RE OBSERVATION HI
M. le D' Le Vaillant du Buisson nous a communiqué l'histoire intéressante d’une de ses malades de Beau-
vais.
Marie-Magdeleine H... est née en mai 1881 de parents bien constitués et sans tares organiques ; sa mère est nerveuse, son père arthritique.
Elle est l’aînée de deux autres enfants : un frère très vigoureux jusqu à l’âge de dix-huit ans où ils’adonne à l'alcool et à tous les vices ; il contracte la tuberculose pulmonaire et meurt à l’âge de vingt-trois ans, une sœur actuellement âgée de vingitrois ans (elle prend son âge au 10 novembre courant), a étc mariée à l’âge de dix-sept ans, elle est mère de quatre enfants bien constitués et a fait une fausse couche. Elle n'a aucun trouble du côté du cœur.
Marie-Magdeleine, à la suite d’un refroidissement, à l’âge de dix ans, fut prise d’une crise de rhumatisme articulaire aigu qui dura dix-huit mois: c’est au cours de cette attaque que l’endocarde, au dire du D’ Bailly, de Chambly, médecin de la famille, fut atteint. Remise en partie on lui fait faire sa première communion et au sortir de l’éghse, à la suite d’une syncope, elle commence une nouvelle série de rhumatisme erratique qui dure une nouvelle année.
Elle est réglée au sortir de cette deuxième atteinte. Restée très faible, très essoufflée, les parents la gardent chez eux pour son éducation et malgré les précautions prises elle retombe
en novembre i896.
Jusqu'au mois de février 1897 elle reste au lit, puis reprend