‹ Guerre d'EspagneChapitre 95 sur 207 · VEDEL RÉTABLIT LES COMMUNICATIONS · texte numérisé non relu

VEDEL RÉTABLIT LES COMMUNICATIONS

Dupont s'adressa au général. e( le politicien répondit : les négociations qu'il entama le 21 juin ne cessèrent de rencontrer une résistance que nul appel à la conciliation ne put vaincre. Castanos n'était point seulement au courant de nos embarras par la correspondance qu'échangeaient Savary, Belliard et Dupont, — elle ne trouvait entre ses mains — il avait derrière lui la Junte de Séville et une armée nombreuse,^ outillée, solide ; il se sentait fort et parla haut. Vainement, dans ses lettres des 21 juin et 3 juillet, Dupont invoqua la rébellion de la Junte et les châtiments qui r attendaient; la fuite ou Vèchafaud, « la vengeance des lois et celle du trône outragé » : la puissance invincible de l'empereur. « qui mettait sa gloire non à conquérir le royaume, mais à lui rendre son ancienne splendeur» ; la renonciation de Ferdinand à la couronne et « son désaveu des tentatives qu'on pourrait faire en sa faveur»; l'irrévocabilité des événements: bref, que «des officiers généraux estimables et de braves troupes de ligne ne pouvaient embrasser le parti coupable de l'insurrection, l'honneur et le devoir s'y opposaient. Nous pouvons nous entendre pour pacifier l'Andalousie, etc. •. » Une dernière tentative, le 8 juillet, n'eut pas plus de succès que les précédentes; elle fournit môme à Castanos l'occasion de prendre une attitude très nette vis-à-vis le nouveau gouvernement de Madrid et de donner à ses premières relations avec Murât leur véritable caractère, sur lequel on s'était abusé.

Dupont à Savary

Andujar, 9 juillet.

« J'ai envoyé une personne de confiance à M. le général Castanos pour connaître l'impression que vos lettres^ celles

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