique usuelle, évolue de façon favorable... en apparence, En elfel, la zone de silence respiratoire qui siégeait au niveau de la région moyenne du poumon gauche s'atténue. On entend d’abord quelques râles sous-crépilants, puis le murmure vésiculaire reparaît à son tour. La chute de la température, l'amélioration de l'état général se produisent au huitième jour. M... semble guéri.

® Mais trois semaines plus tard, le convalescent continue à être ayspnéique, asthénique. Il se plaint de points de côté, de sueurs nocturnes. Il expectore des crachats muco-purulents spumeux et abondants. A la percussion et à l’auscultation, on note une condensation du sommet du poumon gauche, au-dessus du foyer aigu primitif. On songe à la tuberculose, De multiples examens de crachats sont pratiqués; la recherche du bacille de Koch reste toujours né- . gative, même après homogénéisation.

On songe alors à la possibilité d'une forme pseudo-tuberculeuse de la broncho-pneumonie grippale, et on commence, le 5 janvier, une série d’injections de lipovaccin antigrippe faites à trois jours d'intervalle, aux doses successives de 1/2, 1, 1 cc. 1/2, cette dernière répétée trois fois.

L'amélioration est tellement nelte à partir de la quatrième injection, le malade éprouve une sensation de mieux-être tellement manifeste, qu'il insiste lui-même pour que les injections lui soient faites à une cadence plus accélérée. Les petites poussées fébriles du soir, les abondantes sueurs, l’asthénie, l’anorexie, ont disparu.

Mais l’état local est plus long à se modifier. Pendant près de trois semaines encore, la respiration reste soufflante et rude au niveau du sommet gauche. Un petit joÿer de râles crépitants persiste avec ténacité, ù

Huit semaines plus tard, une seconde série de cinq injections de hpovaccin amène la résolution de ces derniers signes pulmonaires. L'état général est parfait. Suivi pendant, un an et demi, le malade n'a jamais plus présenté aucune manifestation pulmonaire,

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B. — Observations de grippes à forme digestive.

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