Voy. le Monileur universel du 12 juin
3. Magnifique ouvrage du bénédictin des Archives de la Guerre, notre excellent ami Marlinien.
ODIEUSE CONDLlTE DES (iRNÉv.MX ESPAGNOLS 227
et Barbou, seules engagées à Alcolea et à Baylen, eurent 85 officiers tués ou massacrés et 192 blessés, soit 277 sur un électif de 520 au i" juin.
Ainsi s'acheva le lugubre drame.
« Combien n'ai-je pas regretté que les premières dispositions n'aient pas été exécutées! Si, après le succès do Gordoue, j'avais eu la division V^edel, Séville et Cadix seraient soumis... L'événement a malheureusemeut justifié mes craintes. Je n'ai cessé de demander des renforts. J'ai répété vingt fois que la position d'Andujar était dangereuse et que le midi de l'Espagne demandait la principale attention. Je suis accablé de ma situation; mais l'honneur a été sauvé par la manière dont je me suis battu'. »
L'histoire retiendra ces paroles. Que Saint-Jean d'Angély ait cru pouvoir signaler parmi les conséquences de la catastrophe, « l'Andalousie livrée à /a séduction des Anglais et à Yembrasement de la rébellion, l'exécution d'une des opérations les plus importantes à la consolidation du système continental, fioiion d'intérêts des Expagnes et de l'Empire français coûtant déjà plusieurs années de fortes dépenses et beaucoup de sang répandu par le fanafiswr rf la perfidie- », c'était là un langage officiel, obliiialoir. . courtisanesque. En ce qui concerne l(îs Espagnols, elle exalta leur présomption jusqu'au délire et leur haine jusqu'à la fureur. Ils révèrent de franchir les Pyrénées et d'envahir la France. Tel fut du moins lecorollaire du plan d'opérations concerté à Madrid, l<> 5 septembre. Quels obstacles désormais étaient capables de les arrt-ter?
« Nous sommes fort obligés à nos bons amis les Anglais,
1. Dupont à Be/liard. 28 juin et 16 juillet. A Savary, 21 juillet.
2. Conclusions du liapporteur général dans l'affaire de Baylen. (Arch. Guerre).
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(( dirent-ils alors aux officiers de Sir John Moore ; iious « mirons le plaisir de les escorter jusqu'à Calais et ne <( leur donnerons point la peine de battre les Français. « Pourtant nous les verrons avec plaisir assister à nos vic- « toires. » « Cette absurde confiance aurait eu les plus grands résultats, si la sagesse, l'activité ou la valeur l'eussent secondée; mais ce n'étaient là que des paroles et rien, plus '^. » On a dit justement des Espagnols qu'ils valent plus qu'on le croit communément et beaucoup moins qu'ils ne le pensent eux-mêmes. Si l'on assiste aux discordes deTudela, au décousu des opérations de la deuxième campagne, onconçoit que, surFEbre, leurs générauxnedevaient récolter qu'une ample moisson de roseaux. On vit alors la Junte s'enfuir d'Aranjuez sous le torrent des injures etdes malédictions, sans savoir où porter ses pas ; les armées éparses, débandées, criant à la trahison, massacrer leurs chefs et terroriser leur patrie. Qu'étaient devenus les lauriers de Baylen?