Mémoire du général Du/iesme
le pillage ne fut pas aussitôt, ne fut Jamais assez sévèrement réprimé.
3. — ... En partant de Gordoue, il emmena des équipages très considérables pour une plus forte armée, immenses pour U sienne et qui ont été évalués à 8(X) voitures. Et pourtant l'évacuation des hôpitaux ne fut pas complète, 4UÛ malades y sont restés, que n'a point revu l'armée, qui ne reverront pas leur pays.
ter et réprimer le pillage *. Jusqu'où peut aller sa responsabilité s'ils furent méconnus ?
3. — Aucune preuve n'a été faite de l'existence de ce convoi.
A combien, réglementairement, devaient s'élever les voitures à la suite de l'état-major du corps d'armée, des généraux, des régiments, de l'artillerie, du génie et du train? Le chitTre de ces dernières, variant suivant les pays et les ressources locales, n'était susceptible d'aucune fixation.
En outre, au T' juin, la division Barbou, la brigade suisse de Rouyer et la division de cavalerie Frésia comptaient 1.451 malades dans les hôpitaux. Quel en fut le chiffre à la suite de l'affaire d'Alcolea? Et n'est-il point naturel d'admettre que les 400 hommes laissés au départ de Gordoue étaient les malades ou blessés non transportables ?
Pour les autres, comment préciser le nombre des charrettes du pays qu'exigea leur évacuation?
1. Rapport (lu général Marescot, 2 septembre 1808. — Interrogatoires de Dupont et de Villoutreys. — Journal du général Privé. — Interrogatoire de Legendre. — Relation du lieutenant ThiébavU.
GDERRE D ESPAGNE
4. — Selon les états de l'état- major, son corps d'armée comptait, au 10 juillet, 22.875 hommes, dont 22.231 présents sous les armes.
j Dupont a été très net sur ce point.
A cette époque, d'ailleurs, les convois étaient démesurés dans les armées impériales. Le général Girod de l'Ain, rapporte qu'arrivant d'Espagne à la Grande Armée sur le Niémen, il fut frappé de « l'immense quantité de voi- « tures et de bagages de toute « espèce qu'elle traînait après « elle; chaque division en avait (( à sa suite une file occupant un « espace de près de 2 lieues, soit « 1 .000 à 1 .500 voitures. » Et cela se passait sous les yeux de l empereur., qui laissait même sa Garde les requérir partout sur son imssage et y entasser havresacs et fus ils K
4, — Erreur. Le rapporteur a compris dans le corps de Dupont la division Frère passée au corps du maréchal Moncey. Il néglige de dire que la division Gobert, échelonnée sur la route de Madrid, ne pouvait entrer en ligne de compte : un de ses régiments même, le 5'' provisoire d'infanterie, se trouvait encore du côté
1. Les grognards allaient jusqu'à en charger, pendçint toute la durée des marches, les épaules des paysans qu'ils rencontraient, et cela par force. Nul, parmi les intendants ou les généraux, n'eût songé à s'en plaindre : c'étaient là les petites faveurs de l'empereur.
RAPPORT DU PROCUREUR GÉNÉRAL. LES FAITS NOUVEAtJX 346
5. — Il envoya demander au général Reding une suspension d'armes ; le général Reding l'accorda. Mais, quand il fut question des conditions, quand le général Dupont demanda pour ses troupes le passage par Raylen pour rentrer dans la Manche, le général espagnol renvoya au général Caslaûos pour régler les conditions de la capitulation. Autorisé par le général Hupont, le capitaine Mlloutreys partit pour laller trouver. Et cependant l'armée française, ou plutôt la division qui venait de combattre, restait avec cet armistice consenti par le général Reding sans conditions comme sans garanties. Aucune stipulation pour la
de Valence. Y compris la division Gobert, Dupont ne comptait que 19.487 présents, et, dans la réalité, il ne disposait que de 16 à 17.000 hommes.
5. — Accumulation d'erreurs, et des plus graves. Tout est à reprendre ; la correspondance des généraux espagnols est en parfaite concordance avec le rapport de Marescot et les déclarations du capitaine du génie Bois-Chevalier., son aide de camp.
« Le général Dupont envoya « proposer à M. de Reding un « armistice qui fut consenti, et « une capitulation portant que « toutes les troupes (les divisions « Vedel et Gobert comprises), « évacueraient l'Andalousie :
« capitulation qui fut aussi ac- « ceptée par le général Reding, « qui, apparemment, apercevait « l'arrivée du général Vedel, (( sauf la rui'ipi at'imi du ijrni'ral « Castaîws. Eu couséquence. le « général Dupont dépêcha au « général Castaûos, qui était vers « Andujar, le capitaine Villou- « treys, qui avait toute sa con- <( fiance'. » Dans le trajet, Villon treys rencontra Lapefia en