‹ Guerre d'EspagneChapitre 56 sur 207 · Interrogatoire du général Marescot, 1812 (Arch. Guerre · texte numérisé non relu

Interrogatoire du général Marescot, 1812 (Arch. Guerre

le pillage. Le désordre fut à son comble, la résistance avait irrité le soldat livré à lui-même ; et méconnaissant ses chefs, il s'abandonna au pillage et à toutes les horreurs de la guerre. Les femmes, les vieillards et les enfants, rien ne fut respecté. Deux jours après, des cochons mangeaient le sein des femmes qui avaient reçu la mort dans les rues. Ce ne fut que trois jours après que des compagnies d'e^lite parcoururent les divers quartiers de la ville pour y ramener l'ordre e,t y maintenir la police. Il y eut bien quelques patrouilles, le lendemain du jour où l'on entra dans la ville, mais ces patrouilles entraient et pillaient elles-mêmes dans les maisons, et ce ne fut réellement que trois jours après qu'on prit des mesures sévères pour arrêter le désordre. Le général Laplane fut nommé commandant supérieur de la placée »

Dupont ne cessa de protester et d'assurer que « Cordoue ne fut point livrée au pillage et que le combat fini, tout rentra dans l'ordre. Le soldat ne sortit plus de ses rangs, et deux camps furent formés hors de la ville, de manière qu'il ne resta dans les murs que ce qui était nécessaire pour la police... J'ordonnai dès le lendemain des visites dans tous les équipages et dans les sacs des soldats. Les chefs de corps firent rentrer dans les masses de compagnies l'argent qui se trouva sur le soldat, et il ne s'est trouvé que de très faibles sommes... Je ne suis pas descendu de cheval le jour du combat, avant de m'être assuré par moi-même si tout était rentré dans l'ordre. Les généraux et les autres officiers ont parcouru les quartiers de la ville, le lendemain et les jours suivants. // ne peut y avoir eu que quelques désordres particuliers, tels qiiil s'en commet dans toutes les garnisons -l »

Enfin, voici un dernier et précieux témoignage em-

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