‹ Guerre d'EspagneChapitre 88 sur 207 · liasfeà Vedel, Sanla-EIena. 21 juin (W · texte numérisé non relu

liasfeà Vedel, Sanla-EIena. 21 juin (W

YEDEL RÉTABLIT LES COMMUMCATIONS 141

•d'une mauvaise carte d'Espagne, — il n'en existe point •de bonne aujourd'hui encore — Napoléon vit qu'il y a la même distance (à vol d'oiseau sans doute) de San-Clemcnte et de Madridejos à Andujar, et ordonna que la division Frère se portât à San-Clemente pour protéger le liane droit de Moncey et appuyer en même temps Dupont ' . Quel appui? et par quel chemin?

Frère parti, la route d'Andujar se trouva de nouveau interceptée; après être resté pendant un mois sans nouvelles <le Dupont, on cessa d'en recevoir même de Vedel. Comment rouvrir les communications? Il yavait bien, à Madrid, les divisions Morlot et Gobert, la garde impériale et une brigade de cuirassiers, mais Savary n'osait s'y dégarnir, et sa première pensée avait même été de retenir Vedel sur la Sierra Morena-. Heur ou malheur, ses ordres lui parvinrent trop tard; justement impatient d'être secouru, Dupont lui avait enjoint de descendre sur Baylen. « Faitesen part à Belliard. Le prince sentira la nécessité de nous envoyer de suite la 3* division, le parc, un régiment de cuirassiers et de renforcer même le corps d'armée'. » Combien n'ai-je point regretté que les premières dispositions 'aient été suivies ! Après le succès de Cordoue, si j'avais tf 5 ou 6.000 hommes de plus, J'aurais pu marcher sur ^éville et la réduire. J'ai attendu dix jours la division Vedel dans cette position. Mais j'ai senti qu'il entrait dans vos intentions de ne rien précipiter avant la réunion des moyens nécessaires pour obtenir un résultat décisif. Je me suis porté, en conséquence, sur Andujar pour favoriser le passage des renforts à travers la Sierra Morena et contenir en même temps les rebelles de Jaën t de Grenade. J'espère que la position où je me trouve

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