‹ Guerre d'EspagneChapitre 127 sur 207 · Interrogatoire de Martial Thumas {krch. Guerre · texte numérisé non relu

Interrogatoire de Martial Thumas {krch. Guerre

■2. C'était la division Coupigny: elle avait reçu Tordre de se porter sur les derrières de Vedel. Le fait est d'ailleurs attesté par Arteche, II, 556, et p.ir le Rapport de Whittingham à Balrymple. Andujar. 21 juillet.

une colonne qui se rendait à la Caroline. J'appris qu'à leur arrivée dans ce village les Espagnols avaient massacré les malades et les blessés qui attendaient le retour de la division Vedel. Je vis chez l'alcade les fusils et les gibernes

de ces malheureux Le soir, le général en chef donna

l'ordre de se tenir prêt à partir le lendemain, à trois heures du matin, sans donner connaissance de la capitulaiion. »

Dans son ignorance, le soldat put croire à une sortie, à une attaque désespérée, alors qu'il s'agissait de défiler devant l'armée ennemie et de déposer les armes !...

« J'appris que M. le général Legendre avait présenté aux généraux et aux chefs de corps un écrit à signer, dans lequel on cherchait à excuser la conduite du général Dupont, et à rejeter les malheurs de l'année sur les soldats.

« Je ne pouvais le signer^. » Ici, tout est à sa place et il n'y a pas un trait à retrancher au tableau. Personne n'y est flatté, et si les Espagnols crient, libre à eux !

Que s'était-il donc passé à la division Vedel que Privé trouva « en insurrection )>? Le 27 décembre 1809, Clarke adressa à Napoléon l'analyse d'un exposé du colonel Vigier, chef d'état-major de la division Gobért, signé par huit officiers supérieurs et relatant les circonstances qui avaient amené cette division et celle de Vedel à adhérer à la capitulation.

(( Le 21 juillet, jour où la nouvelle se répandit, parmi les troupes, de la capitulation où elles avaient été comprises, l'indignation fut si vive qu'elle produisit un tumulte général, et les officiers ne parvinrent à calmer , l'effervescence du soldat qu'en promettant de faire tous : leurs efforts pour obtenir de Vedel qu'il refusât son ^ adhésion à la capitulation et qu'il continuât sa retraite sur Madrid. Les chefs de corps et officiers supérieurs se

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