Dupont à Mural, Cordoue, 8 juin(Arch. nat., AF^V
quelques troupes de cavalerie sous les balles qu'on tirait de toutes parts. Les maisons d'où Ton lit feu furent saccagées, l'évêché, surtout l'Inquisition qui étaient de vrais arsenaux furent ravagés : on lit feu de la cathédrale même, dans laquelle on trouva de la poudre et des fusils. Les troupes passèrent le pont de Cordoue pour aller camper au-delà de la ville dont on fit occuper toutes les portes *. »
Entendons aussi le général Marescot qui n'avait aucun commandement et se trouvait là comme spectateur. (( Les portes de Cordoue restaientfermées, et les habitants tiraient par dessus l'enceinte. Après une inutile sommation, elles furent brisées à coup de canon : et après un léger combat dans les rues, la ville fut emportée à la bayonnette et pillée. C'est à tort que les Espagnols ont reproché ce pillage, qui est la suite ordinaire des attaques de vive force, après lesquelles on ne peut plus maîtriser le soldat. Le lendemain 8, le général Dupont ordonna la cessation du pillage; mais son ordre a été mal exécuté^ et le pillage s'est prolongé pendant plusieurs jours ~. » « J'ai eu connaissance qu'il s'étendit sur les couvents et les églises. V exécution militaire de la ville a duré phisieurs jours. Elle s'était laissée prendre d'assaut, et cette exécution était la suite naturelle de ces sortes d'événements, et Venlèvement de r argenterie des églises., une suite tout aussi naturelle ; car les habitants tiraient de dedans les églises comme de dedans les maisons. J'ai failli moi-môme être tué par une décharge de coups de fusil partie des portes de la cathédrale, au moment où j'y passais-^. »
D'autre part, suivant le lieutenant du génie Thiébault: « Les coups de fusil dont nous étions accablés décidèrent
1. Rapport de Légendre, Cordoue,! juin (Arch. Guerre) ; — Voyez aussi la lettre de Dupont à Murât, du 9 (Arch. Guerre).
2. Rapport de Marescot, au lazaret de Toulon, 1" septembre (Arch. Guerre).