‹ Guerre d'EspagneChapitre 52 sur 207 · Rapport de Belliard, 31 mai (Arch. Guerre · texte numérisé non relu

Rapport de Belliard, 31 mai (Arch. Guerre

chements sur tous les points agités... Malgré reffervescence, je ne lui donne point l'ordre de me joindre, craiunant de contrarier les dispositions du prince Murât. Le partisan Echavarri prétend nous disputer le passage du Guadalquivir au pont d'Alcolea. Nous y serons le 7'. » A cet effet, les. dernières colonnes hâtent leur mouvement pour arriver le 6 à El Garpio, où le corps d'armée doit se réunir avant de se porter sur Gordoue; marches forcées qui achèvent de jeter le désordre dans la brigade suisse déjà si mal disposée, car le 5 à Andujar, le régiment de Preux s'insurge, les soldats enlèvent le drapeau du logement du colonel, et une foule d'officiers et d'hommes désertent^.

?\"o aul s'aventurer sur Séville sans savoir ce qui se passe du coté de Jaën et de Grenade, Dupont y détache des partis de dragons qui sont enlevés et massacrés peut-être ; de même, le courrier qui porte au général Avril commandant la brigade de renfort attendue du Portugal l'ordre de marcher sur Séville ; de même, les dépêches envoyées à Belliard, car la dernière qui parvient à Madrid est du 31 mai. Ainsi, 6.000 Français sont enfermés dans la souricière de l'Andalousie, avec 2.3'j'> suisses espagnols sur lesquels on ne saurait compter, et, qui peut-être sont prêts à passer à l'ennemi. Pendant un long mois, jusqu'au 2 juillet, le grand quartier général sera sans nouvelles du corps de la Gironde !

Les dix jours de vivres dont la distribution n'avait été évidemment faite que pour la traversée de la Sierra Morena, étant épuisés, il fallut mettre le pays à contribution, et des désordres de tous genres s'ensuivirent. Ln habitant écrit : « Nous avons près d'ici (à Andujar) 13.000 Français qui ravagent les localités, enfoncent les portes des maisons, défoncent les tonneaux des auberges

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