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Le Docteur James Miller, de l'Université d’'Edinburgh, déclare que l'alcool est un pofson et
ANCE
promesse, vous s cette ville, car ses.
ion de l'alcool çais le 7 février x-de-vie et ales, c'est-à-dire r action nocive et leur degré s sont compo- , auxquels on atiques qui en
s de la science Pris à l’état de s peu de temps.
Jut ce que vous oins un poison e système sans poison traitre ; la fin il mordra , 31). Il cache ‘ences trompeutoute l'éconotion.
de l'Université est un poison et
qu'il doit être classifié comme tel et en chimie et en physiologie.
Un autre médecin anglais l'appelle un puissant Poison narcotique.”
Si le vin naturel est un poison, dès qu’on en P , q
boit avec excès, si les liqueurs réputées les plus
pures, sont toutes plus ou moins nuisibles à la
santé et dangéreuses pour la vie, que faut-il dire
de, ces boissons frelatées, de toutes ces drogues impures qui se débitent partout ?
Où est le salon, où est la buvette, où est le res-
laurant, qui puisse garantir la qualité des boissons qu’il vend ?
On se sert du plomb et du cuivre, deux poisons, pour conserver le vin. La ire dite lager renferme quelquefois de la strychnine, Du cidre corrompu, du mauvais brandy, avec une infusion de Gois de champéche entrent dans la fabrication de certains. vins fort recommandés Comme foniques. On distille de la melasse et du mauvais whiskey, et en ajoutant à ce produit délétère 40 ou 50 pour cent d’eau, on obtient ce qui dans le commerce porte le nom de brandy ; le sucre brûlé lui donne la couleur, et les huiles essentielles un certain arome.
Pour manufacturer le genièvre (gin), on emploie
très souvent de l'alum, du carbonate de potasse, de l’acétate de plomb qui est un poison mortel, Lisez et méditez ce qu'écrivait au gouverne ment de la Belgique, le Préfet de la ville de Liège: « L'usage immodéré du génièvre (gin), rendu trop facile par le bas prix auquel il se vend, entraine les suites les plus désastreuses, Le genièvre est l'ennemi le plus redoutable de la classe ouvrière ; il ruine non seulement la bourse,
Mais la santé de l’homme qu’il pervertit, Il vicie:
tout à la fois le physique et le moral de l'homme ; il le rend méchant, perfide et paresseux, C'est à lui qu’il faut attribuer la plus grande partie des désordres et des misères qui détruisent l'harmonie et le bonheur des familles,” Et cependant le Préfet de Liège parlait des ravages causés par le vrai genièvre, le genièvre pur,
La falsification des boissons est presque générale comme le Prouve l'analyse chimique, et Comme le savent très-bien tous ceux qui peuvent se payer le luxe des liqueurs pures et parfaitement garanties.
Les pharmaciens sont tenus de représenter une tête de mort et d'écrire en lettres voyantes je mot Poison, sur toutes les bouteilles contenant des drogues dangéreuses, On devrait faire Ja même chose pour les 475 de toutes les bouteilles de boisson.
RANCE
nate de potasse,
poison mortel,
it au gouvernede la ville de génièvre (gin), iquel il se vend, ‘sastreuses, Le doutable de la ment la bourse, vertit, Il vicie:
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presque généchimique, et * qui peuvent et parfaite-
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L’intempérance.-Ses ravages.
Pour quiconque connaît la nature des produits dangéreux qui se débitent sous les noms les plus variés, l'histoire des ravages de l’ivrognerie n’a rien de surprenant, Les statistiques de tous les pays démontrent que dans l’ordre physique, intellectuel et moral, au point de vue de la famille et de la société, les désordres de tous genres se mul-
tiplient au fur et à mesure que la consommation de l’alcool augmente,
“ Les nations conime les individus ne peuvent
vivre longtemps qu'à la condition d’être sobres et vertueuses ; dès l'instant ou elles deviennent
intempérantes et vicieuses, elles sont destinées à périr. La viabilité d’un peuple dépend d’un certain nombre de conditions,-et quand au travers de celles-ci s'introduit l'abus des boissons” alcooliques, on ne saurait trop prendre garde,
qu'il y a là une menace de décadence plus ou moins prochaine. ” (Dr Lancereaux),
Je pourrais donner vingtaine de pays d
qui se manifeste salaires ;
du vin et se plaisent à Vider des coupes ? (Ps, ii, 12),
L'ivrognerie est un précipice, où sont perdus CEUX qui;ont le malheur d'y tomber : un précipice aux profondeurs insondables, qui donne le vertige attire et fascine.
Le choléra, la temporaires?.
“La table des 2Vrognes leur deviens ur Liège, un scandale et Une rélribution” un lacet désiré ‘dont les étreintes sont toujours plus fortes : Un piège caché où ils se.jettent Corps
dence plus èu
et âme; un scandale habituel qu'ils aiment pasiux),
( LL \ sionnément; une récompense qu'ils préfèrent à
‘officiels D tout, et qui leur semble renfermer ie bonheur. ne de “ie : ï es … Quand vous avez bu et mangé, gardez-vous | com 1 : . . . e à PAU d'oublier le Seigneur votre Dieu.” (Deut., vi, 12, 13). ravages, et que
€ péril Fsocial rte énorme des plus nombreux -cidentelles, de :
en général.
S Précipices ?.… r lemps à boire ? (Ps, ii, 12).
sont perdus LR:
Un précipice nne le vertige
it des fléaux pi terrible que |
vit toujours, proie, et ce
un dacét, un tom. Vi, 0):
nt toujours ttent Corps
L'intempérance, source de pauvreté et de misère.
# Ceux qui sont assidus à boire et adonnés aux excès de la table seront ruinés.” (Prov., xxiii, 21).
Le tableau suivant donne une idée de la quantité de boisson consommée, et des sommes énormes que cette consommation entraîne. Les chiffres de ce tableau relevés des statistiques de 1884-85 L:
| sont en général au-dessous de la vérité, Ils ne - représentent en outre que la quantité d'alcool pur et la taxe payée aux gouvernements.
TT —— Ét CONSOMMA-
;- . TION PAR |IMror PAR
Pays POPULATION TÊTE D'AI. TÊTE
| -]-S00L Pur Angleterre 35.000.000 | 2 P2 pintes $2.40 llemagne 45.000.000 | 81 f 0.45 Autriche 37.000.000 | 3 M 0.30 Belgique 5.500.000 | 4 5 0.70 anemark | 3.000.000 g «4 0.50 Italie 29.000.000 | 1 LL O.15
Russie | 83.000:000 SM € | 1.30
En.1882 l'Angleterre à dépensé Pour le pain, le beurre, Je sucre, le thé et Les autres articles né.
Cessaires à la vie 350 millions de Piastres : pour
Unis ont produit 117,728,180 gallons d’alcoo!, Plus de deux gallons et un tiers par tête de la 1 °pulation totale.
Le congrès des brasseurs américains, tenu à Chicago, constate qu'en 1882 il à été manufa, turé 413,760.410 gallons de bière, c'est-à-dire plus de 8 gallons pour chaque Personne, hommes, femmes et enfants.
La dépense annuelle pour le Pain aux Etats-
ANCE
R |IMPOT par L-| TÊTE
Se S $2.40 0.45 0.30 0.70 O.50 O.I5
our le pain, articles né.
astres ; pour 110 millions
du Revenu des Etats- 5 d’alcool, tête de Ia
15, tenu à nufacturé "€ plus de ) femmes
X Etats:
Unis s'élève à $505,000,000.00; pour la viande à $303,000,000.00; et pour les boissons enivrantes à plus de $#900,000,000.00 ; sur une population de soixante millions.
En Canada, avec une population de cinq millions, on dépense $21,675,000.00 pour le pain, $22,475,000.00 pour la viande et plus de $50,- 000,000.00 pour les boissons enivrantes,
Les trois quarts des pauvres le sont ou le deviennent par suite de l’intempérance,
Inutile de multiplier ces statistiques. C'est un fait bien établi, que les sommes gaspillées partout, en Canada comme ailleurs, se chiffrent par millions. C'est un immense capital que l'on investit sans aucun espoir de bénéfices ; c'est le produit d’un travail pénible que l’on jette à la mer.
Ce sont les villes qui portent rinc palement cette dépense.
À Montréal, par exemple, supposons que chaque débit de boisson vende en moyenne pour $10.00 par jour; nous arrivons à une dépense de plus de $6,000.00 par jour, de plus de $2,000,- 000.00 par année, Si l’on ajoute à cela le commerce qui se fait dans les épiceries licenciées, et dans les maisons non licenciées, ces chiffres seront plus que doublés.
Et quelles sont les victimes de ces pertes énormes? Les riches? Ils fournissent sans doute leur contingent, mais pour qui sait que cinquante personnes vivent au jour le jour du fruit de leur travail quotidien, pour une seule que la fortune favorise, il est facile de comprendre que plus des trois quarts des millions dépensés pour les boissons enivrantes le sont par les pauvres.
Combien ue familles qui n’ont jamais connu les douceurs d’une modeste aisance, couleraient des jours de bonheur, si le père et les enfants voulaient briser pour toujours avec leurs habitudes d’intempérance ? Ces millions dépensés follement, qui permettraient à l’ouvrier non seulement de goûter les bienfaits d’une vie confortable, mais encore d'économiser pour les jours de maladie et les années de vieillesse, ils les échangent pour un breuvage empoisonné, dont l'influence pernicieuse se manifeste chez eux et chez leurs descendants,
La première et la principale source de la pauvreté, de la misère et de tous les maux qui leur
font cortège, c'est la boisson, c'est le salon, c'est l'auberge c'est le restaurant.
C'est là que l’ouvrier, que l'artisan vont engloutir un salaire si péniblement gagrié.
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C'est à la boisson, et aux désordres quelle engendre qu'il faut remonter pour trouver le secret de ces scandales financiers, de ces bancroutes, de ces détournements de fonds qui menacent quelquefois l'existence de nos institutions les plus solides,
Qui comptera les misérables que l’ivrognerie à fait dans les classes populaires ? Qui comptera les fortunes qu’elle a démolies? Qui comptera les familles de cultivateurs quelle a dépouillées de leurs biens et chassées de la #erre paternelle? C’est un même feu qui brûle la chaumière du pauvre et réduit en cendres les palais de l’opulence. L’expérience confirme la parole de l'Esprit-Saint : Celui qui aïme les festins sera dans l'indigence ; celui qui trouvé ses délices dans le vin et la bonne chère ne s'enrichira pas” (Prov., xxi, 17).
Une personne judicieuse, riche des biens de la fortune et de ceux de la vertu, faisait, à propos des folles dépenses où tant d'ouvriers trouvent la misère, cette réflexion éminemment pratique: “ Si nous faisions comme eux nous irions tous à l’hôpital.”
Etes-vous pauvre? Votre forture est-elle à faire ? jamais vous ne serez rien, ni ne possèderez rien, si vous devenez ivrogne.
Jouissez-vous d'une modeste aisance ? Etes-vous riche? rappelez-vous que l'intempérance a ruiné des millions d'hemmes. C'est payer trop cher un vil plaisir que de le payer de sa ruine.
L’intempérauce, l’ennemi de l’ouvrier et du travail.
. Avec la bienveillante permission de l'auteur, je reproduis ici quelques passages d’une étude pleine d'actualité due à lag du Rév. T.J.Conaty.
Après quelques considérations préliminaires sur la grande lutte entre le travail et le capital, les droits et les devoirs de l’un et de l’autre. l'écrivain continue :
Qui donc plus que l’ouvrier doit protéger sa santé ? La santé c’est le capital de l’ouvrier ; s’il la perd la banqueroute l'attend. L’interêt de sa famille lui impose le devoir de protégér son travail en protégeant la vigueur de son corps. La prospérité de sa maison, le bonheur de ses enfants, dépendent tellement de son travail que si l’ouvrier cesse pendant quelques jours de travailler, la misère est à ses portes. Or comme l'expérience universelle et les statistiques de tous les pays, prouvent les effets désastreux de l’alcoo!l sur la santé et les forces du corps et de l'esprit, cette conclusion s'impose forcément, que l’homme intempérant
dissipe et consume follement ce qu'il a de plus précieux, le seul capital qu’il puisse investir avec avantage, Qui peut compter sur le travail de livrogne ? Il 1.8 vaut rien ou presque rien; cn ne peut avoir en lui aucune confiance. Il gasnille quand il devrait grossir sa fortune; il dissipe quand il devrait amasser; au lieu de bâtir il démolit sans cesse ; sa vie est une malédiction conünuelle. L'homme intempérant est un scandale pour tous les gens honnêtes et industrieux, une disgrâce et un fléau pour la société.
l’intempérance est le plus terrible ennemi du travail, non seulement parce qu’elle prive l’homme des moyens de gagner sa vie honorablement, ais encore parce qu'elle le rend l’objet du mépris universel. Quelle est donc l'ambition de l’ouvrier sur Cette terre ; si ce n’est d'acquérir un peu de bonheur, d’être le maître chez lui, et de faire quelques épargnes, pour n’avoir pas à appréhender la misère dans sa vieillesse.
Qu'est-ce qui fait la force d’une nation ? Ce ne sont ni les grandes fortunes, ni les palais, ni les titres de noblesse; maïs plutôt la famille du cultivateur, de l’ouvrier. C’est dans l’humble chaumière de la campagne, dans la modeste maison de l'artisan que se forment ces bras robustes, ces cœurs généreux et honnêtes, la gloire et la force d’un pays.
Pourrions-nous être assez aveugles pour ne point voir que lintempérance, vraie sangsue qui s’abreuve du plus pur sang du travail, arrache des milliers d'hommes de toutes classes, à cette vie pure et vertueuse de Ja famille, et apporte au foyer domestique avec le déshonneur, les larmes et la misère ?
L'ivrognerie fait de l'homme un être sans cœur. Plus de pitié pour ces êtres chéris que la Providence lui a confiés, plus de justice nour sa femme
RANCE
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et ses enfants, L'ivrogne oublie jusqu'aux devoirs les plus sacrés de la nature ; sa passion le rend sourd à toutes les plaintes.
—Je n’étonne souvent que l’onvrier ne songe pas à se poser sérieusement cette question : ‘* puis- Je boire ?” Combien de malheureux dépensent dix, quinze, vingt centins et plus chaque jour pour boire, sans jamais songer qu'ils sacrifient par là cette modeste aisance qui serait le bonheur de leur famille. Ajoutez à cela ce que coûtent à l'ivrogne ces féles prolongées, le temps et le salaire perdus, les sommes gaspillées aux tables de jeu et vous comprendrez que l’intempérance dérobe au travail plus qu'il n’en faudrait pour donner à chaque ouvrier une heureuse indépendence.
Quel serait le langage des employés de nos grandes usines si on leur annonçait une réduction de quinze centins par jour? Ah! je les entends s’écrier avec indignation : “ le salaire que nous avons nous permet à peine de vivre, nous pouvons difficilement joindre les deux bouts, et l’on veut encore faire des réductions! non jamais, nous allons résister’ Et qu’arrive-til ? On'se réunit, on discute, on proteste, on refuse de travailler et voilà la grève. Pourquoi donc ne pas protester contre celte maudite taxe de sang de l’intempérance. Pourquoi donc vous soumettre, en esclaves, à cette réduction de votre salaire ? Pourquoi donc ne pas vous mcitre en grève contre cet ennemi le plus terrible de votre travail et de votre bonheur? Pourquoi donc ne pas vous affranchir de l'esclavage de la boisson ?
Quand donc les ouvriers verront-ils tous les dangers qui les environnent ? Quand donc comprendront-ils qu'il ne sufit pas de demander des salaires plus élevés, de réclamer leurs droits, mais qu'ils ne doivent pas être les esclaves du whiskey. C’est une chose à la fois pénible et humiliante de
constater, qu’en général c’est le travail des pauvres qui non seulement supnorte le trafic des boissons, mais en réalité le défend et le protège. La taverne et le salon sont les ennemis du travail et de tout bonheur domestique. On proteste avec raison contre l’égoisme des grands capitalistes qui voudraient s'enrichir au détriment des autres, et pourtant cet égoïsme n'en esi pas, si on le compare à l’égoisme de quelques uns de ces hommes qui bâtissent leur fortune en arrachant à leurs frères ce qu'ils ont de plus précieux, leurs forces, leur santé, le bonheur de leurs enfants.
Protégez donc votre travail, ouvriers sauvez done vos épargnes. Vous luttez pour vos droits ; n'oubliez pas le plus sacré de tous vos droits, le plus impérieux de tous vos devoirs. Vous êtes hommes, soyez donc hommes en tout et partout! S'il vous est permis d’être chevaliers du travail, soyez avant tout chevaliers de la tempérance.
ravail des paue le trafic des A et le protège.
emis du travail in proteste avec capitalistes qui nt des autres, et si on le compaces hommes qui nt à leurs irères urs forces, leur
uvriers sauvez pour vos droits; us vos droits, le irs. Vous êtes tout et partout!
1liers du travail, mpérance.
L’intempérance et Ia vie.
«Le vin a exterminé beaucoup d'hommes” (Eccli., XXXi, 30).
“ Beaucoup ont trouvé la mort dans les excès d'intempérance” (Eccli., xxxi, 34).
‘ L'ivrognerie serait peut-être excusable, si elle ne ruinait que la fortune ; mais elle s'attaque à la santé, elle détruit la vie. La santé comme les richesses, est un bien qui s’acquiert, se conserve et grandit sous la douce influence de la sobriété.
L'intempérance ruine les forces les plus vives du corps ; c’est un chancre qui ronge sans cesse sa victime et la conduit pas à pas au délire et à la mort prématurée. Les compagnies d'assurance sur la vie le savent bien ; elles n'émettent jamais de police aux buveurs immodérés, et leurs rapports annuels prouvent que l’homme qui s’abstient de l'usage de toute boisson enivrante a pour lui toutes les probabilités d’une santé florissante et d'une
longue vie.
Des milliers d’ivrognes descendent tous les ans dans la tombe, ne laissant après eux que le dés-
honneur.
Lisez les journaux quotidiens, vous n'en trouverez pas un sur dix qui ne renferme le récit de quelqu'accident, de quelque crime, de quelque drame de famille qui ont l'intempérance pour cause. Plus ce vice est répandu, plus le tableau de tous ces désordres est sombre.
FE Î eo fl
re
L'ivrognerie conduit au divorce, au suicide, remplit les prisons et les asiles d’aliénés.
re es
L'histoire de tous les cadavres qui passent à la morgue, c’est l’histoire de presq autant de victimes de l’intempérance.
L'ivrognerie du père se transmet très souvent à la deuxième et à la troisième génération dans des
ANCE
les plus vives re sans cesse sa 1 délire et à la es d'assurance mettent jamais + leurs rapports 1i s'abstient de pour lui toutes ssante et d’une
ent tous les ans eux que le dés-
vous n’en trouerme le récit de me, de quelque mpérance pour lus le tableau de
jrce, au suicide, liénés.
qui passent à la autant de victi-
et très souvent à rération dans des
enfants idiots, faibles, rachitiques, qui encore dans l'enfance manifestent déjà un goût prononcé pour les liqueurs fortes.
Si pénible qu’il soit de constater ces choses, il ne faut pas craindre de le faire: il importe que tous puissent se former une idée complète des terribles conséquences d'un mal, qui, si on ne l’arrête, entraînera la dégénérescence de notre population.
Les statistiques de la France sur les ravages de l'alcool sont on ne peut plus exactes. Depuis que le philoxera a fait son apparition dans les vignobles, la production des vins naturels a considérablement diminué et dans les douze dernières années, de 1874 à 1886, la consommation de l'alcool a plus que doublé, Il a donc été facile de suivre pas à pas la marche du fléau. Or ces statistiques démontrent que les maladies, les cas d’aliénation mentale, les morts accidentelles, les suicides, les divorces, es assassinats, les crimes de toutes sortes se sont multipliés dans une proportion constante a mesure que la consommation de l'alcool a augmenté, et que cette proportion est d'autant plus forte dans chaque département, que l’on y consomme plus de boissons enivrantes.
Tableau donnant le nombre de morts accidentelles dues à l'alcoolisme pour les dix dernières périodes quinquennales :
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{ NOMBRE DE MORTS PÉRIODES DE 5 ANS | ACCIDENTELLES, MOY- ENNE ANNUELLE
La participation relative des différentes contrées est d'autant plus grande, que l'abus des liqueurs fortes est plus considérable ainsi qu'on peut le voir par le tableau suivant :
CONSOMMA- ANNÉE 1880 TION MOY- Ë PROPOR- RÉGIONS |ENNE D'AL- NOMBRE [TION POUR COOL PUR PAR TÊTE SE Nord-Oue s\ 6 litres 98 23 Nord Gt 136 30 Nord-Est 4 39 ] Ouest dd 40 9 Centre FE 22 5 -.- Est dE 89 20 Sud-Ouest 4 1 5 I Sud . 5 I Sud-Est gt 14 I
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