Dupont à Belliard, 8 juDlet (Arch. Guerre
parti que les paysans armés y rentraient. Une température brûlante, constamment soutenue à 30° et insupportable aux Espagnols eux-mêmes, augmentait journellement le nombre des malades. Des sentinelles tombaient mortes de chaleur. On nous tuait ou blessait tous les jours du monde dans les reconnaissances : l'hôpital se remplissait * », et Ton manquait même de médicaments et de linge pour les pansements, car « les voitures d'ambulance avaient été enlevées par les insurgés dans la montagne- ». « Les généraux paraissaient avoir peu de conCance dans la position d'Andujar ; et lorsqu'on conseillait à Dupont d'aller prendre la position importante qui défendait les gorges du Puerto del Rey, il répondait qu'il avait Vordri' de tenir à Andit Jar'K »
A la suite des massacres des 4, 5 et 6 juin au Despeûa Perros, àSanta-Cruz et à Manzanarès, Liger Belair et Roize s'étaient retirés sur Madridejos. D'ailleurs, faute d'armes et de munitions, ils ne pouvaientcontinuer leur route. Enfin, le 15, la division Vedel eut ordre de quitter Tolède pour se rendre àAndujar, où elle devait arriver le 25. En môme temps, le parc de réserve se rendit à Aranjuez, où le général Lagrange vint prendre le commandement de la place, et le 6*' provisoire d'infanterie, de la division Gobert, fut appelé à Madrid.
En passant à Madridejos, Vedel recueillit le général Boussart avec le 6" dragons et la colonne de Belair formée des régiments de marche de dragons et chasseurs ; mais Savary disposa de ces derniers pour servir d'escorte au roi Joseph, dontl'entrée en Espagne était proche. Les chasseurs regagnèrent Madrid et les dragons restèrent provisoirement à Madridejos sous les ordres du général Frère ^. Et de la