La Junte de Séville à celle des Asluvies^ p
Rapports sur lès Opérations de baylen 239
C'est là, pour n'y plus revenir, ce qu'il était essentiel d'établir. Dupont fut battu ; mais, de grâce ! non point par des paysans, subitement devenus /o.< h.proes île Baijlen, en attendant qu'on en fit des nmriirfs. Il est permis, croyons-nous, de sourire de ces rodomontades. On est même en droit de hausser les épaules à la vue de tant de jactance et d'orgueil que les terribles journées d'Espinosa, de Burgos et de Tudela étaient bien faites pour abaisser et confondre. Castanos, en etïet. ne sut point conserver son prestige; peu de mois plus tard, après Tudela, l'opinion publique l'accusa d'incapacité, et bientôt, jugeant avec calme un succès qui avait dépassé leur attente, les vainqueurs se montrèrent peu s'en faut aussi cruels envers eux-mêmes que Napoléon devait 1 rtre à l'égard de Dupont. On vit alors les soldats espagnols massacrer leurs généraux, et la Junte s'enfuyant de Madrid sous les menaces et les imprécations du peuple, errer de ville en ville sans savoir où se fixer. En 18Û9 déjà, les affaires de l'Espagne étaient singulièrement en baisse. Si au début de l'insurrection, la Junte de Séville avait trouvé à foison des volontaires au prix de 1 franc par jour, un an plus tard, celle d'Extremadure dut leur ofl'rir2 fr. 50 et le pain M... L'enthousiasme s'était bien refroidi, le fieuple paraissait avoir assez de la guerre, et lu Juutr de Truxillo en était si pénétrée qu'elle reconnaissait i'im- [lossibilité de continuer la lutte. </ Hdijlenl disait-elle, mns doute nous y avons été victorieux, mais grâce à un concours de circonstances aussi hasardeuses que la réussite d\in terne à la loterie. Les généraux espagnols qui y ont pris part peuvent en témoigner'-. »
1. Pvoclumalion de D. Gregorio Lagiinn, gouverneur de lExtremailure, 4 juin 1809.