Lyon médical, 23 octobre 1910, p
Examen du cœur. — La pointe bat dans le cinquième espace sur la ligne mamelonnaire; la vibration dure de la mitrale est très nette ; d’une façon inconstante, mais sûre, on perçoit un frémissement cataire bien marqué lorsqu'on a fait asseoir plusieurs fois la malade sur son lit.
. Alauscultation, rythme mitral net, mais incomplet « rrtt-tla ». Il n’y a pas de murmure diastolique, mais un roulement présystolique rapeux, dur. L’éclat du premier bruit est très net, mais le dédoublement du deuxième, que l’on entend bien, un peu au-dessus de la pointe et entre celle-ci et le sternum, n’est pas scandé « ta-ta », mais contracté comme il se voit souvent « la ».
On ne constate pas de claquement d'ouverture de la mitrale. Le pouls est faible, dépressible et l’arythmie très marquée. L’auscultation soigneuse à la pointe ne révèle pas d’insuffsance mitrale, et les bruits de la base, recherchés au niveau de celle-ci et de l’articulation sterno-claviculaire sont normaux. Comme il n'existe pas de murmure diastolique sur la nature duquel on pourrait discuter, il s’agit cliniquement, à coup sùr, d’une maladie de Duroziez.
Le degré de la lésion, pas plus que sa nature, n’a grande influence sur l'apparition des accidents. Si ceux-ci sont plus à redouter dans les rétrécissements très serrés, un certain nombre d'autopsies cependant montrent bien qué des lésions orificielles peu accentuées peuvent s’accompa- ‘gner des troubles les plus graves alors que des sténoses plus serrées ou de grandes insuffisances sont parfaitement supportées.
La plus grande variabilité règne à cet égard. Il est donc impossible d’ établir le pronostic de la