RAPPORT
SUR LA MARCHE DES OPÉRATIONS DE LARTILLERIE DU Ô^ CORPS DE l'armée du RHIiS
( Portion réunie au 12e corps )
COMPOSITION DU 6'^ CORPS d'aRMÉE
Le 6""® corps de l'armée du Rhin, réuni au camp deChà- Ions sous les ordres du général Canrobert, comprenait en ce qui concerne l'artillerie :
1° L'artillerie de quatre divisions d'infanterie ;
2° Une réserve ;
3° Un parc de corps d'armée.
Ces forces étaient placées sous les ordres de M. le général de division Labastie, dont le chef d'état-major était M. le colonel de La Peyrouse.
Elles se répartissaient ainsi qu'il suit :
V" div. d'infanterie : 5% 7« et 8« batt. du 8^ régiment, armées de canons de 4 de C. rayés, commandées par M. le lieutenant-colonel de Montluisant.
2" div. d'infanterie : 10% 11% 12" batt. du H" régiment^
armées de canons de 4 de C. rayés, commandées par M. le lieutenant-colonel Colcomb.
3« div. d'infanterie : S% 6% 7« batt. du U" régiment, armées de canons do 4 R. de C. commandées par M. le lieutenant-colonel Janiet.
k" div. d'infanterie : 7«, 8^, 9^ batt. du 10^ régiment, armées de canons de 4 R. de C. commandées par M. le lieutenant-colonel Noury.
Chaque division possédait en outre une réserve divisionnaire de munitions d'infanteri(;. attelôe par le l^"" régiment du train d'artillerie.
Réserve d'artillerie : 3% 6% lO*' et 12% batt. du lO'' régiment, armées de canons de 4 R. de C. commandées par M. le lieutenant-colonel Chappe.
8* et 9'' batt. du W régiment, i?rmées de canons de 12 R. deC.
1*= et 2^ batt. du 19^ régiment à cheval, armées de canons de 4 R. de C. Ces batteries commandées par M. le lieutenant-colonel iMaldan.
Toute la réserve était placée sous les ordres de M. le colonel Desprels.
Parc de corps d'armée : 2'' batt. bis du 8'' régiment.
;^% 3® bis, 4% 4" bis, 10* comp. du 1*"' régiment du train d'artillerie.
Le parc était commandé par M. le colonel Chatillon.
La réserve et le parc étaient réunies sous les ordres di> M. le général de brigade Rertrand, dont le chef d'état-m:i jor était M. le lieutenant-colonel Moulin.
Le 6® corps était comi)lètcment organisé; il n'attendait plus que l'infanterie d'une division qui devait lui être envoyée de Paris et son parc qui se complétait i» la Ft're l't
devait rejoindre facilement. Il reçut donc avec joie l'ordre qui lui fut donné le 6 août de se diriger sur Nancy. Dès le lendemain matin, 7 août, l'embarquement des divisions en chemin de fer commença, tandis que les batteries de réserve se mettaient en roule pour se rendre par étapes à leur destination. Malheureusement, soit parsuite de la nouvelle arrivée dans la nuit de la défaite de Frœschwiller, soit parce que l'on désirait garder des forces imposantes à proximité de Paris, les troupes à peine en marche reçurent l'ordre de rentrer dans leurs campements respectifs. A partir de cette époque elles eurent, pendant quelques jours, le triste spectacle des militaires du 1^'" corps arrivant isolément au camp de Chàlons, et précédant leur commandant en chef que l'on savait en retraite vers le camp. Elles n'en avaient que plus de confiance dans un départ prochain, afin de céder la place à l'armée qui venait s'y reformer. Tout à coup, on apprit un matin que le maréchal Canrobert était parti pour Metz avec son état-major, laissant aux divisions l'ordre de le suivre ; la cavalerie, la réserve d'artillerie, le parc, le génie n'avaient reçu aucune instruction.