‹ Guerre d'EspagneChapitre 23 sur 207 · yiapuléiin à Camhacévès^ lo luai · texte numérisé non relu

yiapuléiin à Camhacévès^ lo luai

talions, de l'attitude que la marche des événements les contraint à prendre quelques jours plus tard ! Le prétendu héros de Baylen, Castaûos, se montre particulièrement sensible aux cajoleries de Murât : « J'ai eu l'honneur d'adresser à Votre Altesse Impériale et Royale un exposé naïf de mon caractère et de la reconnaissance que m'inspire la confiance dont Votre Altesse Impériale et Royale a la bonté de m'honorer. Je lui réitère l'assurance que ma conduite sera toujours celle du militaire le plus subordonné, etc. K » Bref, capitaines-généraux et gouverneurs, chacun s'incline devant son autorité en flairant le côté d'où viendra le vent, et aussi disposé peut-être à reconnaître Joseph que Ferdinand. Dans quel embarras se fussent-ils trouvés à deux ou trois mois de là, si leur correspondance eût été divulguée, car enfin, des colonels aux officiers subalternes, la masse de leurs subordonnés s'était montrée autrement clairvoyante, sans parler du clergé et du menu peuple !

Suivant le général San Roman, « l'habitant de Numance et celui de Saragosse sont identiques: l'un préféra mourir plutôt que de se soumettre aux Romains ; l'autre s'ensevelit sous les ruines de la ville plutôt que de subir le joug des représentants de la même race latine, les Français. L'Espagnol n'a pas perdu un seul trait de son caractère au siècle oii nous vivons. Gomment expliquer ce mystère? Par /a vertu jjhysique du sol qui communique à la vie zoologique de l'homme, avec sa saveur, ses aliments, ses eaux, son atmosphère, la force que communiquait la terre au géant Antée. Antêe dut habiter l'Espagne. Cette influence du sol engendre chez l'homme une âme généreuse, la résistance à la fatigue, l'amour du foyer, l'indépendance du caractère, une valeur prompt*' etfière, avec tous les excès d'une passion latente sous un aspect paisible. Phénomène si remarquable que la

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