Obs. de Vedel
(lui te aussi odieuse ; mais ils pouvaient tout se permettre, <( môme de menacer Dupont de passer ses troupes au fil de l'épée si Vedel ne revenait prendre sa position i. » Les commissaires espagnols parlèrent de mauvaise foi et allèrent jusqu'à vouloir rompre les négociations 2. Aussi le comte Muraire a-t-il eu raison de dire : « Je ne puis m'empêcher d'observer qu'il semble qu'un sentiment de faiblesse, qu'un vertige d'inconséquence s'était emparé de toutes les têtes. » Nous serions volontiers plus énergique ; chacun dans l'entourage de Dupont n'eut que reproches à l'adresse de Vedel..., môme le général Privé, adversaire déclaré pourtant de la capitulation !
Coup sur coup et à franc étrier, ladjudant-commandant Martial Thomas, puis Privé furent lancés à ses trousses pour lui ordonner de s'arrôter et de revenir à Baylen. L'un partit à six heures du matin et l'autre à une heure du soir, tellement les Espagnols se montraient impatients d'en ôtre sans nouvelles. En passant au quartier général de Reding, Privé manifesta hautement « la profonde indignation qu'il éprouvait de la fuite de son collègue 3. » Pas d'exception^ nous capitulerons tous ensemble l tel semblait ôtre le mot d'ordre. Dans quelle mesure la jalousie contribuait-elle à entretenir chez Dupont et chez ceux qui l'approchaient, une aussi inqualifiable résolution?
« Ce fut le général Legendre, rapporte Martial Thomas, qui me remit un ordre par écrit et cacheté. Il me dit de faire connaître au général Vedel que son mouvement de retraite exposait le corps aux ordres du général Dupont à être massacré par l'ennemi et qu'il était urgent qu'il arrêtât sa marche. On croyait le général Vedel à