‹ Grossesse et CardiopathiesChapitre 20 sur 63 · NO · texte numérisé non relu

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24 novembre dernier à 4 heure du matin. Elle accouche rapidement et facilement à 5 h. 30 du matin au terme de huit mois et quart d’une petite fille qui pèse 2.730 grammes. Il n’y a pas d’hémorragie.

Outre son mal de Pott et une pyurie manifeste avec envies fréquentes d’uriner, cette malade présente, c'est là le fait intéressant, un rétrécissement mitral probablement d’origine congénitale. On ne peut songer à explorer le cœur par la palpation et la percussion ; la mère nourrit son enfant et le volume des seins

‘met obstacle à cet examen. Mais, à l’auscultation, on perçoit très nettement le rythme spécial du rétrécissement mitral, souffle présystolique, dédoublement du deuxième bruit et une ébauche de roulement diastolique.

Malgré sa lésion cardiaque qui paraît remonter à la première enfance, la malade a donc toléré trois grossesses sans jamais

présenter le moindre accident gravido-cardiaque.

En somme de toutes ces statistiques et observations il résulte que dans un assez grand nombre de cas (8,62 0/0 d'accidents) les grossesses, si elles ne sont pas trop répétées, n’aggravent pas les cardiopathies au point de déterminer les accidents gravido-cardiaques ; parfois même une seconde grossesse peut être mieux tolérée que la première (deux observations de Demelin) et ne donner lieu à aucun trouble. Les accidents sont donc d’une fréquence assez relative, le pronostic des cardiopathies valvulaires, en général toujours à réserver par prudence, est souvent favorable.

Est-il influencé par la nature de la lésion valvulaire ?

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