‹ Grippe et LipovaccinChapitre 35 sur 39 · OBSERVATION IL · texte numérisé non relu

OBSERVATION IL

R... (B.), 31 ans, commerçant à Léopoldville. Atteint pendant le mois d’août 1924, à la période de la saison fraîche, de grippe avec prédominance de signes digestifs el nerveux.

Le signes digestifs : diarrhée sanguinolente, épreintes, ténesme, ont pu en,imposer pour une attaque de dysenterie. Malgré une recherche négative des amibes dysentériques, trois injections d’émétine ont été faites sans résultat.

Peu à peu, lentement, par le simple traitement symptomatique, les signes se sont amendés.

Mais lorsque nous revoyons le malade, trois mois après, en novembre 1924, nous le trouvons dans un état d’asthénie extrême. Il se plaint d’insomnies tenaces, d'inaptitude presque complète à tout effort intellectuel et manque d’appétit. Guidé par la notion de grippe antérieure, d’épidimicité, et par les signes qu'il décrit, nous tentons de traiter cette atteinte de l’état général par des injections de lipovaccin antigrippe, songeant que nous nous trouvions en présence de simples séquelles nerveuses de la grippe.

Nous adoptons pour lés injections le rythme suivant : 1/2 centicube, 3/4, puis 1 centicube, répétées 5 fois, les injections étant espacées de quarante-huit heures chacune. Ù

Dès la troisième injection — en l'absence de toute autre thérapéutique tonique — on constate une sédation extrêmement nette de tous les signes d’asthénie, d’insomnie et de paresse intellectuelle.

Le malade recommence à faire chaque jour, à pied, sans fatigue, le trajet de son domicile à son bureau. Il dort mieux, se sent plus vaillant, et son anorexie disparaît. La diurèse, très réduite, se rétablit à son taux normal. La tension artérielle, qui était à 6 X< 9 avant la première injection, remonte progressivement à 9 x 42.

Il y a, dans ce cas, une action manifeste du vaccin sur les séquelles dues à l’imprégnation du système nerveux par les toxines grippales.

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