‹ Guerre à la boisson! [microforme]Chapitre 3 sur 5 · REFRAIN · texte numérisé non relu

REFRAIN

Immense tyrannie!

Océan de douleurs.

Eterneile agonie,

Par les maris buveurs.

La pauvreté la plus extème Assombrit le foyer;

Le chérubin, l'ange qu'on aime Ne saurait l’ensoleiller.

Mon malheureux homme en colère Est un fauve en fureur.

Sa voix: terrifiant tonnerre,

Nous glaçant tous de terreur.

11 vômit le blaspnême horrible Et frappe sans égard.

Toujours de plus en plus terrible Et plus brutal son regard.

Empoisonnés et misérables Mes chers petits enfants!...

Mes chagrins sont inénarrables, Ils sont cruels et navrants.

Debout! je maudis la buvette Et sa boisson d'enfer!

Comment puis-je rester muette Quand on me charge de fer?

Je ne veux pourtant pas maudire, Mais mon coeur est navré,

Il n'est plus maître du délire De mon esprit enfièvré.

Oh Dieu! pitié pour foi, je souffre, Jamais nulle douleur

Ne fût comparable à ce gouffre Où nous jette le buveur.

La Noël

Au foyer du buveur.

vers va goü-ter l’i- vres - se: La joie en tous les

ce jour, dé- bor - dant de joie, ap-porte

jour de Ciel, La bois- son dou-ble ses ra - va - ges, Jour

dernalheur,Autoît du buveur, De l’en-fer,oui, j'aurailes ra-ges.

Jésus tu viendras cette nuit...

L'univers va goûter l'ivresse.

La joie en tous les yeux reluit.

Mais pour moi double est ma tristesse.

Tu le sais bien, mon triste toit Abritera l'ivrognerie, Et ce jour débondaut de joie Apporte à mon âme ahurie Bien plw de fiel.

En ce jour de Ciel La boisson double ses ravages.

Jour de malheur Au toit du buveur...

De l'enfer, oui j'aurai les rages.

Mon enfant demande du pain O Jésus, voyez mes alarmes!

Mon doux ange souffre la faim 11 implore et verse des larmes...

Et je n'ai rien à lui donner Que mes baisers brûlants de fièvre...

Jésus, veux-tu le condamner? J'attends son salut de ta lèvre.

Peiit Jésus, Ah! ne tarde plus, Se peut-il plus sombre misère?

Jette du Ciel Un rayon de miel!

Sauve Jean... et sa triste mère.

jii

li se fait tard... quel est ce bruit Qui soudain frappe mon c'eille?

C'est mon pauvre homme!...

Oui, c’est bien lui!

Mon Jésus! Oh! douce merveil

Car il est sobre et souriant, Les mains conbles. La bonne chose!

Son oeil est doux et caressant, I1 pleure, et baise l'enfant rose!

Oh! jour de Ciel Mon mari fidèle Me revient, ob! bonheur extrême!

Chante ma joie Vers le Ciel envoie

Ton bonheur, qui vient du Ciel même.

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