Jeannin, Bull. de la Soc. d'Obst. de Paris, 1909, p
d'intervenir était un danger menaçant la vie de la cardiaque, doit-on laisser la malade courir la chance d’une nouvelle gestation ? Si la femme est primipare la question ne se pose pas, on peut escompter une meilleure et même absolue tolérance pour la grossesse suivante.
Mais dans le cas de grossesses successives au cours desquelles les accidents se sont montrés d’une gravité croissante nous pensons qu’on est autorisé à faire suivre la césarienne abdominale de l'opération de castration la plus simple et la moins traumatisante : la ligature des deux trompes par exemple.
Tout n'est pas fini avec l'accouchement, aussi est-il sage de ne pas partager l’euphorie des cardiaques quiont franchi sans encombres tous les «tournants dangereux » de la grossesse et de se méfier du deuxième ou troisième jour du post partum. À ce moment se manifestent la fatigue de la parturition et les troubles de la montée laiteuse.
Le myocarde qui a conservé ses forces jusque-là peut fléchir et l’on est rappelé en toute hâte près des malades quon trouve anhélantes, violacées, presque sans pouls. Le plus souvent la saignée immédiate et les cardiotoniques les tirent de ce mauvais pas.
Au contraire l’asystolie véritablement tardive survenant vers le huitième ou dixième jour des suites de couches est le plus souvent au-dessus des ressources médicales. La femme atteinte dans tous ses organes
succombe malgré toutes les tentatives de thérapeutique.
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