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RUSES DE GUERRE

De l'enseignement de la guerre actuelle jaillit, entre autres choses, cette vérité : c'est que la portée excessive du tir moderne appellerai son secours la bonne et antique ruse. Demain, des baleines bien imitées, vomissant le pétrole à pleines narines, évolueront en rade ennemie.

De loin, une famille de phoques aura l'air d'une bonne famille de phoques ; mais, de près, l'œil attentif lui découvrira des « Whitehead » dans le giron.

La ruse empruntera des déguisements à la flore et à la faune du pays ennemi.

Le serpent de mer, de légendaire mémoire, refera son apparition, en n'ayant l'air de rien, mais bourré de lyddite jusqu'à la gueule.

Les glaces seront panachées à la mélinite-picrate.

Et l'on verra, l'histoire n'étant qu'un éternel recommencement, l'on verra, peut-être demain, le cheval de Troie devant Vladivostock. Les Russes riront. Ils seront désarmés !... Ainsi pense-t-on à Tokio.

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