‹ Guerre d'EspagneChapitre 155 sur 207 · Journal de r.lrardin. 11. 13S · texte numérisé non relu

Journal de r.lrardin. 11. 13S

■1. -hj^eph à Sopoléon, 24 juillet.

« Je trouverai en Espagne les colonnes d'Hercule^ mais non les limites de nw?i pouvoir.

« Savary est un homme de tête et de cœur, qui a erré dans ses dispositions générales, parce qu'il n'a pas l'habitude de commander en chef, mais qui cependant est encore plus fort que ce que vous avez autour de vous.

(( Votre position peut être pénible comme roi, mais elle est brillante comme général. Il n'y a qu'une chose à craindre. Prenez garde de perdre l'esprit de l'armée et de le sacrifier aux Espagnols. Il n'y a point de ménagements à garder avec les brigands qui assassinent nos blessés. Il est fort naturel de les traiter comme l'on fait — Soyez tranquille sur l'issue de to?(t cela. Rien de tout ce qui est arrive ne m'a surpris : aiirais-je sans cela envoyé 150.000 hommes en Espagne, levé deux conscriptions et dépensé 80 millions ? »

Déjà les prévisions de Joseph se réalisaient ; Dupont passait sous les fourches caudines. Jusqu'alors clairvoyant, Napoléon, dans l'ivresse du pouvoir et du succès, était devenu aveugle ^ ; il défiait la Fortune de lui être contraire.

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