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CHAPITRE VIN

VALEUR CURATIVE DU LIPOVACCIN ANTIGRIPPAL

Elle nous est indiquée par le tableau suivant, résumé des observations précédentes

Obs. 1. — Amélioration nette d’une congestion pulmonaire en deux jours {2 injections). Rechute enrayée par une troisième injection.

Obs. IL. — Pneumonie double enrayée en quatre jours (4 injections).

Obs. IT. — Pleurésie rebelle, guérie en trois semaines (10 injections).

Obs. IV. — Pleurésie à forme métapneumonique; sans empyème; disparition du liquide d’épanchement et guérison après # injections.

Obs. V. — Congestion pulmonaire; guérison rapide (2 inyections).

Obs. VII. — Pneumonie double; guérison rapide (3 injections). *

Obs. VIII. — Pleurésie purulente à suppuration persistante; guérie complètement en quinze jours (8 injections).

Obs. IX. — Broncho-pneumonie grippale; guérie après 8 injections.

Obs. X et XI. — Guérison, après 3 injections, de deux grippes graves à forme intestinale.

Obs. XII — Catarrhe tubaire postgrippal; guéri en quelques injections.

Obs. XIII, — Sinusite enrayée par deux injections.

RE re

Obs. XIV. — Catarrhe chronique des trompes et de l'oreille moyenne; complètement guéri par une

série d’injections.

Obs. XV. — Otite guérie en deux injections.

Obs. IL. — Asthénie extrême postgrippale, disparition

complète par série d’injections.

Dans les cas observés

1° Il n'y a jamais eu de réaction générale grave, ni d'hyper-

thermie notable;

2° I n’y a jamais eu d’aggravation;

3° Il n'y a jamais eu de rechute grave;

4° Il y a toujours eu une amélioration très nette à la suite de la première injection;

La guérison a été obtenue dans des formes persistantes contre lesquelles la thérapeutique usuelle restait sans effets;

6° La guérison a été obtenue la plupart du temps par l’ac-

tion seule du lipovaccin, toute autre thérapeutique étant supprimée.

L'ensemble de ces résultats semble assez avantageux pour que le lipovaccin soit tenté dans tous les cas de complications persistantes de la grippe. Dans les formes suraiguës, les observations nous manquent; nous réservons donc notre opinion sur l'indication de la vaccination de Le Moiïignic dans ces cas très graves, très brutaux, lorsque l'injection ne peut être faite dès le début. Il ne semble pourtant pas que l'absorption très lente du vaccin puisse provoquer un syndrome de choc ou d’aggravation.

En tout cas, dans les formes de grippe normale, au début, la vaccination paraît être indiquée. Car l'injection de lipovaccin ne peut pas amener une aggravation des symptômes, lorsque les complications ne sont pas encore apparues. Elle constitue au contraire une mise en garde précoce contre le strepto, le pneumo et les autres microbes d'association; de plus, elle provoque une hyperleucocytose générale, dont l’utilité n’est point à dédaigner.

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