‹ Guerre d'EspagneChapitre 177 sur 207 · Pas battus! Voyez plutôt le relevé des pertes · texte numérisé non relu

Pas battus! Voyez plutôt le relevé des pertes

envers ses officiers presque ses égaux que cet événement désastreux doit être attribué. D'autres détails jetteront du jour sur tout ce qui le concerne.

« Votre Majesté me demande quels tribunaux doivent juger ces généraux et quelle peine les lois infligent à un pareil délit? Je viens de parcourir celles qui sont en vigueur et je vois qu'il n'a guère été prévu, à moins qu'il ne puisse être rangé dans le cas énoncé par le paragraphe 5, de l'article 101 du titre XIII du sénatusconsulte organique du 28 floréal an XII (18 mai 1804). En ce cas, c'est à la Haute-Cour impériale à Juger les coupables, et, dans le cas contraire, je ne vois pas quelle serait la loi qui leur serait apjilicable et en vertu de laquelle un conseil de guerre prononcerait. L'envoi que je fais cy-joint de divers codes et lois convaincra Votre Majesté. »

Sur les entrefaites, le capitaine Villoutreys, qui n'était point prisonnier de guerre, s'élant rendu à Paris, le général Nansouty fut chargé d'entendre ses déclarations. Il résulta des interrogatoires des 20 et 29 août :

Que Dupont ne quitta point Andujar le 17, parce qu'il n'abandonnait point l'espoir d'y attaquer l'ennemi ;

Qu'à Baylen, les trois attaques furent faites sur le front de l'ennemi et non en colonne serrée pour se faire jour, parce qu'il craignait d'être débordé sur ses flancs et

iné ;

Que le 25 déjà, deux divisions espagnoles, fortes ensemble de 4.000 hommes, occupaient les défilés de la Sierra Morena ;

Qu'il n'y avait aucun poste français entre Baylen et Manzanarès ;

Que si le bataillon de Manzanarès se rendit, le 29, ce fut de son plein gré. Le bataillon de Madridejos s'échappa, etc. ;

Enfin, que Vedel, après son départ dans la nuit du 19 au 20, ne reprit sa position près de Baylen qu'après la

signature de la capitulation, c'est-à-dire le 24 au matin. En expédiant à Clarke ces éclaircissements sur « l'horrible affaire », Napoléon ajoute : « Vous verrez que Vedel et Gobert étaient hors d'affaire, et que ces lâches entrèrent dans la capitulation pour saui^er leurs bagages. Bon Dieu! des Français coupables de tant de Idchetr^l » Or, non seulement le pauvre général Gobert était mort au champ d'honneur, mais ni sa division ni celle de Vedel n'étaient entrées à Cordoue... De quels bagages s'agit-il ici? Et d'où vient cette confusion?

Napoléon à Clarke.

Saint-Cloud, 27 août.

u Je vous envoie des journaux anglais qui contiennent la relation de Castafios sur l'affaire de Dupont ; faites-les traduire pour les joindre aux pièces. Vous y verrez des lettres de Dupont à Savary. Vous y verrez ce que Villoutreys n'a pas dit, que Vedel avait attaqué et s'était emparé d'un bataillon lorsqu'on lui a envoyé l'ordre de cesser de combattre.

« Il faut faire venir ViUoutreys et l'interroger. Posez vos interrogations de manière qu'il raconte en détail ce qu'il a fait jour par jour, où il a été, ce dont il a été chargé, ce qu'il a vu et entendu. // a dit ici qu'il y avait eu na moment où l'on avait consenti ([ue Vedel s en allât., et quon avait changé depuis. V^ous commencerez votre interrogatoire par lui demander ce qu'il était et en quelle qualité il servait auprès du général Dupont. Vous me rendrez compte de son interrogatoire et de ce que vous aurez tiré de cet individu. » En quelle qualité ViUoutreys

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