Interrogatoire du général Dupont, 1812 (Arch. Guerre
prunlé au Journal du général l*rivé, document de premier ordre qui mérite une confiance absolue. « M. le général Dupont établit un camp en avant sur la route de Séville, et un autre en arrière sur la route de Madrid. Ces dispositions prises, il entra dans la ville qu'il trouva livrée au pillage. Il fit battre la générale; les soldats sortirent des maisons et furent conduits à leurs corps par les patrouilles qui circulaient en grand nombre dans toutes les rues : des sauvegardes furent placées dans les couvents, devant les églises et cbez les particuliers qui eh demandaient. Des gardes furent placées à chaque porte de la ville, afin d'en empêcher l'entrée aux Français qui, d'après l'ordre du général en chef, durent rester constamment dans leurs camps. Les excès cessèrent et le calme commença à se rétablira » Cette déclaration est capitale, et s'il est permis de conclure, on dira que les ordres de Dupont furent méconnus et que les efforts des généraux et chefs de corps demeurèrent vains. Voyez plutôt ce qui se passa àAndujar, à quelques jours de là. La ville se souleva et fit la garnison prisonnière ; dans la nuit du 8 au 9, « le commandant de la place et trois hommes de sa garde qui voulurent résister inoururent dans la maison de D. Juan de Salazar^. ;> A son retour à Andujar, « en punition, Dupont fit fusiller un homme, et l'on toléra pendant le premier jour un pillage qui^ malgré ses ordres et les soins des autres généraux^ se prolongea cependant avec plus ou moins de force à peu près pendant tout le mois qu'on y est rcsté'\ » Pour mettre fin à de telles pratiques, il eût fallu l'implacable rigueur d'un Wellington; il eût fallu mettre la troupe sur les dents par des appels et des prises d'armes incessants, jusqu'à