‹ Guerre d'EspagneChapitre 84 sur 207 · VEDEL RÉTABLIT LES COMMUMCATIOXS · texte numérisé non relu

VEDEL RÉTABLIT LES COMMUMCATIOXS

la clef de tous les chemins de la Sierra. C'est une position à ne jamais abandonner. Je t'ai engagé à y faire construire quelques ouvrages ; fais-y venir tout ce que tu as laissé en arrière, à marches forcées. Tu sens comme moi l'importance de la Caroline'... »

Le Guadalquivir était alors guéable en une foule de points et notamment à Mengibar, Espeluy et Villanueva; mais le seul pont était celui dAndujar. car Dupont avait fait sauter deux arches'de celui de Marniolejo.afm d'assurer sa droite.

Andujar est nne ville ouverte de 6 à 8.<)<J<J habitants^ située sur la rive droite du Guadalquivir, dans un entonnoir, et dominée de toutes parts. Les approches en sont favorisées par de vastes plantations d'oliviers. « Il serait difficile, dit Thiébault, de se rendre compte pourquoi on y prit position. La tête de pont qu'on fit tracer sur la rive gauche était impossible à défiler par la proximité des hauteurs et ne remplissait aucun but, puisqu'on passait facilement le fleuve à droite et à gauche du pont. Aussi cet ouvrage a-t-il excité avec raison les plaisanteries de l'armée. Nous étions évidemment trop éloignés du défilé de la Sierra Morena et nos faibles régiments de cavalerie ne pouvaient éclairer le fleuve assez loin 2, » D'autre part. (( les greniers étaient vides, la récolte ne se faisait pas et allait être perdue'. » Les habitants étaient parmi les rebelles ou dispersés dans les montagnes, et Dupont avait dû organiser « dans chaque régiment une compagnie de moissonneurs '• » qui allait moudre le blé au moulin de Balluano, situé à 2 lieues en amont d'Andujar. « La ration fut bientôt réduite à moitié, et plusieurs fois il n'y eut pas de distribution. Vainement, pour se procurer des vivres, s'empara-t-on momentanément de Jaën ; à peine en était-on

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