‹ Guerre a l'intempérance [microforme]Chapitre 14 sur 22 · SATISIIQUE DE LA VILLE DE:MONTRÉAL · texte numérisé non relu

SATISIIQUE DE LA VILLE DE:MONTRÉAL

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. \ A Donc dans une ville de 180.000 âmes, 45535 arrestations en sept années, et de ce nombre 36.271 pour ivresse.

De plus les deux tiers des personnes qui demandent asile et protection ne sont pas des gens sans feu ni lieu, maïs des personnes se trouvant plus ou moins dans un état d'ivresse.

“ Du 1er juin 1886, au 1er juin 1887, m'écrivait tout récemment Monsieur le Docteur Bourque, ily a eu 324admissions à l'asile St Jean-de- Dieu, dont 172 hommes et 152 femmes. Sur ce nombre j'ai constaté 49 cas de folie par intoxication alcoolique chez les hommes, et 15 chez

Me.

les femmes : c’est.à.

POUR CENT chez 1 chez les femmes.”

diré une proportion de 28 es hommes et 10 POUR CENT

J'invite le lecteur à fapprocher ces chiffres de ceux que jai donnés plus haut, touchant la criminalité et l’aliénation mentale dans les autres

Pays ; il pourra peut-être se convaincre de l’étendue du mal.

“ La patrie, dit le fapportaux Communes dont j'ai parlé, voit le commerce des boissons transformer ses fils intelligents et industrieux, qui devraient être sa gloire et sa force, en ivrognes débiles qui sont pour elle un fardeau et une honte, gaspillant des millions Pour consommer un breuvage, dont l'usage loin de fortifier, au contraire, la maladie et la ‘folie, le sui le meurtre, C'est ainsi que vont se perda un abus nuisible, des capitaux qui devrai vir à développer les ressources nationales,

amène, cide et nt dans ent ser-

En un mot ce mal est un chancre dans notre Corps politique, et s’il n’est suffisamment extirpé, il finira par flétrir et rendre vaines, les brillantes espérances d'avenir de notre pays.”

tion de 28 POUR CENT

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les autres e de l’éten-

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Les débits de boisson.

On sait avec quelle facilité, quandil ne s’y rend pas de lui-même, l'homme qui s'adonne à la boisson se laisse entraîner au cabaret les jours de paie; au retour de l'atelier il sacrifie souvent une grande partie de son salaire si laborieusement gagné. Les débits sont là, tout le long de la route ; et comme les ronces d’un sentier sauvage, qui en arrachant quelques lambeaux d’étoffe, font parfois couler un peu de sang, eux aussi font chaque fois au malheureux qu'ils dépouillent, au détriment de lui-même et de sa famille, une blessure moins apparente sur le moment, mais cependant sûre, profonde et dont les suites ne tardent pas à se manifester.

L'envahissement du débit de boisson n’est plus à démontrer; c’est sans contredit, lune des causes les plus redoutables de l'augmentation de

l'ivrognerie.

Les débits de boisson sont le fléau de notre

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