‹ Guerre de la SécessionChapitre 17 sur 38 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

tenant de riînien connue sont le nom d'Etats- Unis d'Amérique, cetie déi ce moment d*é(re Vnn deidits Btate, et est et doit être en droit on

Etal souvMnin et indépendant.

El il est en outre déclaré et ordonué par le peuple de l'Etat d'Alabaiiiii, réuni en convention, que tous pouvoir^ sur les territoires dudit Etal et sur jcMirs populaliuus, précétleuimeul délégués au gouvernement des Eials-lnis d'Amérique, sont et demeurent retirés du gouvernoment fédéral et passent au peuple de l'Etat d*Alabama.

Et comme il est dans les désirs et dans les vues du peuple d'Ala* bama de se joindre aux Etals à esclaves du Snd qui appronvent ses résolutions, dans le but de fonder un nouveau et permanent gouvernement sur les principes du gouvernement des Etats-l nis, il est résolu par le peuple d'Alahama, assemblé en convtMilion, (|ue le p«uple des Etals de lieJaware, Maryiand, Virginie, Cuiulino-du-i\ord, Garoline-du- Sttd, Floride, Géorgie, Mississipi, Louisiane, Texas, Arkansas, Tennessee, Kentucky et Missouri, sera invité k se mettre en rapport a*ec le peuple de l'Etat d'Alabama par le moyen d'une convention de délégués (jiii s(> i-étiniiaii le i Février prochain, à iMontgommery-Alabama, dans le but «le se consulter mirliiellenH nt sur le meilleur mode d'action, en qtieljiics mesures que ce ami, susceptible d'assurer la commune paix el sécurité.

Et il est en outre résolu que le président de la convention assemblée en ce monsent transmettra une copie des présentes résolutions anx gouvernements des divers Etats susnommés.

Ainsi fiiit en convention du peuple d'Alabama, réimie à llonfgommery, ce oniiéme janvier 1861.

(Adopté par 01 oui contre 80 non.)

Discours de Âlexaadre-H. Stepheus , 14 noYemJore 1860.

Comme contre-partie des allégations tendant à induire en erreur le pnUie européen sur tes causes régies de la guerre, nous publions le discours que 11. Aleiandro-H. Stepliens, de Géorgie, prononça devant la législature de cet F.tat 1 i novembre 1800, ainsi qu'un extrait de

son discours dn janvier dans la conv(»n1i(>n tU^ (l/'nrj^if».

€ Concitoyens! me iirt-sful»^ (l<^vant voii'^ c*' «-otr, ;i I:\ lotpK'^tc do membres de la législature et autres, poiii' parliT de (|iJt'slions du plus haut intérêt et qui peuvent nous concerner tous par leur raract^^re matériel. Il n*est rien ^ ni question ou sujet en connexion avec celte vie ~ de ce qui conccmé un peuple libre, qui le touche d'aussi près que le gouvernement sous lequel il vit. Nous sonimn maintenant, en vérité, menacés de tous les malheurs. Jamai';, depuis que j«» m'orcnpp des affaires publiques, jamais je n'ai vn l»- pays en présenci* d'antanl de diflicultés et de dangers pour le mamiicn de la paix et l'existence de la soeiélé que maintenant, le ne me présente pas devant vous de mon propre mouvement. Ce n'est pas pour répondre à un désir personnel que je suis ici. Si je n'avais consulté que mes aises ou mon plaisir, je ne sera i<; pas devant vous en ce moment; mnis comme j'eslinie qu'il é'ît d)i devoir de tout hon citoyen d'émettre son avis sur les dangers que peut courir son pays, de donner les conseils qu'il juge pouvoir lui être utiles, comme je crois que c'est là la meilleure politique à suivre, je suis venu remplir ce devoir. Cest pour cette raison, pour celle-là seulement, que je réclame de vous du calme, de la patience et de l'allentîon.

Mon but Ti'e-t i^ns d'envenimer la querelle, mais bien phitAf de l'apaiser; je ne \lux pas faire appel à vos passions, nuus à votre raison, l'n bon gouvernement ne peut être fondé ni soutenu par rcs:»or des passions. Je désire m'adresseri votre bon sens, à votre bon jugement; et si, après m'avoir entendu, vous n'êtes pas satisfaits, permettes-moi^ mes amis, de prendre ma part à votre désagrément. Nous avons tous le même but, les mOnies in!<''r»"is. Il est iintmfl que sous un gouvernement répubiicaiu le peuple ne soil pas toujours d'accord avec ses magistrats sur les quet^lions politiques. Il est luéme naturel que ce

désaccord puisse exister sur les questions qui se npporleol m reeherelies que Teipérienee eC la science seules pennetlenl de foire tTec

fniit. De là, dans les gouveincincnts libres, l'existence de partis opposés. Nais aussi les partis doivent émettre leurs différentes opinions

avpr p(^n»»rosilé et charitA, sans arrimoni*» ronlre ceux de leurs concitoyens qui ne ponscnl pas coiiimt! rux el dont les convictions sont cependant sincères et honnêtes. C'est dans ces sentiments que j'ai pris la parole ce soir.

Mon projet n'est pas de dire quelque chose qui puisse blesser les sentiments d'aucune des personnes présentes, et Tardeur avec laquelle

j'exprimerai mes opinions ne doit être considérée que conmie l'expression du zèle avec leqttol je crois devoir déH^ndrc mes propres convictions. Mon intention, je le répèle, n'est pas d'irriter ou d'offenser qui que ce soit.

La première question qui se présente à nous est celle-ci : Le peuple du Sud doit-il se séparer de rUpioB onuite de rélecUon de Jl. Un^ coin à la présidence des Etats-Unis t Mes compatriotes , je vous le dis franchement, avec impartialité et instance, je ne pense pas qu'ils doivent le faire. Dans mon opinion, l'élection d'aucun homme constitutionnellrmeiit appHt' à cvs hautes fonctions ne ptnit t^tre une cause cuffisante pour légiliiucr la séparalittii d'aucun des Klals do Tlinion. Us doivent se soutenir et s'aider eu iiiaiutenaul la lunslilultou et Texistcucc même du pays. Faire de la résistance au gouvernement, nous séparer de lui parce qu'un homme a été conslitutionnellement âu, serait nous mettre dans les torts. Nous nous sommes engagés à inainlcnir et à observer la cnnslitiilioii. Plij>ic'nrs d'ontre nous ont juré diî la (Icfcndi e. Pouvons-uous donc,, pour la simple élection d'un lioninic à la prrsidrnee, et cela lorsipic r^ Ue éleclion a été faite suivant les formes pi c?ciiles pur lu conslituiiuu, faire delà résistance au gouTernemcnt sans Uevenir nous-mêmes les destructeurs de cet instrument sacré de notre propre salut? Ne nous donnerions-nous pas tous les terts? Un te) bit serait la perte de ce pays, et nous ne pourrions le mettre à la charge du peuple du Sud^ et spécialement du peuple de la Géorgie, sans être infidèles à tous nos engagements nationaux. I.nissons-en la fatite et le tort à d'autres. Si toutes nos espérances sont anéanties, si la Hépublique soujhre, nous nous trouverons au dernier moment sur le pont avec la constitution des Etats-Unis flottant sur nos têtes. Laisses les fanatiques du Nord déchirer cette constitution, si tel est lenr projet, et que la responsabilité leur en appartienne ! Je devrais parler davantage de leurs actes, mais nous ne devons pas désirer que l'agression parte du Sud» Nous avons fait l'élection avec ce peuple ; le résultat en a été contraire à nos désirs, mais l'élection a été faite constitulionnellement. Si nous en faisions un sujet de résistance au gouvernement el une cause de séparation, il en serait pris acte désormais contre nous.

Hais, dit-on, la politique et les principes de M. Lincoln smit opposés à la constitution ; et s'ils prévalent, ce sera la destruction de mis droits. N'aoticipoBS pas sur les événements et ne prévoyons pas on

senihlahle malheur. S'il viole la constitution, il sera temps pour nous d*agir ; nais ii*en soyons pas les premiers violateurs parœ qu'il peut le derenir. S'il le fait, ce sera le moment de nons soulever. J*eslime qu'il serait peo judicieux et peu sage de le faire auparavant. Je ne prévois pas que M. Lincoln fasse rien qui mette en p^ril notre sûreté et DOlre sécm ilr, qiioitjirî! pui^sp ^Ire dans wn iiitcnlion dr Ir faire : il se trouve autour de lui des freins constituttuunuls qui rendent impossible un grand dommage à nos droits. Cela prouve la sagesse de notre s|stAme. Le président des Etals-Unis n'est ni empereur, ni diclaleur; il n*est revêtu d*aucun pouvoir absolu. Il ne peut rien faire sans s'appuyer sur h' rnn^rés et la chambre des représentants est en grande majon't»^ contre lui.

Dans le sénat, il sera aussi impuissant, car la mnjorité contre lui y est de quatre voix, même aprè^i la perte de liigler, Il itch et autres, causée par les malheureuses dissensions dn parti démocratique dans leurs Etats respectifs. M. Lincoln ne peut nommer aucun officier sans le consentement du sénat; le môme consentement lui est nécessaire pour former un cabinet. Il sera dans la position de Geor-<' IM (l'incarnatioQ du iDrysnip), qui dut prier les wigs de conipos«'i son mi- Dtslére et qui fui appelé à recevoir un cabinet des mains de ceux aux vues desquels il était si vivement opposé. De même H. Lincoln devra prier le sénat de lui choisir un ministère, et les démocrates de ce corps le composerunt d'hommes de leur parti. Gomment se pourrait-il donc que M. i.inculn obtienne un cabii^t qui veuille l'appuyer et l'ai* der à violer la constitution?

Alors pourquoi, dis-je, voudrions-nous rompre les liens de 1 1 nion quand ses mains sont liées, quand il ne peut rien faire contre nous? J'ai entendu discater la question de savoir si un homme de l'Etat de Géorgie^ vraiment attaché & ses devoirs, devra accepter un emploi sous le gouvernement de M. Lincoln. Mais, ]•> le demande, qui nomme aux fonctions publi(iues ? Ce n'est pas le président seul, le sénat y conconri*. Aucun fonctionnaire ne penl (*lr<' nommé sans !»■ i nnsentement du si uat. Alors quelqu'un pourra-l-il rclnsor uu emploi qui lui aura été donné par un sénut démocratique '/ Toombs iulerrompt et dit que si le sénat était démocratique, il était pour H. Breckinridge.) Bien, continue M. S., je ne comprends pas qu'aucun homme puisse être justement considéré romnie opposé aux intérêts de la Géorgie et encourir aucune disgrâce, si les intérêts de la Géorgie le requcrraienf, en acceptant un emploi 'foi lui serait donné par le sénat Breckinridge, alors même que M. Lincoln est présidtMU.

Je ne doute pas, coin itoy» ns, (pic vous ne continuiest à m'écouler avec alteuliou, car je nj'adresse à votre bon sens. Je vous fais pari de mes opinions avec calme et sans passion, et si quelques-uns d'entre vous différent de vaes avec moi, vous pourret, dans une autre occasion, TOUS exprimer comme je le fais maintenant. La raison et te vrai prifriotisme décideront enlre nous. A mon jugement, dis-je, dans de lelies circonstances, il ne peut y avoir de disgrâce possible pour un

— «as —

homme du Sud qui accepterait un emploi du gouverBeroeot. Je ne doute nullement qtt*aucun homme qui ne serait paa sincèrement attaché à la constilutioQ puisse t^tre appelé à des fonctions publiques, pour autant du moins f(nn Irs st'natturs du Sml soront (lilèlf^s à leur dovoir, ce dont je ne me permettrais pas moi-mîiiue de douter un seul instant.

Mou honorable ami, M. Toouibs, que j'ui écouté avec uuc profonde attention, vous demandait hier soir si tous voudriei vous souaaettre à Tautorité d*une république noire. Je le dis à tous eC à lui, comme Géorgien, je ne me soumettrai jamais à aucune république noire qui

serait une ng^rossion contre nos droits foiisliliitionnels. Je ne consentirai jamais, parce tnie j;i<li;iirp trop ceUe L nion dans les gloires de son passé et dans les bénédictions Uu présent, par ce qu'elle a fait pour le peuple de ces Etats et pour la civilisaliou, par les espérances que le monde a fondées sur elle, je ne consentirai Jamais à laisser violer- mes droits & la maintenir le plus longtemps possible ; mais si tous ces bienfaits ne pouTaient ^tre conservés dans l'Union basée sur la Convention géorgienne (Georgia Platfonn) telle que je l'ai vu snbsislri- ilf» tout temps depuis son adoption, je «îeraiîî alni-s favorable à bi rupture du tous les liens qui unissent les uns aux autres les Etats dont elle se compose.

Je veux Tégaliic pour la Géorgie et pour les citoyens de la Géorgie, dans eetta Union, ou bien jUrai chercher ailleurs de nouvelles sauvegardes. Telle est ma position. La amile question maintenant est de savoir si nous <onni)f's assurés de trouver sérnrité dans ri'nion : c'est ce qui nous u i Mjir « »> soir. Nos droits sonl-ils'en :?écnrilé ? A n)on avis, ils peuvent I être comme ils peuvent ne pas Télre. Agissons eu toutes choses comme s'ils devaient l'être, afm que si, dans TaveDir, la pire dm éventualités venait à tromper notre attente, il ne soit du moins ja* mais dit que nous ayons oublié nos devoirs.

Mes eoficitoyens. Je ne suis pas de ceux qui croient que rUnion a été une malédinion jusqu'à présent. Des hommes sincères et intègres ont ?T»r ce sujet des vues qui dinérenl enlièreiiienl des ntiennes. .le ne mets pas en ({tiestion leur droit à eu juger ainsi el je ne combattrai pas les motifs qui les guident, pas plus que je ne préteods dire que le gouvernement de nos pères soit parfait. Rien n'est parfait dans ce monde, rien du moins de ce qui a une origine humaine, de ce qui touche aux œuvres de Thomme et & sa nature. Vous aves eu beau choisir pour juges les hommes les plus justes, les plus intègres, l'administration de In justice n'en présente pas moins de nombreux défauts ; vous ave/ ( Iloisi pour I('<.rîs);ttrnr^ 1"s hommes les plus sages et les plus conipcienis, et cepemianl cofiibien de lacunes ne remarqiuavous pas dans vos lois I II eu est ainsi, en toutes choses, de notre gouvernement.

Nûs, dans ma conviction, ce gouvernement de nos pères, avec tous ■es débnis, est arrivé plus près du but de tout boa gou? ememeat qu'aucun aatre sur la surface de la terre. Gompares^es. (Avec TAngle»

torre, s*écrie M. Toombs.) Mon ami parle du gouvemctneiil anglais, fiaen, j'accorde que ce soit le meilleur, comnie il est le plus préa do n6tre ; mais il me semble que vous avi» été des premiers à le cou-

daiimer. >'os hoimncs (ITtat ont fait leur apprentissage <luns le gouvememeut anglais; c'esl de ce tlcniicr qtie noire est surli en évitaat plusieurs de ses défauU, prenant le bon ci kiii^bunl le mauvais, cODStroisant enfin sur ce modèle une république, la meilleure dont riiistoire du monde ail jamais fait mention.

Comparez, mes amis, ce gouvernement avec celui de TEspagne, du Mexique, des républiques de l'Amérique du Sud, de TAllemagne, de l'Irlande, de In l'ni'-»'»', si vous uWoi pîns h l'i^sl, de la Turquie ou de la ('liinp. Où in / \ sous le soleil et sur toute lu surface du glol»e pour trouver uu j^uiiventeuient qui protège mieux les libertés du peuple et assure plus efficacement son bie&4Ure? J'estime que Tun des malheurs qui nous menace nent jusiement d'un excès de liberté, de Texubérance des inestimables bienfoits que nous méconnaissons aujoui'crhni. Nous avons entendu cp que mon honorable ami (M. Toombs) fOUS disait hier soir des fatites et des uiulheiirs de ce gouvernemenl.

I/C premier était les |irtmes d'encouragement pour la |)éciie dont sont .(^vorisés les marins de la Nouvel le- Angleterre. Mon ami a rappelé que notre gouvernement s'est trouvé pendant 48 annéeT sous radmîaistration de présidents du sud. Or je ne crois pas me tromper en disant que ces primes d'encouragement pour la pèche ont été établies sous Tadministration d*un président sudiste et qu'aïunin de ceux qiii lui ont succédé n'ont protesté contre cette ordonnancf. Ctt neii pas à moi à dire si e'éLiil, au début, de sage politique; il est {lossible que lion et je n'ai pas luissiou de la défendre. Mais la raison donnée pour cela était d'encourager nos jeuoes gens à aUer sur mer et à apprendre l'art naval. Nous n'avions en ce temps-là qu'une très petite marine; il était donc utile d'encourager une classe de nos concitoyens à s'accouttimer à la vie marilîme, à devenir marins, afin qu'ils pussent desservir noire (lolte. (îràce a celle prime nous avons crf'-f* nue école navale à ]a<|nolle luts jeunes gens se sont iurinés, où ils se sout perfectionnés dans cet art et qui uous a permis de pousser cette branche de notre activité nationale au même degré de supériorité que toutes ' les antres.

Le résultat en a été tel que, dumnt la gueire de 18tt, nos marins ont prouvé qu'ils valaient ceux que l'Angleterre avait armés contre

nous; la nip^îeufe pari de refle {fiierre revient aux vétérrie'^ de la marine amencanie cl l'on peut dire que l^s prix d'encouragen)etit dont il est question ont fait prospérer cette branche de notre défense natiomle. Mon opinion est cependant que, quoiqu'on les ait établies avec raison au début de notre existence natioâale , ces primes doivent être dNriies aujourd'hui. Les raisons qui les justiflaient alors n'existent plus maintenant. Un bill relatif à ccl objet a passé au séit i! (htis le dernier cnnirrés et mon honorable ami y a grandement ronlrihué ; mais ce biU n'a pas été adopté par la chambre des représentants. Je suis

coavttîDCu qu'il continuera à en occupm- le gouvemement et que grâce à son éloquence sans rivale dans le sénat, nous ebliendrons le rappel de celte onlounance nuisible.

Le second iuconvônieut que mon ami a signalé, ce sont les tarifs,

ArrAtnns-no»i«? nu moîiiOTit sur ce |>oinl. Il fui un tpujps où cplte que«?lidii ;i<;it.iil li' |ia\s |uvs<|ui.' autanl que le f;iil aujourdliui ct-lln île resc!a\uge. l'^u USii'i, lorsque j'élais au collège, la Caroline-tlu-Snd était sur le point de se séparer de l'Union à ce sujet. Lt qu'avous-nous vu? La question des tarifs n'a longtemps occupé les conseils de la nation; la raison a triomphé. Le Massachusetts et la Caroline-du-Snd ont volé pour les tarifs actuels. Le lion et Tagneau ont couché ensemble ' et il n'y a pn«; un dos membrps du sénat ou de la fhand)re, député par le ^Ia>.^a( Inissrts et la Car(iliu«*-du-Sud , qui n'ait voté ces tarifs, comme mon honorable ami lui-niéuie. Je crois qne le Sud en a retiré autant que le Nord des avantages pour son industrie; nous ne devons donc pas nous en plaindre.

M. Toombi. Les ineojivénients des tarifs surpassent leurs avantages.

M. Stépketu. Ont, et le Blassachussets a voté à l'unanimiié avec le Sud pour une réduction ; or ils sont aujourd'hui ce que les honnues du Sud ont demandé qu'ils soient. Si la raison, des arguments st'rit'ux et l'expérience ont produit dans les sentiments du .Massacliussets au sujet des tarifs un tel changeuicul de 183^ à 1857^ ntf pouvonsnous pas en espérer autanl ici, en faisant appel aui mêmes arguments; à la même raison et au patriotisme de nos concitoyens? Et qui prétendra qu'en 1875 ou IH'JO, le Mas sacbnssetts ne votera pas d'accord avec la Caroline -du-Sud et la Géorgie, sur toutes ces questions qui compronieltent en ce monicnl la paix et l'exist^nre du pays? J'ai n<sez de conlianre dans la jimssance île la vérité pour être convaincu '[i ti iomphe sera assuré le jour où ces questions auront clé suflisanuueut étudiées.

Un autre grief évoqué par mon honorable ami est relatif aux lois Mr la navigation. La politique qui les a importées a été également

inaugurée par un président sudiste et continuée par tous ses successeurs. L'opinion de mon ami et les uiieuues sur ce sujet ne sont pas eu désaccord, nous avons pris à cet égard la tn< rue attitude dans le congrès. Aussi n'ui-je nullement rinlenliun de défendre les lois dont il s'agit ; je veux seulement exposer quelques points relatib à leur origine.

L*un des buis <pi6 le législateur s'est proposé était la création d'une marine marchande américaine en assurant aux navires américains le monopole du cahotape. (Vest là une des meilleures antu's de noire puissance nationale, (le Iml a été atteint, niais nous avHJUs u augnietil* r nos forces navales uou-seuleuieul au ^lonit. de vue du cabotage mais encore au point de vue de nos relations avec l'étranger, de manière à leur assurer un rang égal à celui de la marine des premières nations du monde. L'i^glelen-e ne pouvait pas être appelée plus longtemps la maîtresse des mors. Quel est l'américain qni ne serait pai oifMit-

letis du K'&ultal obtenu? Si ces luis duivenl être iiiuinlenues, rVst une aulre quesliott ; nuits une eho«9 est certaine, c'eil qa*aiicun président du Sud ou du Nord n^s jamais recommandé leur rappel, et les .eiforis

(le mon nnn dans srtis n*oi)( ohlentt que fort peu de favOUf, aUSSi i>ien auprès du Sud qu'auprès du Nord.

Voilà donc quels sont ffs inineipîiux griefs nu motifs de plainte contre le système gén«''i'al <lo notre gon\ ern*»monl et ses œuvres — j'entends raduiinistration du |^ ll^(■^l^^lCIil ftd« ral.

Je devrais parltu- ujaiutcnunt des actes des états fédéraux , niais les trois griefs que je viens de signaler sont ceux qu'on invoque principalement et le pins ordinairement contre le pouvoir central. Blaintenant supposons qu*il soit admis que ce sont-là les malheurs du système, peuvent-ih «'Ire coni}»ar(*'s cl mis on balance a%'CC Ip? nvantripçs qiie In nit'nie gouvernement nous itrociire à lantd'aulres égards? N'avons-nous pas acquis dans le Sud aussi bien que dans le Nord, grâce à nos institutions, accroissement, prospérité et bonheur? Y a* t-il aucun pays du globe qui ait aussi rapidement progressé dans le développement de ses richesses et des ressources matérielles de la puissance nationale que les états du Sud sous le gouvernement général, malgré les défauts

de cehû-ri >

M. Tounib^. Kn di'jiil de lui.

M. Siéphem. .Mon honorable ami dit que c'est en dépit du gouvernoBient général que nous avons progressé et je suppose qu'il pense que sans lui nous aurions fait tout. aussi bien, si ce n*est mieux. Cela peut éire et ne {mis être; mais le Unit est que nous avons acquis ces richesses et cflte pnisisanre sous le gouvernfnifnt fol qti'it ovisle; il n'y a là dessus ni conjfctiires, ni spéculation à faire. Le graml Tait de notre |»ru:»périli' sans rivale dans l'I nion ne saurait t^rt* ifus en doute ; est-ce en dépit du gouvei neaieul et aurions-nous pu faire tuieux sans lui Y Gela est très problématique. D'un cété nous pouvons opposer le Hul à la spéculation et de Tantre des conjectures aux conjeeiHies; or , h l'égard des coiyeetnres, je diffère entièrement d*opinion avee mon honomltlr ami.

Ce (jue nous aurions perdu dans les guerres de fronliùrt's sous l'Union, ou ce que nous avons gagné simplement par la paix qu'elle nous a «ssarée ne saurait s'estimer. .Notre commerce extérieur sur lequel repose toute notre prospérité y a gagné la protection d*aoe marine qui, sous le commandement d'honunes tels que le commodore Porter, a su disperser et tinéantir les pirates qui infestaient nos cdtes il n'y a pas si lon{ïIemps encore. .Maintenant les cAtp<5 en sont affram hi»'s et notre conuuerce se fait en toute spcnrilé; pent-on pslimer ce (ju'il en aui'ail éUi dans d'autres circonstances V L'inlUience du gouvernenenent est semblable à celle de rathmosphère qui nous entoure; ses avantages sont si muets et si invisibles qu*il est impossible de les bien apprécier. Que deviendrions-nous si nouiétions privés tout à coup df l'nxîpTf'ri*', ( pt rlt'înent vital de r.Tir que nous respii'ons et qnp!lp perturi)atioa cela ne produirail-ii pas dans toute la création organique?

Il se piMil que loiit ce qu».* nous sommes, iioio le suitiuics cii lii'jijl dn gouverncuienl général ; mais il se pcul aussi que sans lui nous seriOBs très ilifféreito de ee que nous sommen maEDlenant.

Il D'est pas sur la terre un seul pays qui possède des ressources naturelles supérieures aux ntMres. Cette portion de terre connue sous le nom d'Etals du Sud, la(|ii< llo s'ôlt iid du Chesapeake au Hio-Graudc, est bien telle que l'a (li'p<M[iie hier soir rhoiiorabl»' et t'iornient sénat'^iir. Mais cooibicD de sièrics se sont écoulés avant que s«'s ressources nulurelles se soient développées au point de nous procurer la civilisation avancée que nous possédons ? Il y a là quelques montagnes riches en minerais, des rivières, des vallées et des plaines qui tont encore telles qu'elles étaient au premier jour de la création.

C'était sctilemenl sous nos inslitutinns que les ressources pouvaient en être développées. Leur dévelopiienienl est le résultat de Tespril d'entreprise de notre peuple et de la marche des institutions et du gouvernement sous lesquels nous avqns vécu. Jamais sans cela notre peuple n^aurait fait ce qu*il a fait. L'organisation de la société est en npport intime avec le développement des ressources naturelles du pav<. î es institutions polrti(|Ucs et nioralfs if im ppnplc sont le moule dans 1. ijiii ! se développe le gernje de sou ortraiiisalion , de sa forme, de sa uatui c, de son caractère. Nos instilutiuh.s constituent la base, le germe d*où sont sortis tous les éléments earaetéristlqucs de notre dé* veloppement et de notre grandeur. Voves la Grèce ! c'est le mime soi fertile, le mémo cipl bleu, les mêmes anses et les mêmes porli. Va inrme Kgide et le même Olympe qu'au temps où rlinnlail Uoreèrc, où parlait Prrirlès ; c'est en nature la même Grèce que dans l'antiquité, mais c'est la (irèce morle.

Les descendants du même peuple hainteut la contrée; or quelle est in raison de la (Kffififence contidémlile qui cnste entre les Grecs d*aii- Irefois et ceui d*mvourd*hui? Au milieu de la dégradation présente, nous voyons les glorieux fragments de leurs travaux d'art, temples nux ornements et inscriptions fpii excitent l'admiration îles modernes et rappellent une lia'ile civilisation. Pourquoi cette diflérence? Je réponds : parce que leurs institutions ont été détruites. Ce sont les fruits de leur forme de gouvernement, la- source de laquelle est sortie leur grand développement; or quand les institutions d*nn peuple ont été détruites, il n*eet pas de puissance terreytre qui puisse lui rendre son éloquence, sa poésie et ses chants d'autrefois.

La même chose peut être dite de i'Ilalie. Ou esl devrnue Home, jadis la maîtresse du monde ? On y voit toujours les mêmes ^epl collines, les mêmes ressources naturelles; la nature est lu mêuie^ mais aujourd*liiii le voyageur qui la visite n*a plus sous les yeux que les mines do sa grandeur passée. Pourquoi ee peufde, vivant sous un del si beau, n'est-il pas animé du même esprit que ses pèret? Pourquoi cette triete différence »>ntre le présent et le passé*

La caube en est à la ilestruclion des institutions qui ont fait la grandeur de Ironie. Or, concitoyens, qui oserait prétendre que, si par mal-

lieur nous délniisious les iiislitulions si laborieusemeal i tahlte:» ^mv los |>èros, lesquelles OBl déjà tant foit pour nous et pour le moode calier» les mêmes résultats De seraient pas k redouter? Evitons ce SMlbnir si nous le pouvons. J'estime que grftoe à Tesprit qui nous

iuiim<; cria nous sera facile. Ne refaisons pas les expériences liltalcs

qu'ont fuites l;i OArf', l'Ilalie, les républiques do TAmériqne du Sud H bni irnnt!-e> iniys OÙ la liberté a été détruit! autrefois, sans espoir

Noire jiuii \ •Muouieal el oolre admiiiislraliou sont mtarhrs de défauts d d'erreurs, je ne le conteste pas; mais malgré ces défauts et ces er- R»n, ta Géorgie est devenue un gnné Etat ArrMons-nons snr ce poÎDtun instant. En 185D, nous passions déjà par «ne grande crise, Mpendant pas aussi grave que celle-ci ; or j'ai toujours, même dans Im moments les plus périlleux. ron<;ervé ]c caimo el la raison.

Plusieurs d'entr»^ nous étaient (If'jà à eettr ('•jxupir» He zélés partisans de la séparation el de la rupture des liens qui umsseul les Etals de rUsioa. Maintenant, croyez-vous que si cette politique eût été adop» Uie, nous serions toujours le même grand peuple que nous somme» mjonrd'hui f 11 se peut que nous le serions encore, mais avons-nous Mcaae certitude (lu faitf Anrions-noos fait les mêmes progrés que

Dous ftfons réalisés en ce qui concerne notre riciiesse et iwire prospérité*

D'apiVs le rapport du contrôleur-général, nous voyons que la pi'opriété taxable de l Etat de Géorgie est aujourd'hui de 070,000,000 sterling, et que la valeur actuelle est le double de ce qu'elle était en J8S0.Cto peut donc dire que ta ridiesse matérielle du peuple de Oéorgie i donblé durant les dix dernières années. La même chose peut être dite fî<» nos progr/'s en éducation et dans tout ce qui Ion eh e à noire civilis:ition. Sommes-nous certains que si les liens de l'Lniun eussent été brisés a celte époque, nous aurions ainsi progressé? Je ne le pense |ns. Eh bien, alors, devons-nous aujourd'hui nous exposer à de si fu- ■mies expériences? Je sais qu'il y a dans cette assemblée plusieurs iaiTS, dont je n*ai pas rînteniion de suspecter le patriotisme, qui pen- •ml qne l'Union a fait son temps et qui estiment que nous gagnerions i eo sortir. Je ne pense pas comme eux, el je crois que nous levons y rester utiacbés, pour autant du n»oins que les malheurs qui nous menacent pourront être évités, ce dont j'ai le ferme espoir; et je consi- 4^ comme une fatale tentation l'appel qui nous est fait de sortir île rUmaa avec tous les approvisionnements que possède la Géorgie.

Qvttid je considère notre prospérité en chaque cbose : agricuhore, c<>nun(n*ce, art, science et dans chaque branche de l'éducation physique et mornlf. je me dis que si nous le pouvons sans rinn perdre de noire puissance cl de nos droits nu intérêts essentiels, notre devoir est de attachés à TCnion et de la transmettre intacte à nos descendants. Kotf prcaiicrs pareuts. les grands progéniteurs de la race humaine, ont ^ exposés à une même tentation lorsqu'ils habitaient le jardin Us ont cm anssi que leur condition deviendrait metUeure, que

leurs yenz seraient ouverts aux lumières ifivines eCqu*ils devieodraienl aamblables i des dieux ; îts n*ODt vu que leur ^|»re nudité.

h' r ornpai o ce pays et ses Institutions à VFA\m du monde, au paradis de l'univers. Il se pcTit qu'en abandonnant l'Union nous dovenions phis grands et ji! H ^- pr'xiHM'cs encore ; ni-yU 'y- suis *;inrni'^ quand jt* vo»is dis que si nous n'évinvons pas les passions (lui nous agileiil, cl que nous prenions une semblable décision dans Tespoir de devenir plus grands^ plus pacifiques, plus pros|)ères et plus heureux, e'est-à'dtre des dieux, nous deviendrons des déai(ms et dans peu de temps nous nous couperons le gosier les uns les autres. C'est là ma crainte. Pourquoi grossir les difficuld-s plus qu'il ne ( i)nvienl"f Pour'tnni ne pas les envisager, comme des liommes sages l't sensibles, h la lumière des conséquences qu'il faut attendre de notre acliou? En premier lieu, voyons dairement quel est le chemin dn d^oir, et alors nous povr* rons sans crainte nous y avancer.

J*arrivc maintenant à la question la pins importante pour moi, celle au sujet de laquelle mes conseils ont été demandas : c'est ce que devrait faire la l/gîslature présent'» en fare des dangers qui nous mena^ r^nt et le tort (jui a été fait à plusieurs de nos Etats confédéréîî, dans rUnion, par les actes des législatures qui ont annulé la loi sur les esclaves fugitife, actes directement opposés aux obligations constitutionnelles des Etals entre eux. Je n*ai pas Tintention d'imposer que j*ai & dire ; j'exprime seulement une opinion personnelle. Il ressort pour nidi d'une conviction prnfniirl*^ [iie ces notes peuvent s'aerordcr avec nus droits, nos intérêts et notre dijinité, notre sérui ité présente et future, et qu'ils peuvent être maintenus sans que nous devions recourir pour cela I FuUima raiio regum» Une pareille éventualité doit être réservée pour d'autres fiiuti». Gela peut venir; mais sur ce point je suis plein d'espoir et non de crainte. Tous les elTorts patriotiques seront faits pour prév*^nir un pareil mallifur, je l'espère.

Si les vues que j'exprime et que je pu sente h votre jugement ne sont pas d accord avec les plus chers intérêts de la Géorgie, je vuus demande, comme patriote, de ne pss vous y arrêter. Après avoir entendu mes collègues et moi, après avoir jugé les avis divers qui vous auront été présentés, vous agirez d'après votre propre conviction et suivant ce que vous dit leroni vos devoirs de patriotes, le parle maintenant, en particulier, aux membres de la législature présente, li y a, comme je i'ai dit^ de grands dangers à craindre. Ces dangers peuvent résulter de l'élecUon dont je vous ai parlé. Si la politique de M. Lincoln et de ses amis répuhlicaius devait attenter i nos droits, A nos in* téréis et à notre dignité, il n'est pas un Géorgien qui ne se lèverait comme moi-même pour les défendre jusqu'à la dernière extrémité.

Ouelle est celle politique? C'est, en premier lieu, d'ovelure par un acte du congrès ies Territoires à esclaves. Il est décidé à user du pouvoir du gouvernement général pour s'opposer à l'expansion de nos inslitiitioas. Notiie posélion sur ce point est et doit être, à tonte évnn- Infdilé, une égalité |iirraite eiitro tous les Etats^ct les citojeos de Um

les Etats ikhwit être, daas lee Territoires, seumis à la constittitiea des Etats-Unis. Si le eongrès devait eierser bob pouvoir oeatra ee

principe, alors je serais le premier à engager la Géorgie à prendre tes

mèmps résolutions qu'en SK)0 Li's divrrsps propositions et conditions inscrites Haus sa r»'lrbre l'iatform sufliroul à rfm'^urer la rupture de l'Union si i'ûcca.Moii devait s'en présenter. La iicorgie a déchi»»* qu'elle se séparerait de TL'niou le Jour où ses conditions ue seraient plus ohsenrées, et par eela même elle serait justifiée aux jeua des nations do la terre si elle devait un jour agir ainsi*

Je répéterais ( r que j»* disais alors et ce que je dis maintenant si la polidque de M. Lincoln devait aboutir à l'inobservation de ces condiliuQs. Je vous ai dit (]iie je ne ptMisnis pas que son élection fût une cause suffisante de rupture ; mais si sa politique devait apporter la moiadre violation des principes établis par la convention de Géorgie, ce serait là un acte d'egression de nature à la justilier entièrement. Si sa politique devait aboutir au rappel ou ù la modification des lois relatives aux esclaves fugitifs, la nt'orgit^ a déclaré (jirt'ihî le considérerait comme une cause de rupture et je dis comme elle. Mais je voudrais; attendre cet aclu d'agression, et c'eiit là ce qui ui'u fait adopter Tallilude que j'ai prise devant vous.

J'ai maintenant à vous parler d'un autre point, le plus difficile et celui qui mérite la plus sérieuse considération. C'est la conduite qua doit adopter cet Etal à F^ard de ceux du Nord^ qui, par des scies légisktfiis, ont annulé la loi sur les esclaves fagitife. Je sais que quelques-uns de ces Etats prétendent ba.ser leurs actes législatifs ^tir les principes admis dans ia cause de Prigg contre la Peasylvannie. l'ar cette déi^ision, ou a proclamé le principe que les officiers d'Etat ne sont pas tenus de faire observer les dispositions d*une loi du congrès, que le gouvernement fédéral ne peut pas imposer un service quelconque aux employés d'Etat, et qu'Û doit faire exécuter ses lois par ses propres officiers. Et cela peut-être vrai ; mais le devoir des Etals est d'extrader les esclaves fugitifs, comme le devoir du gouvememcol ^ néral est de voir si cela se fait.

Les Etats du Nord, en adoptant le pacte lederal, se sont engagés à rendre de tels fugitifs, et c'est par un oubli de leurs engagements qu'ils ont adopté des lois qui tendent h mettre obstacle à Taccomplis* sèment de cette obligation. Ils ont donc violé un engagement solennel; que devonf^-nons faire en présence de cela? C'est là la question. Eo nous fondnnt ^\\v la loi des nations, nous aurions le droit de demander l'abrogation de dispositions pareilles, et je ne crois pns qu'il puisse en être autrement si i on veut respecter les Etats de cette l nion. Fondés sur les mènies principes, nous aurions le droit, si cela ne se faisait pas sdon notre juste réclamation, de commettre des actes de représailles COÎErtra les Etats déloyaux, de saisir leurs propriétés et celles de leurs ressortissants où qu'elles se trouvent. Les Etats de l'Union se doivent entr*^ en\ le mAme respect qd'il'* ont pour lf»s nations éiranoi'èref . Mais aussi par la lui des nations nous sommes tenus, uvaul de procéder à

dM OMaom vMteotefl, à porter dm grklii defmt le gvmneoMBt offeDMiir pour lui fournir l'occasion 4a redraMor ses loris envm nous*

Notre Etat n-l-il fait cfla^ Je ne le pense pas.

Supposez qiip ce soil la (îrinilo-Hretaf^ue qui ait violt' qupiqiip trail(^ arec le gouverneiiieat général. <Jiie feratl-il en premier lieu? i>ans un tel cas, notre ministre serait chargé d'appeler l'attention du gouvernemeel anglait sur la matière, ov bien un coronissaire spécial serait envoyé auprès de lui pour eniror en négociations, pour demander le redressement de ses torts, et ce ne serait qu'après avoir épuisé les derniers arguments de la raison qne nous recourrion«; ;"i la forro. qui serait, en pareil cns, la marche à suivre avec un gouvenieiiu iU étranger, doit l'être aussi avec un membre de la confédération, et je la recommande.

Ne commettons aucun acte d'hostililé. Laisses à votre commission chargée de rapporter sur l'état de la ri^publique le soin de formuler vos griefs, au gouverneur ccltii de li aiisiDeltre le MM y relatif aux Etals déloyaux^ et si la raison et la juslice ne sont pas enlenilues, je serai le premier à vous proposer l udoption des mesures de représailles que le gouverneur vous a suggérées. Ce mode de résistance à TUnion est en notre pouvoir. Il peut être efficace, et s'il ne l'est pas, vous seres du moins justinés auf yeux des nations, non pas seulement en vous séparant (relie, mais encore en usant de la force.

(l ne voix ilil (jiio cet ari,Mimcut a été déjà présenté.)

M. Sti'iihi'its. Quelque ami dit que cet arpiinn'nf a déjà été présenté. .Non, mes amis, cela n est pas. Vous n*avex jamais appelé l'attention des législatures de ces Etals sur ce sujet. Rien n'a été fiût de cela avant cette année, et l'attention^ de notre peuple n'a été appelée sur cette question que tout récemment.

.Maintenant donc, je von? recommanderai., en vue dti règlement de toutes ces quesliniis difliciles. de les renvoyer à une commission nommée par le peuple de Géorgie. 11 faut que la souveraineté du peuple parle. Je n'hésite pas à dire que la législature n'est pas un corps compétent pour rompre nos relations fédérales si cela devenait nécessaire. Un honorable et distingué gentlemen (H. T.-n.-U. Cobb) vous engagsait l'autre soir à faire cela, à ne pas suivre des chemins de traverse et à ne pas écouter les épiciers. Je vous le répète, nous n'avons pas le pouvoir d'agir ainsi. Vous devei en réléi er au peuple el écouler 1 opinion des hommes qui préfèrent suivre les chemins de traverse comme les épiders. Pour le peuple de ce pays, tous les citoyens sont égaux, qu'ils suivent les chemins de traverse ou les grandes roules, qu'ils s<^enC épiciers ou qu'ils habitent des cottages et des palais ; ils sont les souverains, et la -^^onveraineté n'est |»as dans la lé<^i'îl:ilifre Nous, le peuple, nous sommes les sotneraius. Je suis un de se- nu luhres, et j'ai le droit d'être euteiidu comme quelque autre citoyen du i Liai que ce soit. Vous, législateurs, je vous le dis avec respect, vous n'êtes que nos serviteurs. Vous êtes les serviteurs du peuple et non ses maîtres ; ici le ponvoir réside dans le peuple.

n j « me graade dîfiérence enlre notre pays et les autres» leU que la Fnbee, VAn^tdiem et l'Irlande ; ici c'est le peuple i|ui ezeree la soavefaioeté, landie ifae là ce sont des rois ou une classe privilégiée. Ce principe de la souveraineté populaire, quoique fort décrié depuis

quelque t^mp-, ost la base de nos instiltJtions. Les constilulioi)-: si nt It's canaux par lesqu»'^ sV'vjirimr la voloitlé du peuple. Noire cousliiutiou vient du peuple; li l a faite et li peut seul la défaire. M. TiNNNte . Je redoute les confeDlioiis.

M. SUpkêm, Je n'ai peur d'aucune convention légalement élue par le peuple. Je sais qu'aucune question affectant les lois fondamentales

du pays ne peut ^tre résolue que par les représenlanls du peuple. La constitnfinn dt« l'Etal de Gtorçif» n i^lp faite par les représentants du peuple •'■lus au scrutin de lialloltnjre. Mais nous ne pouvons pas soumettre au peuple la question qui nous occupe dans les termes dunt mon bonorâble ami s'est servi Tautre soir: Vonles-vous vous soumettre à l'anéantissement de rautorité ou résister?

M. Toombs. Je ne désire pas que le peuple soit dupé.

M. Stt*phrns. Cuinniriil tionipcrions-nouf! le prnple en l'appelant h élire des délégués à une convention qui réHoudrail toutes les questions pendantes sans aueuue prescription ou direction ? Qui propose de tromper le peuple en le laissant exprimer lui-même ses propres vues par le ehoix des hommes les plus capables el les meilleurs pour se prononcer sur ces graves matières?

J'estime que la proposition de mon honorable ami avait une grande apparence de déloyanl»'', mnis ce n'est pns à dire qu'elle soit une duperie. Il flésire qiin nous n'ayons pas de ronvention el que la législature soit appelée à .««oumettre au vote du peuple la question de Tanéan* tissement de l'autorité ou la résistance. Maintenant, qui , en Géorgie, volerait l'anéantissement de l'autorité f ,

M. Toombs. La convention le voudra.

M. Stephpiis Non, mon ami, la Géorgie ne fera jamr^is cela. La convention ne se séparera jamais du pacte géorgien iGeorgia Platform), et j'ai conflance en elle à cet égard, aussi bien qu en ce qui concerne toutes les questions à résoudre. D'ailleurs la législature n'a pas été élue avec ime pareille mission ; nous sommes venus ici pour remplir nos devoirs comme législateurs. Nous avons juré de défendre la constilulion des Ktats-l nis el nous ne sommes pas venus ici pour renverser le gouvernpnirnt. Toutefois, je suis d'avis que nous soumettions toutes ces (juesliou:» u une conveiiiiMH nommée pai- le pcnpie. Ne lui soumcUie que ia quesliou de i aueantisseiueul de l'aulurilé ou la résistance, et laisser alors la législature agir d'après son vote, serait une insulte au peuple. Nous nous rétracterions, nous renierions notre passé liistorîqne, nous effacerions les actes aotlientiques les plus solennels, nous prendrions les chemins de traverse, si nous agissions ainsi, iene me suis jamais rétracté et je ne me rétracterai jamais.

Qu'adviendrait-il si celle opinion prévalait, si le peuple volait pour la résistance et que la législature se rassemblât de nouveau avec ce

vote pour iii8trQetMiiit0iidqu*iiii peaCp*il din qnéDe «Hli de rMituoe wra lOiis-enteDdiie? L'on dirail qii*il a voule la léeesBion; on antre

des représailles. Toutes les mesures de résistance contre Je mal sont If^gitimrs et It^'^'aies, cl il y aurait autant d'idées diflVM'fnt(»s h cet ôganl qu'il y a de personnes dans cette assemblée. Hésistaiico i\o sons-enlend pas sécession, et cependant ce mot. si on iif le juend trop h la la lettre, signifie résistance. Croyant (ju'il ne laul pas agir avec précipitation, je désire le renvoi au peuple, qai élira une convention à laquelle toutes ces questions seront soumises; et eeUe<ci se décidera soie pour la sécession, soil pour les mesures de résistance qu'elle ju* géra les meilleures; après quoi le petiple ayant élé entendu, la législature agira dans la plénitude de ^on droil. Je vous le «lis, quelles que soient les décis^ions de cette coiivenuou, j'espére et j'ai la conviction que notre peuple s'y soumettra. J'opine pour Tappel à une convention, avec Tardent désir qu'elle assure la paix et l'harmonie entre les Etals, car je n'aimerais pas voir adopter des mesures violentes ou une disposition des individus à prendre l'épée en mains sans l'atilni ilé «le la loi. Mon liouoralde ami disait l'autre soir: c Je vous demande de me donner une épée, car si vous ne nte la donnez pas, aussi vrai que Dieu existe je la prendrai moi-uiéme. ■ M. Toombt. Je le ferai.

H. SitphêHt. Je ne doute nullement que mon honorable ami le sente comme il le dit; mais c^est son excessive ardeur qui le pousse à se

servir d luie telle expression, et cela passera avec l'excitement du moment, (juand le peuple, dans sa miijort,lé, aura parlé, je ne doute pas qu'il se suuuicllc à sa volonté quelle qu'elle puisse être.

Si la Géorgie se détermine à sortir de rCJniou, je me soumettrai à la volonté de son peuple, quel que puisse en être le résultat el quoique mes vues soient en désaccord avec une semblable déctsimi. Sa caase est la micnfï'» ; sa destinée est ma destinée, .rcspère que cette volonté ne s'exprimera pas dans le sens des moyens extrêmes, car le plus grand malheur qui puisse arriver à un peuple, c'est de tomber dans la guerre civile.

Mais, je le répète, Taisons appel à tme convention, soumellons^ni toutes ces questions, et quand la volonté de la m^orité du peuple aura

pu s'exprimer, TEtat tout entier sent unanime à accepti r ce qu'elle aura résolu ; parce que j'ai foi dans le pouvoir du peuple à se gouverner lui-même quaml la sagesse prévaut et que les passions se taisent.

Considérez ce qu'il u déjà Tait pour son avancement dans toutes les choses qui relèvent et ennoblissent l'homme! H n'yariende senri>lnlile dans rhistoiredtt monde. Regardes autour de vous et contemplai votre grandeur ! Nous sommes maintenant au premier rang des nations de la

terre. Peut-on dire que nos in<!titiiti<)ns, Toadées sttr le principe du self-governmeiil , reposent ■-uv une erreur?

Jusqu'ici c'est un noMc exemple qui a luérité d élre suivi. M. Cobb vous disait l'autre soir qu'il eu avait montre les défauts. Les défauts

M qiun^ En extension? Voyez quel a élé raccroisfement de notre puissance nntionnin * Voyez notre population progressant dans tout ce qui fait un grand peuple! Des défauts / Pourquoi sommes-nous alors radmiratiuu du monde civilisé et l'objet des plus glorieuses espérances du genre humain ?

Quelques «uns de dos honiioes publics se sont trompés dans leurs aspirations ; cela est vrai, et c'est de cela que provient une grande partie de nos troubles îictuels.

Mon, il n'y a pas encore de défauts dan» ce gouverrifriifrit. Nous atoos fait de grands progrès dans le régiiiK! de nolie cuiisUlution, et je ne puis qu'espérer qu'ils iruul eu uugiueuluul toujours davantage. AjODs foi dans notre cause.

Maintenant, quand la convention sera réunie, comme j'espère que cela aura lieu, j'exprimerai mes vues franchement et librement sur toutes les questions qui agitent anintinrhui l'esprit public; nous exa* raioerons tous les motifs de sécession concernaat l'élection de M. Lin» coin, mais je ne doute pas que les membres de cette assemblée ne reeaaaaisseiit qae raectioa censtitutionneUe d*uD homme, quel qu'il soit, n*est pas un motif suffisant de rupture, et qu'ils voudront attendre, pour prendre une pareille résolution, que cet homme ait commis UB acte inconstitutionnel.

.M. Toûmbs. Qu'il ait commis un acte ouvertement inconstitutionnel ?

M. Stephens. Non, je ne dis pas cela. Le mot ouverlemenl a trop de rapports ici avec celui de trahison; cela ressemble trop h un arte de rubeiiiun ouverte. Je ne vois pas d'ailleurs comment M. Liacula pourrait aller jusqu'à nous déclarer la guerre, et certes je n'attendrai pas jusque-là. Si j'emploie Teipression d'acte inconstitutionnel c*est qu'elle est beaucoup mieux comprise de notre peuple et qu'elle dit ce que je pense. Aussi longtemps qu'il se conformera à la constitution il demeurera libre d'exercer les devoirs de sa charge.

ËQ donnant cet avis je m'inspire de la constitution de mon pays et je ne suis pas pour cela un séide de Lincoln mais uu défenseur de celle constitution.

le pense que'noos avons le droit d'adopter des mesures de représailles , pourvu qu'elles ne portent pas atteinte à la constitution des Etats-Unis ; mai? la question est de savoir s'il serait sage à cette législature de le farii' ruainteuanl. Dnns mon oiiiiiion cette question doit être renvoyée à l'exuuieu d'une convetiiiou, et avant de conniiettre des représailles contre la Mouvelle-.'Vngleterre, nous devons employer tous les moyens d'arriver à une solution padique.

C'est ce qu'a fait le général Jacinon Ion de nos difficultés avec la Franct>. II n'a recommandé les représailles que lorsqu'après avoir négocié avec les Français et obtenu des indemnités, ceux-ci se refusèrent à les payer. Je pense aussi qu'il serait plus sage avant d'en venir :m\ mesures extrêmes avec nos confédérés de leur présenter nos demandes^ de faire appel à leur raison et à leur jugement pour|qu'ils respectent nos droits. Alors, si la raison ne triomphe pas, U sera temps de corn-

vous 1. iS

mettre des représailles et nous serons justifiés au yeui du moipde

eifilisé!

Faites connaître vos griefs aux Etats et s'ils refusent de vous donner satisfaction ol de reconnaître les droits que nous assure la fonslitntion je serai le premier à demander qitc los liens de riuinn soieiil roînims. Ma propre opinion est que, si celle iiiurchc est adoptée et <ju'apr^ avoir été informés des conséquences de leur reftis, les Etats déloyaux ne Teuleot pas donner satisfaction à nos griefe, ceux du Sud se sépareront ; mais si ces derniers n'agissaient pas ainsi les conséquences retomberaient tout entières h leur rhar^p cl la responsahilité leur en appartiendrait, l'ne autre rliose me fait désirer lu réunion d'une convention, c'est que je voudrais qu'elle afIîrmAt de nouveau le pacte géorgien en y ajoutant quelques nouvelles dispositions. Au nombre de ces dispositions j*en voudrais une imposant aux Etats réfractaires le rappel des lois sur les esclaves fugitifs comme une conditbn de notre fidélité à rCnion.

Je suis partisan de tout ce que le patriotisme peut demander avant que do recourir aux dernières extrémités et je votidrais inviter In f.aroline-du-Sud à une conléieuce dans le Inil de sYuleiidre avec elle à cet égard. Je voudrais qu'il en soit de même de tous les Liais du Sud, afin que, si le malheur devait nous atteindre , nous pussbns organiser d*un commun accord la coopération de tous ces Etats de manière à agir ensemble et non divisés. .Vlors nous pourrons justifier nos actes en face du monde civilisé, et en laissant tous les torts de l'autre côté n pourrons avec coutiance réclamer r.tide du Dieti des btitailles. Ne lui->uus rien qui puisse nous exposer ù 1 luinulic d'une partie de notre peuple. Il est certainement de la plus haute gravité de prononcer la déchéance du gouvernement et vous n*avez pas été envoyés ici dans ce but. Je désirerais que le Sud tout entier soit d*aecord si cela doit être fait, et je crois que si Ton adopte la politique que j'ai indiquée, cela pourra s'elfectuer.

Nos sœurs du Sud seront eiïpngées A :\>/\v de concert avec nous et je n'ai pas le moindre doute que si d'autica ne le font pas les Ktals de New-York, Peusylvanie, Ohio cl les Etats de l'Ouest couuuindrunt leurs législatures à abandonner Pattitude hostile qu'elles ont prise envers nous. Alors, avec l'appui de ces Etats, nous pourrons passer outre sans nous inquiéter de la Nouvelle-Angleterre si elle choisit la séparation.

(Une voix dans rassemblée: « Noas la chasserons à coups de pied, t)

H. St(]^en$. Je ne voudrais pas la chasser à coups de pied, mais si elle préfère se séparer elle peut. Je crois d'ailleurs que ces Etats du Nord étant engagés dans les mnnti factures, ils trouveront tout intérêt à demeurer dr\ns ri'nion sous la i niHlitulion actuelle, et j'espérc qu'ils revieiuiroiil à leurs engagements ronslilulionncls. S'ils ne le faisaient pas, si les Etats du ântre et de TOuest ne se joignaient pas nous, nous aurions en dernier ressort uh Sud indivisible. Je vois clairement comme vous qu'il nous fiiut mamtenîr l'Union si cela est possible et

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j*appiiieru dans ce but tous les moyeas qui pourront ycootribuer. Mes priBdpes lont ceui-d :

Premièrement, le maintien de Thonneur, des droits^ de régalité, de la «îpnjril»- el de la gloire de mon Etat natal dans l'Union ; mais s'ils ne jjeiivcnt (Irc conservés dans ri'nion, alors, à tout hasard, je nie joindrai à ceux qui veulent les maintenir en dehors d'elle. Je jilace l'honneur et In gloire de la coromtme patrie au-dessous de l'honneur et de la gloire de la Géorgie, le pays de ma naissance. A Savannab j*aî d^à dit cela, mais les sténographes , qui me font dire souvent des choses qne je n'ai point dif^^. ont pr/'tendii qne je plaeais l lionneUT et la gloire du pays tout entier au-dessus de ceux de la (ii'orgie.

J'ai dit exactement le contraire de cela, .le suis lier de son histoire el de son état présent ; je suis fier également de sa devise, laquelle je Youdmia voir respecter en ce moment- par tous ses flis : Sagesse , justice et modémtioa. Je voudrais voir maintenant ses droits et ceux des Etats du Sud appuyés sur ces principes. Sa position est exactement aujourd'hui ce qu'elle était en 185() par rapport aux Etats du Sud.

^on pacte (plntform) a été adopté alors, sinon par tous ati moins par le plus grand nombre de ces Etats; or je v(»uilr,iis qu'on y lyoulàt aujourd'hui les dispositions que le temps a rendues n«'cessaires.

Si tout cela ne sert à rien, nous aurons du moins la satisfaction d*aToir lait tout ce que le devoir et le patriotisme exigeaient de nous.

Discoirs de 1. Slepheas à la GoDveatioD de FEUI de Géorgie.

Ce prorédô (de sécession) une fois admis ne pourra jamais été révoqué, et toutes les funestes conséquences qui en découleront seront pour toujours à la charge de la Convention. Quand nous et notre postérité ' verraient notre bien-aimé Sud désolé par le démon de la guerre , ce qui sera inévitablement la conséquence de vos actes; quand nos vertes campagnes aux moissons Gmlulaiites seraient ravagées par une soldatesque Hipiirlii'fp , nos palais de justice réduits en ceiulres, et que loTifes les desoiatu)ns de la guerre auraient foudu sur nous, qui, à côté de celle Convention, voudrait en accepter la responsabilité? Et qui, sauf celui qui aurait donné son vote pour cette imprudente et intempestive mesure, comme je le crois sincèrement, voudrait accepter cette responsabilité dans le présent et s'exposer à l'exécration de la postérité en concourant à la ruine quf^ l' trtp qu'on nous propose maintenant de perpétrer entraînerait inévilabit-menl à sa suite? Arr^te^-vous, rentrez en vous-mêmes et considérez un inslant si les raisons que vous donnera à vos mandataires pour justifier la calamité que vous attireres

sur noiiSj vous satisferaient dans un moment de calme et de réflei ion.

Oucllcs sont les raisons qno vous pourrez donner niiv nntions de la lerre pour juslifirr \\n pareil aci«»? KIIps PfM'oiii vos jnjji^s ; ot ipiolle cuise ou quel acte d'iioalililé ouvei le pourrez-vous invoquer pour votre juslificatioD? Quel droit le .Nord a-t-il méconnu? A quel intérêt du Sud a-t-il été porté atteinte? Quel déni de justice vous ft'l-il été &it, et quelle réciamatlou formelle en justice et en droit a<t-OQ écartée? Oui de voïis pourrait tlésigner un acte offensif du gouvernement, accompli dtMilirrément et avec préméditation par le gouvernement de Washington el dont le Sud aurait î'i se plaindre? Je délie qu'on me réponde. Tandis que, d'un autre côté, laissez-moi vous montrer des faits (et croy«r-moi , Messieurs , je ne suis pas ici Tavocat du Nord mais Tami, Tinébranlable ami du Sud et de ses institutions, et pour cette ' raison je vous parle en toute franchise) desquels je vous fais juges, faits qtii sont clairs et indiscutables et fine je veux vous rappeler comme les ('lalilit l'histoire de nolrt; [lairif. (jiiand nous autres du Sud avons demandé le commerce des esclaves ou rimporlaiiou des Africains pour cultiver nos terres , ne nous en a-t-il pas accordé le droit pour SO années? Quand nous avons demandé les trois-cinquièmes de la représentation dans le Congrès pour nos esclaves , cela n'a-l-il pas été accoid.' ^ Onand nntis avons réclamé l'arreslalion et l'extradition dos fsciaM^s lii^iiifs, cria n'a-t-il pas été inscrit dans la Constifiitioa ^ el raliiié par la loi de ISOO sur les esclaves fugitifs? Mais vous me répondras qu'en plusieurs circonstances on a violé ce pacte et les engagements qui s*y rattachent. Comme individuelles et locales communautés cela a pu se faire, mais non pas avei la sanction du gouvernement; pour cela, il a toujnm s rir liilAle intérêts du Su<l. Kt encore. Messieurs, quand nous avons lU'niandé l'annexion de phïsieurs len ilnires qui devaient prêter leur appui à notre institution de l'esclavage, n'a-til pas fait droit à notre demande en nous donnant la Louisiane , la Floride et le Texas, desquels quatre Etats sont sortis qui s'ajouteront en temps opportun si par un acte impolitique vous ne détruises pas cette espérance? Peut-être même par cela tout sera compromis et vos derniers esclaves votis seront enlevés par le gouvernement militaire que vous vous douaci ez, comme cela a eu lieu au Mexique et dans l'A-^ mérique du Sud, ou par uu décret d'émancipation universelle qui peut raisonnablement être attendu dans la suite.

.Mais , Messieurs , qu*avons-nous à gagner à changer nos relations avec le gouvcraument général? Xous avons toujours exercé un contrôle suflisnnt, et nous le conserverons en restant attachés à Vl'nion comme nous l avons été jusqu'ici. Nous avons eu une majorité do présidents élus par le Sud , et le contrôle de radrainisli-alion de ceux élus par le Nord. Nous avons eu pendant soixante années des présidents du Sud, et le Nord pendant trente-quatre ans seulement. 11 en est la même chose des juges de la Cour suprême, dont 18 ont été élus par le Sud et 1 1 par le Nord, et quoique les quatre-cinquièmes des affaires judiciaii'cs aient concerné les Ktais libres , la (Jour a tot^ours été com^

posée en majorité d'Iiomnies du Sud. Nous l'avoiis requis pour nous garder de toute iulerprélation de la Consliluliou qui nous serait (U*fu- Torable. De la même manière nous avons été attentifs à sauvegarder nos intéréls dans la branche l^îslalive du gouvernement. Nous avons eu trente-quatre présidents du Sénat et le Ncn! onze, vingt-trois speakers do la Chambre de*; représentants f I !»• Nord douze. Avons-nous exercé moins de contrôle dans les autres départements du gouvernemcnl général? Nous avons eu quatorze attorney-généraux, taudis que la Nord n*en a eu que ciu^j , quatre-vingt-six ministres des affaires étrangères et le Nord cinqnante^quatre. Quoique les trois quarts des riiïaires cpii exigent des agents diplomatiques se traitaient par les Etats libres ensuite de leurs grands intéréls commerciaux , nous avons eu les prinrîpnles ambassades sur tous les marcbés du monde , comme sécurité pour l'écoulenienl de nos cotons , de nos tabacs et de nos sucres. Nous avons eu la grande majorité des plus bauts emplois dans Tarmée et dans la marine , tandis que le plus grand nombre des soldats et des marins étaient ressortissants du Nord. Les comptesrendus de Tadministralion démontrent que, durant les cinquante dernières années, sur !f»s HfVW) pitipinyés : ricrcs, auditeurs rt contrôleurs employés au départeui'-iit de rrxrnilif, nous en av<,ns (>u plus des deux tiers, alors que nous ne formons qu'un tiers de la population totale de la République.

El en oe qui coneeme les revenus de TEtat, cette base de tout gouvernement» des docomenls oHleiels nons apprennent que les trois quarts des impôts qui les alimentent sont payés par le Nord.

Béfléchisses pendant que vous le pouvez encore^ Messieurs, et fonsidérer avec raliiie t t sincérité ces importantes raison«;. Voyons encore une ;nilie braucbt; nécessaire du gouvernement, celle du monopole des luullcs et postes accordé h celui-ci. U'uprès le rapport du directeur-général des postes, les dépenses relatives au transport des malles dans les Btato libres, pendant Tannée 1860, ont été de «3,000,000 de dollars, tandis que les recettes ont atteint le cbiffre de iO,(^«^,ooo. Dans les Ktals à esclaves, ces dépenses se sont élevées à l i,TI(nO(K> dollars, tandis que \cs ncelie-; .itleignent seulement le clullVe de 8,001,026 dollars, laissant ainsi tiii déficit de 6,704,974 dollars couvert par le Nord pour noire contmodité, sans quoi nous aurions été entièrement privés de cette branche la plus essentielle du gouvemement«

Ne parlons pas, pour le moment, des innombrables millions de dollars que nous aurions à dépenser dans une guerre contre le .Nord, ni des milliers de vos fils et de vos frères qui périraient sur les cbamps de bataille, que vou.s sacrifieriez sur l'aiTlf^l de votre ambition, et pourquoi, je vous le deuKUidi.' encore'/ Kst-ce pour renverser le gouverueuaent américain établi par nos ancêtres, cimenté de leurs sueurs et de leur sang, fondé sur les grands principes du droit, de la justice et de l'humanité? Et comme tel, je dois le déclarer ici, ainsi que je l'ai déjà fait dans rette enceinte et ailleurs, c'est le gouvernement le meil-

leur !>t \e plus libéral, le plus ôquitablc dnns sca droit:», le plus ju!iite dans ses décisions, le (das accoininodunt dans ses mesures, le plus éleré dans ses piititi|<ts (|ue le soleil des cieux ait jamais éclairé. Et maintenant nous renvei-^erinas un tel gouvernement, celui sons lequel nous avons vécu pins de trois rpiarts de siècle, so»is leipicl nous avons acquis noire grandeur cl notrt^ i'« .»>périté alors cprnnnin de nos droits n'est menacé ! Ce serait le coniliU' de In dén>en»f, de la folie et de la perversité, et jatiiuis je n'v donnerai ni ma sanction, ui mon vote. ■

U wiilililin ès k ÎÊàUMm h M iikrprMs pir le ^îebfHnkÊH,

Le !^1 mai^ 1861, M. Alex.-U. Slephens a prononcé un discours à Savannah interprétant eotte eonstitutiop» et dont voici un extrait :

c La nouvelle constitution a résolu toutes les questions relatives & nos institutions particulières touchant l'esclave tel qu*il existe au ni* lieu de nous et le statut personnel du nègre dans notre forme de civilisation. Cela a élé la cause de la i i'm ente rupture et de la révoltilion actuelle. Dans si |)rt'vo\ aiicc , JclVcrson avait déjà dit (inc ce serait Técueil uù la liase de la vieille ( niou viendrait se briser. Il était dans le vrai. Ce qu*il avait conjecturé s'est réalisé de tous points. Mais on peut douter qu'il ait parfaiienient compris la grande vé* riié sur laquelle cette base était assise. Les idées cntrelenties et propagées par lui , ainsi que par phisit-urs hommes d'Elat inlluenls au temps de la formation de la vieille constitution, étaient que la servitude de l'Africain est une violation des lois de la nature, que cela était un mal en principe, socialement, moralement et politiqviement. C*est un malheur qu'ils niaient \ms su comment il fallait agir; mais Topinion générale h cette épotjue était que, de façon ou d'autre, dans l'ordre de la T'rovidfiice, rinsliliitinn de rescJavafre devait disparaître. Cette idée, quoiqu elle n'ait pas été iusciile dans la coiislilntion. élail ridée prédominante de l'époque. Il est vrai que lu constitution nous a assuré toutes les garanties essentielles pour le maintien de Tinstitution, malgré te sentiment général du moment ; mais ces idées cependant étaient fondamentalement erronées. Elles se fendaient sur le principe de l'égalité des mn ^; cela .'tait une erreur ; aussi le gouvernenTont, en se basant sur cl- lie foudaliou peu solide, a-t-il semé le vent pour récolter des tempêtes.

Notre gouvernement uctuel est fondé hur une idée diamétralement contraire ; ses bases sout posées et la pierre de l'angle de nos institutions est cette grande vérité que le nègre n*est pis l'égal du blanc.

L'esclavage, c'csl-ù-dire la suljuiiiiuulion à uue race siipi'riuurc, est sa GOiidtlioii natanlle et normale. Notre gouveraernenl eti le premier dans rhîstoire du inonde qui se soit basé eur celte grande vérité physiqoe et rroral*'. Cette vérité u été lente à se faire jour, comme cela a en liett <lf> toutes les vérilés dans les nomhnMisf»*: branches de in srii'iicc. 11 «Ml a tonjoui-s été ainsi |i;inui nous. Plusifurs (fentre ceux qui m écoulent jHîuvfnl se souvenir que cette vérité n'était pas généralement admise jadis. Le Nord est resté attaché à ces erreurs avec* nn léle au-dessus de toute intelligence et que nous pouvons justement qualifier de fanotique.

flans ]o. ( ondil qui en a été la conséquence, le succès a été complet de noti'i' côté dans toute l'éten^luc (it>s Etats confédérés. C'est crîn, comme je l'ai démontré, (jue noire édilice actuel est solidenieiU éj.ibli, et je ne me permettrais pas à moi-mcnie de douter que ce pr incipe ue fesse son chemin dans tout le monde civilisé et éclairé. Ckmime je l'ai déjà dit, la vérité de ce principe peut être lente à se faire jour, car cela a toujours eu lieu pour toutes les vérités dans les nombreuses branches de la science. Il en n été ainsi des prinripos proclamés par (ialilée, des principes d'économie politique professés par Adam Sniilh, de la théorie de la circulation du sang enseignée par liarvoy. 11 est constaté que pas un seul des médecins qui vivaient à son époque ne voulut radmettre. Ke pouvons-nous donc pas espérer que la vérité sur laquelle repose notre système finisse aussi pnr ]»rév;i!oir ? C'est le premier gonvernement qui oit été inslitué sur ili s piincipes conformes à la nature et à l'ordre établi par lu rrovitlence dans toute société humaine. Plusieurs gouvernements ont été fondés sur le principe de l'inégalité des diverses classes de citoyens ; mais les classes ainsi divisées étaient de même race, ce qui ne pouvait avoir lieu qu'ai violation des lois naturelles. Notre système n'a pas commis une telle violation. Le nègre, par sa nature comme par la iiialt tliilion prononcée contre Cham , est condanmé à la condition qn il occupe dan^ notre système. L'architecte, dans la construction des bâtiments, en compose les fondations des matériaux nécessaires, de granit, par exemple, puis viennent ensuit*- la brique ou le marbre. 1/organisation de notre so> ciété est basée sur les matériaux indiqués par la nature pour cela et sur ce que l'expérience nous a montré de mcilleiii', non-spulemenl pour la race supérieure mais aussi pour l'inférieure. En vérité, elle est conforme à l'ordre établi par le Créateur. Ce n'est pas à nous à analyser ses ordres et à en critiquer la sagesse; il a hàt une race d'hommes différente des autres, comme il a fait aussi des étoiles différentes en éclat et en grandeur.

l,f><: jTi-j^niî^ |)nis fff^ l'hnmauilé <»'r»'nt mieux et pins facih'menl atteints si les goiivi riieiiieiils sont ri;i)»li< conformément aux luis et aiiv décrets de la Providence. Notre confédération a été fondée sur des prioetpes strictement conformes à ces lois ; cette pierre qui a été rejetée par les premiers constructeurs est devenue la pierre de l'angle dans notre nouvel édifice,

Le progrès de la dissolution de la vieille UnioD peul être considéré comme la chose la plus certaine. Nous sommes maintaïaiii le noyau d'une puissance croissante, laquelle deviendra la puissance suprême sur ce continent, si nous sommes fidMes à nous-mêmes, à notre destinée et à noire haute mission. S'élendra-t ellp nvpc le temps OU bien pé^ rira-t-elle t C est ce que l'a¥enir nous apprendra, i

Etat de l'année du Potomae an man 1162.

Cinq eorpi dfoméê «t riterve.

Commandant en chef : lieutenanC-géiiéral G.-M, CleUui, connnandaiil

en chef des arnites des Etals-Unis.

Ciief d'élat-uiajor : grnôral (') Marcy. Sous-chef d'état-major : lieutenant-colonel Colbura. Adjudant-général : général Williams.

Vingt offlciers d'élal-ai^jor, aides-de-camp et officiers d'ordi»iinance. - Commaiidint de Tartillerie : général Barry.

> de la cavalerie : g('n(Tal Stoneman.

« du génie : général Baraard.

Pnmiar eerpi : ffMnA Me DowM.

Division Franklin :

Brigade Keamey: régiments icr, 2e^ 30^ 40 New-Jersi'y.

> Slocoin: régiments 16», 17« New-Jersey, 5« Maine, d6« Penajlmoie. ' Brigade Newton : régiments 18", Si; 39*, 95* New-Tork. Artillerie :

Compagnie: T> ?" artîlferîe, cipîlaine Arnold. I A New-Jersey, » Hf \aiiier, » A Massachussets, • Porter.

> F New-York, > IfVilsoa.

DiTisioD Me Gall :

Brigade Reynold : régiments !«, 5», 8* Pens}I?anie. I Heade: • 9«» 4*, 7«, 11» • a Ord : • 6>, 9*^ 10*^ IS* •

<1) J'appelle Ici indislinctement les offlciers gi^n^raux du nom de général pour abréger, mais il faut se souvenir que les divisionnaires sont tnajorê-ffinéraïuc, les Itrigadiers br^adier»-génèrmue,]»coamu»daail en chef de» Euu-UdIb Ueutenantgénéral. Pour être parfaitement muet, il (tendrait, en outre, indiquer si Vofflcier est Krad<' 1 ai ni«'t< rt'giiluTf* ou des volonlaircs, ou inoTilioimor los dovix (a"^de<i, car la plupart des généraïuc mentionnés ici n'ont ce grade que dans l'arraéo volontaire ei«Dt on grade Inférieur dans l'armée régulière; pliialeuni n'y sont que capitaines.

Arlillerie :

UalU3i'ieâ l'uyécs, culoiiel .Me .Neil.

Batterie Cooper et 3 compagnies du 1» Peasylvanie.

Division KiDg :

Brigade Gibbon : régiments 6^, 7c, 2e Wisconsin, 19** Indiana.

» Patrick; » 20«, 23s Xew-Vork. (St. Mil.). Brigade Augur : régioienU 82«, 22", 34», 30» ^iew-York Tolontaires.

Artillerie :

4 baiieries, capitaine J. Gibbon, conuuaaUant. 2« régiment de carabiniers, Bnrdain, Troupes do géni» : 15* ot 60* New-Tofic.

Deuxième corps : général Sumner,

Division lUchardson :

Brigade Howard t régiments S* New-Hampshire, 81« Pensylvanie,

61«, 64» New-Yorit.

Brigade Meagher: r^menls 69«, C^>, 8> !«ew-Yorlt. » Fi ench : i 52«, 57e, 66o » Artillerie :

Compagnies A et C liu capitaines Clarke et Haynard.

f B et G du t«r Jifew-York, capitaines Peltits et Pranks. Division Blenker:

Brigade Stahl : régiments 8", 39e New-York ; 17», 45* Pensylvanîe. Brigade Steinwebr : régiments 29", r>8« iNew-York, 73« Pensylvanie. Brigade Bohien: régiments 75», 74«, 58e Pensjrlvanie , 54» New- York.

Artillerie :

Compagnies Scltummeu, Weidrick, Sturmfets. Division Sédgwick ; Br^e Gomm: régiments n» New-York, iSfi Massiebaseets , 34»

New- York, Minnesota.

Brigade Bu rns : rcgimenls HIK-, 71«, 7"2e, 106«' Pensylvanif» > Dana : régiments 8», 42«>, âO« Massacbussets. Artillerie :

Trois batteries :

Trmième carpe : général Beintzehnann.

Division Porter :

Brigade Martindalc : rcgimenU 2^ Maine, 18^, îî» Hassachussets^ 25»^ 13eNew-Yori(.

Brigade Vorell : régimento U« New-York, 4« Hichigan, 9» Massacbns* sets, 62e Pensyhanie.

Brigade Balterfield: régiments i7«, 44», 12» New-York, 83» Pensylvanie.

)er régiment de carabiniers, Uurdain,

Artillerie :

CoiM|»agaie : D 5« artillerie^ capitaine GrilMog. a C Nassachttssets» capilaioe Hiniii. » E > > Allen.

> C Rhode-islend.

Divisioo Hooker :

Brigade Naglee: régimeiils 1«% U« Massacbussets, 26» Peasylvanie, 2« New-York.

Brigade Sickles; régimeoU 70^, 71% 72e, 730, 7 40 New-York. Brigade Slair : régimeili 5*. 6», 7«, 8* New-Teik. ArtiUerie:

Compagnie : H artillerie, capitaine Hall.

* In New-York^ capitaine Smith, s 4* > a Arhom.

t 6* • > Lamiuon.

Division Kearney :

Brigade Barry : régiments 2* Michigan ; 3«. 5«, 37« New-Yoriu Brigade Jameson: régimenls 106«, 63», S7« Pensylvanie; 87« New- Yorii.

Brigade Binwf : régimentt 38e, iOo New-York; 3», ^ Naine.

Arliîlerie :

Compagnie : G 2» artillprie, capitaine Thompson. » B le New-York, capitaine Bearnis. » E 1« Rhode-Tsland^ • Randolpb.

ijmitrièm eofft: général Kei/tt,

Division Couch :

Brigade Abercroinbie : régiments 2« Rhode-ltland ; 7" MiaaaeltiiaseU ;

10», 30« New-Yorit.

Brigade Grabam : rég(menU d7« New- York ; 3I« Pensylvanie; 6G« New- York; 61«, 23« PensvlvnmV.

Brigade Peck : régimenls 98», 102» Fensyl?anie ; 64», SS» iNow-York ; y^e Pensylvanie.

Artillerie, major West :

Compagnie : l*' PeuvlvaDic, capitaine Miller. . F » • • li*Cardij.

» B > * Flood.

« TT a > .Brady.

Divison Smilh ;

Brigade Hancock : régimenU 5« Wisconsia , iîi- i'eusjlvanie ; 43« New- York ; 6* Maine.

Brigade Breoka: régimenU Se, 3e, 5*, 6» Vermont.

> Davidson : régimento 83», 48«, 17« New-Yerk ; 7* Maine.

Artillerie :

Compagnie : C et D 5« artillerie.

• A 3« New- York.

Division Casey :

Brigade Vassel: régiroeols 101», Si*, 58* PeniyWaiiie, ll« Miioe; 10*

New-York.

Brigade Keiiu : n'giiuenls 85«, IOh% 103i' Peiisylvanie ; 96« New-Vorli. Brigade Palmer: régiments fô<:, OS*", 9^", 81 «, d3e New-York.

Artillerie: col. 0.*D. BraUef» migor van Wellienburg, âni» New-York arliltme :

Compagnie: New-York, eapîUine Regan.

» 8" > . Filch.

> 1«r c». A et U » Bft(e6 et biiraU.

CinpUèm earpt: général Bankê,

DivUion William :

|M Brigade: régiments S» Massaclrassets; 16* Indiana; €6* Pen*

sylvanie.

Ilo Brigade : régiments 3* Wisconsin; 8â« New- York ; 29* Pensylvante ;

27« Indiana.

Ille Brigade (Crawford) ; rtgiiueuU 28« New-York, 5« Conneclicut ; 46» Pensylvanie; 2* Indiana.

Artillerie :

Compagnie: 4c art. C. et î. papitaine Beat. » 1« New-York, ■ Coth^m. • 3° Marj'iand, > Thoinpî^on.

> 2» . * > Hampton.

» 1* Pensylvanie, » Malbews.

> ' 28« • • Knapp.

Zouaves d*Alrique, capitaine Collin.

î)ivî>inn Sliiold :

fre Brigade: régiments i:^, 1i« ladiana; 84^ Pensylvanie; 7« Virginie. Ile Brigade : 5«, 67% 03% 39c Ohio.

Ill« Brigade: 29«, 60% 8>>, 4e Ohio; 7* Indiana, 1er Virginie ; 110» Pensylvanie.

Carabiniers Andrews.

Artillerie, lieulenanl-coloiiel Daum; in Ohio, ire et 2e batteries.

Cavalerie âe réterte: général Coke,

Brigade Blaekward : régiments cavalerie; 3 esc. dragons, Banker;

cavl. Onéida; 5 G** Marvland; 8« Pensylvanie. Brigade Emery : régiments 6* cavalerie, 6 eae. ; 8* Pensylvanie.

Cavalerie attachée aux eorpe éTarmee,

Au Corps, le' et 2» Ncw-Yctik.

> IIu » 3e et 6e New- York; 8e lUinoi», 1 esc.

» III* i 3* Pensylvanie ; A» New-York.

» IT« » 5*, I* Pensylvanie.

-> Vo » New-York; i«r Wisoonsin; i^r Nouvelle-Angleterre;

MarylarnH Haryland cav. 78» C ^ ; Bal. Pens. eav. ; i eie. Virginie; 3* iodiana; car. général Wadswortb.

ÀrHUerie de réserve: colonel llunt.

Compagnie : A, 2« Tldball, 6 pièces de 12 lifres Howard.

B et L, 2o Wilson, 6 • 3 pooces.

M, "-b lît nson, G • 3 •

G el C, 3« GilsoD, 6 • 3 •

E, l«rRondel, 6 » 12 liv, Stn.

K» l«r6rahaiii, 6 • \t » »

K. 4« de Busty, 6 » IS i >

A, 5<^^ Ames, 6 » 10 liv. ParroCt,

E, 2e Carlisie, l t 90 » »

£, 3« LiwiQg9ton,4 » lu »

i. M, 3* Anderews^ 6 • 10 ■ »

G, 4o Howe, 6 > « Iît, L».

K, Smead, 4 » 12 » i. *

A, Ire N-V, Uietrich, 4 > 20 liv, Plu rott.

B, » » Vogeler, 4 • iiu » »

C, >> » i » SOj»»

D, • > Grinim, 4 • SO • « 5« art. à Harriaburg, Mac Night.

Infanterie régulière: général Sykes.

Régiments î», 3». 4« 6», «0«, 18* (Stiirgis-ri(kt), 11», IK

(laniÙKm )Fo<Ai»^<on: général Wadiworth,

Côté dn Nord :

Forts Carroll, Grebble, etc., A» New*Yorit artillerie.

» Mahon, 99» Pensyl?anie.

Camp Kelley, 78« Pcnsylvanie ; 5e CoDoeelicut. Fort Massachusjseb, 7<> New—York.

9 Pensylvanie, 59« iNew- York.

» Lincoln, 119» Pensylvanie. ■ Côté du Sud.

26« New-York; 2« art. New- York; 4« Cooneclicut; 14* cbais.; Sluigis art. 3« NeW'YoriK art.; 11% 12* New* York bail.

GamisoH d'Alexandhe.

94* New- York; 88« Pensylvanie; 4« Conneeticut.

Brigade de chemins de fer : o^tmH MUêS, iOe Maine; OO» iNew-York, 1er joistr. CoJ.

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