Prendre de la boisson n'est pas péché
MPÉRANCE,
un péché mortel de
ieurs qui persiste à
Iqu'un, sachant bien |
l'autre raison pour le ain, pèche mortellelibérement au péché
que si en refusant la [9 ommage grave dans M
Se
jusqu’à l'ivresse, se li tels, que la misère k
ses enfants sont pritellement contre le
ir ses excès, se met!
ses dettes légitimes# justice si la matière é
la boisson n’est pashi
n qui incite à boire, Mi
sobre, mais qu'il sai nivrer commet u
n n'est pas péché
mortel, quand il n'existe aucun danger d’en abuser.
11, Mais si ce danger existe, boire devient alors une occasion prochaine de péché, et cette occasion doit être évitée comme toutes les autres, surtout par ceux qui connaissent leur faiblesse soit à
cause de leur inclination naturelle, soit à cause d'une habitude formée.
L’Intempérance: ce qu’en disent les Saints Pères.
Avant de commencer ce long chapitre tiré des écrits des Docteurs de l'Eglise, je dois répondre à l’objection de ceux qui pourraient trouver ces citations, ennuyeuses, de beaucoup trop longues et multipliées, Une seule pensée de St: Augustin ou de St, Bernard, méditée sérieusement, devrait suffire pour convertir tous les ivrognes de la terre : rien de plus vrai, Mais il ne faut pas oublier que si l’ivrognerie est un mal horrible, on ne saurait le démontrer de trop de manières; que plus une épidémie est répandue, plus le remède doit être surabondemment prodigué, Multiplier dans ces pages les trésors de la vérité, c'est donc leur faire produire plus de bien, Tous les lecteurs auxquels s'agresse ce manuel, n’ont pas la même instruction ; ils ne sauraient avoir tous la même manière de penser, de sentir, de réfléchir, On n'arrive
pas à tous les cœurs par le même chemin. Quel- B
+ perse mm ” ’
* L’ivrognerie affaiblit le Corps, enchaîne l'âme : € engendre le trouble de l'esprit, elle remplit le Cœur de fureur, L'ivresse ôte tellement Ja raison que l’homme ne se Connaït plus lui-même, Li.
se qu'un démon visible qui
se manifeste aux Yeux de tous.” (S. Bernard).
Dans le premier vérre de vin il peut y avoir utilité; dans le second, il y a gaité ; dans le troi: sième, volupté : dans le quatrième, folie.
“ L’ivrognerie Corrompt le corps et l'âme ; l’es-
Prit et la chair sont viciés, tous les membres avi-
Î t; on ne sait plus, on ne sent plus qu’on est homme.” (Origène).
L'ivresse est un démon volontaire : cette pas-
sion est la mère de la malice, l'ennemi de la vertu ;
d'un homme fort et énergique, elle fait un pares-
n tempérant, elle fait un dis-
Que sont les ivrognes, sinon des statues
qui ont des Jeux et ne voient pas, des oreilles et
n'entendent Pas, des pieds et ne marchent pas,’ (S. Basile), :
'ÉRANCE,
eule parole, d’une seront peut-être it eten méditants rgiques dont les pour flétrir l’in-
, Enchaîne l'âme :
it, elle remplit le lement la raison lui-même, L'imon visible qui (S. Bernard).
Lil peut y avoir té ; dans le troi ,» folie.
s et l’âme ; l’es- S membres avilus, on ne sent
ire : cette pasmi de la vertu ; : fait un pareslle fait un dison des statues des oreilles et iarchent pas,’
L'ivrognerie, c'est le foyer de la luxure, le chemin de la folie, le poison de la sagesse,” (S, Ambroise),
“ L'ivrognerie, c'est un démon, un mort animé, une maladie qui ne mérite point de pitié, une ruine sans èxcuse raisonnable, l'opprobre universel de la race humaine. (S. Jean Chry.). Comme une
ville assiégée est dans un grand trouble et pleine ”
d’agitation, ainsi en est-il de l'ivresse, dit le même
“ Le vin est un miel à la bouche, mais un fiel plein de poison pour la tête ; il flatte le palais, il brûle les entrailles; il fume dans la tête; il émousse les sens, il confond la vigueur, il détruit l'imagination, enlève l'esprit, couvre la vue, lie la langue et la déshonore, agite les mains, enflamme la poitrine, altère la pureté du sang, dérègle la marche, ravage tout le Corps, tellement que des pieds à la tête il n'y a plus rien de sain.” (S. Cyrille),
Semblable à l'animal, on peut dire que l’ivrogne tient partiellement du singe, du lion, du porc et bouc, Le vin le rend sottement railleur et ridicule comme le singe, impétueux comme le lion, dégoûtant comme le porc, impur comme le bouc.
“ L’ivrogne boit pour vomir, et vomit pour boire de nouveau ; quelle monstruosité révoltantel”
O vin, jete connais, attrayante douceur et pleine de poison 1 Tu hais ceux qui t'aiment, tu aimes ceux qui t'abhorrent ; tu donnes la mort à ceux qui jouissent de toi, tu noiïes tes amateurs ; je te Connais, poison mielleux.” (S. Cyrille),
“ L'ivresse est la privation de la saine raison, c'est un délire et la perte de la santé de l'âme.”
(S. Chrys.).
“ L'eau est l'ennemi du feu, elle l'éteint ; ainsi le vin bu avec excès étouffe la raison, il en est la mort ; il est mortel à toute vigueur, il fait du jeune homme un vieillard ; l'ivresse est une mort momentanée, La vigilance et la sobriété font les hommes ; et l'ivresse fait de l’homme une bête sauvage. L'eau submerge les navires, et le vin submerge les hommes. Les ivrognes äbsorbent le vin, mais à son tour le vin les absorbe.” (S. Basile),
L'ivrognerie est la perturbation et la ruine des familles ; autant de gouttes de vin l’ivrogne avale, autant de larmes il fait verser à son épouse et à ses enfants.
Quelle honte, quelle horreur que l'homme, par l'ivresse, se mette dans l'affreux état de ne plus savoir s’il est homme,
“ Par l'ivresse, O homme puissant à boire, tu te prives des lumières de Ja raison, tu mérites
RANCE
louceur et pleine iinent, tu aimes la mort à ceux
imateurs ; je te rille),
la saine raison, santé de l'âme,”
l'éteint; ainsi son, il en est la eur, il fait du 5€ est une mort | Sobriété font
l’homme une s navires, et le vrognes aäbsor- les absorbe.”
t la ruine des ivrogne avale, )n épouse et à
l'homme, par t de ne plus
it à boire, tu n, tu mérites
d'être mis au rang des animaux privés de raison.” (S. Basile),
“ Des hommes, l'ivrognerie fait des pourceaux, même des démoniaques. Leur bouche, leurs yeux, leur odorat et tous les autres sens se changent en dégoûtants cloaques de corruption. "(S. Chrys.).
“ Là où est l'ivresse, là est Satan ; là les promos obscènes, les blasphèmes, les imprécations, Oh! combien l'âne est préférable à l’ivrogne ! combie: le chien le sirpasse en valeur! Toutes les bêtes lorsqu'elles boivent et mangent, ne prennent que le nécessaire, fussent-elles pressées mille fois à
prendre d’avantag:,” (S. Chrys.).
L'homme plongé dans l'ivresse dit et fait des choses ridicules, méprisables et insensées. Il dévore son patrimoine, il réduit à l'indigence sa malheureuse épouse, ses entants et lui-même, car les ivrognes boivent en un jour les travaux de plusieurs jours.
Il'boulverse toute sa maison, il renverse tout ; tout fuit d’épouvante. Au milieu d'une nuit obscure et froide il faut qu'on se lève à la hâte qu'on disparaisse pour éviter les mauvais traitements de cet être changé en bête féroce et furieuse,
L'ivresse change les sens et jusqu’à la forme humaine ; d'homme on ‘devient brûte ; car ces
hommes sont comme fréné Chancelants ; ils avancent, ils reculent, ils vont à
droite et à gauche, ils tombent, ils se relèvent Pour retomber encore.” (S. Ambroise)
tiques, leurs pas sont
“L'ivrogne n’est pas seulement inutile à Ja société, dans les affaires privées et publiques ;
mais son seul aspect est pénible à tous, il répand des odeurs de mort” (S. Chrys.)
L'ivrogne est prodigue, il perd et dévore tout : plus il boit plus il veut boire ; à peine a-t-il cessé qu'il recommence, © vie animale et dégradante ! Il tombe à table, il faut le porter ; il tombe en chemin, il faut Je relever et le s
Outenir ; ilse couvre”de boue, ses vêtements sont en lambeaux.
Les mœurs Correspondent à la tempérance du Corps, L'homme sobre est Pur, l'intempérant est impur,
“ Partout où il Y a excès dans le boire et le Manger, dit S,. Jérome, le vice impur domine ; je ne croirai jamais qu'un ivrogne soit chaste,
L’ivrognerie est le naufrage de la chasteté” (S. Ambroise)
“ D'un homme modeste elle fait un libertin ; elle est l'usine de la luxure, la perte de la jeunes-
se, le poison de l'âme, la ruine des vertus.” (S. Basile),
# Nul n'est plus l'ami du diable, que celui qui
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RANCE
8, leurs pas sont ulent, ils vont à , ils se relèvent oise),
nt inutile à la s €t publiques :
tous, il répand
t dévore tout ; ine a-t-il cessé t dégradante !
3; il tombe en soutenir ; il se en lambeaux. empérance du ‘ tempérant est
le boire et le r domine ; je
soit chaste, a chasteté”
un libertin ; le la jeunesles vertus.”
ue celui qui
se souille’par “l'ivresse ; car cette passion est la source, le principe, la mère de tous les vices.” (S. Chrys.). Où est*l'ivresse, dit le même saint, là est le démon, là toutes les iniquités,
“ L'ivrognerie est l'arsenal de toutes les passions,” (S. Ambroise),
“ C'est un démon admis volontairement dans l'âme et par plaisir, Elle est la mère de la malice l'ennemie jurée de la vertu.” (S. Basile),
L'ivrognerie est la mère de tous les désordres, l'occasion de toutes les fautes, la racine des crimes, l’origine des vices, la perturbation de la tête, la subversion des sens, la tempête de la langue, l'orage du corps, le naufrage de la chasteté, la perte du temps, une folie volontaire, ure langueur pleine d’ignominie, la honte des mœurs, le déshonneur de la vie, l’opprobre de la vertu, la Corruption de l'âme.” (S, Augustin),
“ Le vice de l’intempérance est le plus honteux des vices humains” (S, Thomas)
“ Rien de plus immonde, rien de"plus infâme, de plus dégoûtant qu'une femme ivre ; elle a la vue obscurcie, la sérénité et la pureté du regard troublée; c'est une horreur indécente, vile et pleine de toute infamie..….… ” (S, Chrys).
Les extravagances résultant de l'ivresse”sont
rm PERRRNENS
indescriptibles ; voici le tableau frappant de vérité qu’en trace saint Ambroise :
“ De là, des images vaines, des regards incertains, une marche chancelante ; Souvent les gens ivres sautent au-dessus des ombres comme sur des fossés. Pour eux, la terre est vacillante comme leur tête ; elle semble tout à Coup s'élever et s’'incliner, et comme si elle tournait, dans leur crainte, ils tombent sur la face, et des mains ils se cramponnent au sol. Leurs oreilles retentissent d’un long bruit semblable au fracas des flots en. courroux et au mugissement du rivage. Pour eux les chiens sont des lions qu'il fant éviter parla fuite. Les uns éclatent de rires désordonnés, les autres pleurent d'un chagrin inconsolable, d’autres sont pris de frayeurs étranges. Eveillés, ils dorment ; dormant, ils se débattent, La veille est pour eux un songe, le sommeil une mort : on ne saurait les réveiller par des cris, par aucune impulsion, si forte qu’elle soil; ils ne s'éveillent qu’en reprenant leur bon sens.”
Ce tableau est frappant de vérité, et cependant que de scènes ridicules et grotesques, sauvages et sanglantes n’y $ont point représentées !
Voici un fait entre mille pour montrer tout le ridicule dont se cuuvrent parfois ceux qui aiment op la boisson.
Quelques écoliers, en vacances, jeunes gens de 16 à 17 ans, s'étaient réunis chez un de leurs confrères, Ils étaient tous de familles très respectables ; ils n'auraient jamais voulu donner une mauvaise opinion d'eux-mêmes ; ils voulaient se lenir comme il fau.
Cependant passer quelques heures ensemble sans prendre de boisson, il ne fallait Pas Y songer: aussi sans être ivres, furent-ils bientôt gais comme pinsons. C....., présumant trop de ses forces, avait mesuré Je coup lrop fort. Il s'aperçut bientôt que la terre tournait plus que d’ordinaire ; les objets se multipliaient, sous ses veux fatigués
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d'une manière alarmante ; il fit pourtant bonne contenance jusqu’à l’heure du souper. C'est là que le ridicule et la confusion l’attendaient. On lui verse une tasse de thé ; mais, Soudain, son imagination un peu échauffée lui laisse apercevoir trois soucoupes…...., Que faire ? Il voudrait bien ne pas se compromettre en faisant une sottise..…… Il se croit obligé de se servir d'une Soucoupe ...…, Laquelle choisir ?......... Impossible de me tromper en prenant celle du milieu, se dit-:11........ , et voilà X........ qui verse lentetement son thé dansla SouCcoupe du milieu, c'est-à-dire... … sur la nappe ! La honte le dégrisa aussitôt, et il promit bien de ne plus se laisser prendre.
Ce que l'on boit.
Je ne prétends pas donner ici une page de chimie, pas plus qu'un traité de médecine sur l'alcool ; mais il est bon, il est nécessaire que les malheureux esclaves de la boisson, esclaves par inclination naturelle, ou par habitude, ou par ce que l’on appelle convenance et nécessité sociale, connaissent bien ce qu'ils boivent. On ne saurait trop leur répéter que c’est bien réellement un poison et un poison violent qu'ils absorbent en doses plus ou moins fortes, sous le nom de £gin, de wkiskey, de brandy et d'une foule d’autres liqueurs, quelque soit le nom dont on les décore,
Un bon vieux prêtre irlandais de New-York avait coutume de se servir de la formule suivante pour faire prendre la tempérance : “ Fe m'engage solennellement à n'abstenir de l'usage de toute mauvaise boisson.” Maintenant, mon ami, ajoutait.il
si vous: gardez fidèlement cette promesse, vous ne prendrez jamais un coup dans cette ville, car toutes les boissons y sont mauvaises.
Le rapport sur la consommation de l'alcool en France, présenté au Sénat français le 7 février 1887, déclare que toutes les eaux-de-vie et alcools du commerce sont toxiques, c'est-à-dire renferment un poison, et que leur action nocive est en rapport avec leur origine et leur degré de pureté. Toutes ces liqueurs sont composées d'alcool, de sucre et d’eau, auxquels on ajoute certaines substances aromatiques qui en déterminent le goût et le nom.
Or l'alcool, d’après les hommes de la science est un poison violent et corrosif. Pris à l’état de pureté il détermine la mort en très peu de temps. Ajoutez-y de l’eau, du sucre et tout ce que vous voudrez, l'alcool n'en reste pas moins un poison qui ne peut être introduit dans le système sans y apporter le désordre. C’est un poison traître ; le vin entre agréablement, mais à la fin il mordra comme un serpent" (Prov. xxii, 31). Ilcache À son action délétère sous des apparences trompeu- M ses, s'insinue peu à peu dans toute l’économie et y fait un travail de destruction. Ù D
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