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grossesse, dans les cardiopathies valvulaires d’après la nature, le degré et la complexité des lésions. « J'ai observé, dit Vinay, les formes les plus diverses : insuffisance tricuspide, rétrécissement et insuffisance de l’orifiee mitral, rétrécissement et insuffisance de l'orifice aortique, isolées ou combinées, j'ai même vu des lésions complexes'relatives à des maladies des deux orifices du cœur gauche sans que la grossesse füt troublée ni interrompue. »
On peut conclure de ces deux chapitres qu'il ne faut pas condamner d’un bloc toutes les cardiaques à la fatale aggravation de leur affection et aux accidents gravido-cardiaques. Les malades supportent leurs grossesses d’une façon très différente.
Chez certaines, plus nombreuses qu’on ne l’admettait jusqu'à ces derniers temps, l'affection cardiaque reste latente pendant le travail, la grossesse et les suites de couches. à
Chez d’autres, surviennent quelques troubles atténués par*le reposet le traitement médical, et ces accidents disparaissent à la suite de l’avortement ou de l'accouchement.
Enfin, dans un groupe de cas plus sévères, trop exclusivement envisagés jusqu'ici et moins fréquents qu'on ne l'avait dit, on voit survenir les tragiques accidents gravido- cardiaques à une époque quelconque de la gestation etde terminaison souvent fatale.
Il est alors intéressant de chercher pourquoi les
même lésions laissent certaines femmes en bonne santé
et, chez d’autres, déterminent des troubles.