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Dieu vers le milieu de sa grossesse. On constatail : de l’œdème des jambes, de l'albuminurie, une dyspnée assez intense en méme temps qu’une douleur précordiale et des palpitations très pénibles. A l’auscultation on reconnaît l'existence probable d’un rétrécissement mitral avec faux pas du cœur. Régime lacté absolu, repos au lit, purgatifs répétés. Au bout de quinze jours la malade quitte le service où.elle rentre huit jours avant son accouchement le 17 avril 4901.
Elle est à peu près dans le même état qu'à sa première admission. Les étouffements ont reparu, il existe un peu d’œdème des membres inférieurs, de l’arythmie cardiaque assez pro. noncée. On donne le même traitement en y ajoutant du bromure. Rien d’anormal du côté utérin, quelques contractions légères.
Le 23 avril 1901 la parturiente entre à la salle detravail vers minuit ; ses douleurs se succèdent rapidement et vers 5 heures du matin accouchement spontané d’une fille pesant 3.720 grammes et mesurant 50 centimètres. Le placenta pèse 950 grammes et ne présente pas de lésions appréciables à l’œil nu. Pas d’hémorragies post partum.
Le jour de l’accouchement,à 8 heures du matin, pouls toujours irrégulier à 128, le soir 124, injection de 0 gr. 05 de spartéine renouvelée le lendemain. Ce jour-là pouls à 120 le matin, 104
le soir.
Le 25 avril nouvelle injection de 0 gr.03 de spartéine, purgatif Salin et continuation du régime lacté absolu.
Les suites de couches sont normales.
Le D° Legry voit la malade et confirme le diagnostic de rétr&cissement mitral et de myocardite.
Le dixième jour des suites de couches survient une petite
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des sta aies
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alerte : on fait respirer à la malade 1 ballon d'oxygène et elle prend deux cuillerées de sirop d'éther. Ces troubles ne se renouvellent pas et la malade quitte le service le vingt-septième jour du post partum en parfait état. ;
Cette femme avait tenu à nourrir, « Après toutes mes grossesses, disait-elle, j’ai nourri et ne me suis jamais aussi bien portée que pendant ces périodes. » ;
Pendant son séjour à l'hôpital l'allaitement se passe bien, on aide un peu avec du lait stérilisé. À la suite de la fatigue de sa rentrée chez elle la malade présente de nouveaux troubles, il y a de l’enflure des jambes. Un médecin jugeant l’état sérieux demande le sevrage. La malade résiste et continue à nourrir. Elle ramène l'enfant à la consultation des nourrissons et l’on constate qu’il augmente de poids. La femme diminue la quantité de lait stérilisé et dit qu’elle approche du bien-être
constant qu’elle éprouve dans toutes ses périodes d’allaitement.
OBSERVATION Il
La deuxième observation concerne une femme qui fit son premier accouchement à la maternité en 1896. Elle eut avant terme deux jumelles de 2.190 et 1.500 grammes, actuellement bien portantes.
Elle accoucha la deuxième fois à la clinique Tarnier le 12 février 1899 d’un garçon vivant du poids de 2.350 grammes.
Cette femme avait une double lésion mitrale. Elle voulut élever sou enfant. l'allaitement se passe bien dans le service. À sa sortie on lui D onceile l'allaitement mixte. Elle n’en fait
rien et n’a jamais présenté de troubles.