DÉPART DU 6^ CORPS POUR METZ
Quoi qu'il en soit, les division commencèrent leur mouvement.
La 3®, puis la l""^ division partirent successivement pour Metz, où elles ont pu arriver, non sans encombre. Elles emmenèrent leur artillerie. La 2Mivision arrivée à Frouard dut rétrograder, à l'exception d'un régiment qui passa avec le général commandant la division. L'artillerie de la i^ ne fut jamais dirigée sur Metz.
246 ANNEXES ET ÉCLAIBCISSEMENTS
Nous devons mentionner ici la tentative faite par l'artillerie de la 2® division pour arriver à Metz malgré l'interruption de la voie ferrée. Le lieutenant-colonel Golcomb et le commandant Chaumette sous les ordres desquels se trouvait cette artillerie, apprenant que les trains étaient arrêtés entre Commercy et Bar-le-Duc, prirent la résolution de gagner Metz par étapes en passant par Saint-Mihiel et Verdun. Ils firent débarquer, à la gare de Lérouville, les 10^ et 11® batteries du 8* régiment qu'ils avaient sous la main et se mirent en route sous l'escorte d'un régiment de cavalerie, laissant à la 12^ batterie et à la réserve divisionnaire qui les suivaient l'ordi'e de s'engager sur la même voie. La marche en avant commençait sous d'heureux auspices, lorsque, arrivé à Saint-Mihiel, le lieutenant-colonel Golcomb reçut un ordre signé : Napoléon, qui lui prescrivait de se retirer sur le camp de Châlons. Il le rejoignit en effet avec ses deux batteries et la réserve divisionnaire. Quant à la 12® batterie appartenant au 8® d'artillerie, et commandée par le capitaine Blondel, on n'en a plus eu aucune nouvelle au 6® corps ; on pense qu'elle aura atteint Verdun. Depuis on a appris qu'elle avait pu arriver à Metz et prendre part à la défense.
FORMATION DE l'aRMÉE DE CHALONS
Cependant une nouvelle armée se formait au camp de Châlons, sous le commandement du maréchal de Mac-Mahon, auquel son échec de Frœsclnviller n*' avait presque rien ôté de son ancien prestige. Elle se composait :
Du 1" corps qui devait se reformer au camp de Châlons et y trouver à remplacer tout ce qu'il avait perdu en armes,
munitions et effets de toute nature. Ce corps fut placé plus tard sous les ordres du général Ducrot ;
Du S® corps (général de Failly) qui, suivant le l®"" corps dans sa retraite sur Saverne, NeufchâteauetVitry-le-Français, devait le rejoindre au camp de Châlons ;
Du 7^ corps (général Douai) en retraite de Belfort sur Paris, puis sur Reims.
COMPOSITION DU 12^ CORPS d' ARMÉE
A ces trois corps vint se joindre le 42° qui se forma au camp de Châlons comme autrefois le 6^. Ce corps placé un moment sous le commandement du général Trochu, et ensuite sous celui du général Lebrun, comprenait trois divisions d'infanterie : la l""^ formée de régiments de marche ; la 2® de régiments laissés par le 6" corps au camp de Châlons et appartenant à l'ancienne 2® division du 6® coips : cette 2® division était complétée avec un régiment de marche. La 3^ enfin se composait de l'infanterie de marine.
L'artillerie de ce corps d'armée était commandée par M. le général de division d'Ouvrier de Villégly, dont le chef d'état-major était M. le colonel Peureux de Boureulle.
Elle comprenait :
Pour la l""" division d'infanterie, 2 batteries du 15® régiment et une batterie du 4°, les deux premières, armées de canons de 4R. de C. et la 3° de canons à balles, sous les ordres de M. le lieutenant-colonel de Rollepot.
Pour la 2^ division d'infanterie, 2 batteries du 7^ régiment et une batterie du 11% armées les deux premières de canons de 4 R. de C. et la 3" de C. à B. sous les ordres de M. le commandant Jannisson.
248 A^NEXES ET ÉCLAIRCISSEMENTS
Pour la 3'' division, 3 batteries d'artillerie de marine, deux armées de canons de 4 R. de C. et la 3" de C. à B. sous les ordres de M. le commandant de (iuilliermy.
La réserve d'artillerie de 5 batteries dont deux de 12 R. de C. et quatre de 4 R. de C. était sous les ordres de M. le colonel Brisac.
Le parc de corps d'armée n'a jamais existé effectivement.